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GENEVE, 10 décembre (XINHUA) -- Le premier sommet mondial sur
la société de l'information a été ouvert mercredi après-midi à
Genève par le président de la Confédération suisse Pascal
Couchepin et le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan.
Plus de 4 500 délégués de 174 pays ou régions, 5 000 membres de
663 ONG, 630 représentants de 111 entreprises privées et les
envoyés de 72 organisations internationales assistent au sommet,
en présence d'un millier de journalistes.
Parmi les participants distingués figurent le président
tunisien Ben Ali, hôte de la deuxième partie du sommet, en
novembre 2005 à Tunis, les présidents égyptien Hosni Moubarak,
iranien Mohammad Khatami, malien Amadou Toumani Touré, algérien
Bouteflika, mozambicain Chissano, zimbabwéen Mugabe et nigérian
Obasanjo, ainsi que le Premier ministre français Jean-Pierre
Raffarin et le ministre chinois de l'Industrie informatique Wang
Xudong.
Dans son discours, le secrétaire général de l'ONU Annan a
appelé les gouvernements à se mobiliser pour réduire la "fracture
numérique" entre pays riches et pays pauvres. "L'avenir du secteur
des technologies de l'information dépend moins du monde développé,
où les marchés sont saturés, que du monde en développement, où des
milliards d'individus n'ont pas encore été touchés par la
révolution informatique", a-t-il affirmé, et d'ajouter que les
applications de ces technologies, notamment dans les domaines de
la santé et de l'éducation, pourraient bien donner au secteur le
nouvel élan dont il a besoin.
Le sommet de Genève, parrainé par l'Union internationale des
télécommunications (UIT), adoptera à la fin de la réunion vendredi
une déclaration finale et un plan d'action, selon lequel, d'ici à
2015, les villages, les écoles, les universités, les hôpitaux, les
bibliothèques devront être connectés, et plus de la moitié de la
population mondiale devra avoir accès aux technologies de
l'information. Fin
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