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GENEVE, 28 novembre (XINHUA) -- Après plus de deux ans
d'intenses négociations, les 92 pays signataires de la convention
de l'ONU sur les armes classiques ont formellement adopté un
protocole sur les débris de guerre explosifs, vendredi à Genève à
l'issue de leur conférence annuelle.
Le protocole fait obligation à chaque Etat signataire de
signaler et déblayer, enlever ou détruire les débris de guerre
explosifs qui se trouvent dans les territoires concernés sous son
contrôle.
En vertu du traité, les utilisateurs de bombes et de munitions
hors de leurs territoires devront également fournir une assistance
en matière de technique, de finances, de matériel et de personnel
à l'élimination des débris de guerre explosifs.
Le document donne aussi aux pays où se trouvent des débris de
guerre explosifs le droit de réclamer et d'obtenir une assistance
convenable en vue de faire disparaître des menaces des débris de
guerre explosifs.
L'accord prévoit par ailleurs que les Etats signaires
accorderont une aide et une coopération aux victimes pour
faciliter le rétablissement de leur santé et leur réintégration
dans la société.
La Chine est un des pays victimes des débris de guerre
explosifs.La délégation chinoise a pris une part active aux
négociations de concert avec d'autres pays en voie de
développement et a joué un rôle constructif pour parvenir à un tel
accord. L'ambassadeur de Chine chargé du désarmement, Hu Xiaodi, a
appelé, lors de la conférence, tous les pays à adhérér au
protocole pour qu'il puisse être mis en vigueur le plus tôt
possible.
Le protocole entrera en vigueur après 20 ratifications. Il
complète la Convention d'Ottawa qui interdit les mines
antipersonnel.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a estimé que
le protocole constituait un "pas en avant", car il lui permettra
de faire pression sur les autorités pour une meilleure protection
des civils et des employés humanitaires.
"Ce traité est une reconnaissance importante du fait que les
Etats sont responsables d'éliminer la grave menace que ces engins
représentent pour les civils au lendemain d'une guerre", a déclaré
le vice-président du CICR, Jacques Forster. Fin
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