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L'ouverture sur l'extérieur a donné des résultats
remarquables. La politique de réforme et d'ouverture sur
l'extérieur a donné une impulsion sans précédent aux échanges
commerciaux et au tourisme du Tibet. Ses liaisons et sa
coopération avec le reste du pays et les autres pays du monde se
sont renforcées. Un système de marché régional du Tibet commence à
prendre forme et s'intègre progressivement aux marchés national et
mondial. Nombreux sont les paysans et pasteurs quittant leur
village pour se lancer dans les affaires commerciales et surfer
sur les vagues de l'économie de marché. Les marchandises venues de
toutes les régions de Chine et pays du monde affluent vers le
Tibet et enrichissent les marchés urbains et ruraux et la vie des
gens du peuple. En revanche, les produits renommés, de bonne
qualité, les spécialités et les articles d'artisanat ethnique du
Tibet pénètrent en abondance les marchés nationaux et mondiaux. La
prospérité du commerce favorise le développement des industries de
transformation des produits agricoles et de l'élevage; la
production agricole et de l'élevage est ainsi orientée vers le
marché. L'Etat a défini une série de mesures préférentielles pour
encourager et attirer les investisseurs chinois et étrangers au
Tibet et élargir ses échanges et sa coopération économique avec
l'intérieur ou l'extérieur du pays. Ces cinq dernières années, le
montant des capitaux étrangers contractuels placés au Tibet
totalisait 125 millions de dollars. En 2000, le montant de
l'import-export de toute la région a atteint 130 millions de
dollars, et celui des exportations, 113 millions de dollars.
Les paysages naturels et les monuments historiques du "
Toit du monde", avec toute leur originalité, attirent de nombreux
visiteurs chinois et étrangers. Les circuits du Tibet sont devenus
les premiers choix des touristes. En 2000, le Tibet a accueilli
598 300 visiteurs dont 148 900 sont venus de l'étranger; le revenu
direct du tourisme était de 780 millions de yuans, et le revenu
indirect, de 2,98 milliards de yuans, soit respectivement 6,6% et
25,38% du PIB de la région.
L'économie se développe en coordination avec la
protection de l'environnement. L'environnement écologique du Tibet
est fragile. Les grandes exploitations et constructions imposent à
coup sûr une forte pression. Depuis la réforme et l'ouverture vers
l'extérieur, le gouvernement central et le gouvernement local du
Tibet maintiennent toujours la stratégie du développement durable
et considèrent la protection de l'environnement et l'édification
économique comme un ensemble dans leur planification et dans la
mise en oeuvre de celle-ci; ils veillent à ce que la conception,
la construction et la mise en service des travaux soient toutes
basées sur la protection de l'environnement écologique, afin de
promouvoir un développement coordonné de l'environnement et de
l'économie. Le Tibet a élaboré et promulgué les Règlements sur la
protection de l'environnement et les Règlements sur la gestion des
ressources géologiques et minérales, et a mis en application les
lois d'Etat comme la Loi sur la gestion de la terre, la Loi sur
les eaux, la Loi sur la conservation du sol et des eaux, la Loi
sur les prairies et la Loi sur la protection des animaux sauvages.
Un système de contrôle et de gestion efficace, destiné à la
protection de l'environnement et à la diminution de la pollution,
a été instauré; grace à ce système, la plupart des forêts,
rivières, lacs, prairies, terrains marécageux, glaciers, montagnes
enneigées et espèces végétales et animales sauvages peuvent être
bien protégés, et la qualité des eaux, de l'atmosphère et de
l'environnement dans son ensemble est d'un bon niveau. 18 réserves
au niveau national ou provincial ont été créées au Tibet, comme
par exemple, celles de Qiangtang, du mont Qomolangma et de la
grande vallée du Yarlung Zangbo, dont la superficie occupe la
moitié de la superficie totale des réserves du pays. Cela joue un
rôle important dans la protection et l'amélioration de
l'environnement écologique fragile du plateau.
Ces dernières années, le Tibet a investi plus de
50 millions de yuans pour traiter les eaux usées et le gaz
résiduaire des entreprises et des établissements publics comme la
Brasserie de Lhasa, la Centrale de Yangbajain, la Tannerie de
Lhasa, la Cimenterie de Lhasa et l'Hôpital du Peuple de la région
autonome, etc. L'environnement de la ville et la qualité des eaux
de cette région sont traités efficacement. Depuis 1991, le Tibet a
investi au total 900 millions de yuans dans les régions d'"un
fleuve et deux rivières" pour réaliser les projets d'exploitation.
L'aménagement des champs, la réalisation de travaux hydrauliques,
l'amendement des prairies, l'amélioration des champs à bas ou
moyen rendement et le reboisement sur une large surface ont tous
joué un rôle actif dans la prévention et le traitement de
l'érosion du sol, du ruissellement des eaux et de la
désertification, et grâce au développement coordonné de la société,
de l'économie et de l'environnement, ont été obtenus des résultats
d'ensemble remarquables. Si on prend pour repère l'indice
d'évaluation de l'environnement, l'écologie du Tibet garde en
général son état originel; c'est une région où la situation de
l'environnement est la meilleure en Chine. Avec l'application de
la stratégie nationale de mise en valeur des régions de l'Ouest et
la concrétisation de l'esprit de la 4e causerie des autorités
centrales sur les actions à mener au Tibet, la région est en train
de renforcer la protection de l'environnement écologique. Elle
projette d'investir, jusqu'au milieu de ce siècle, 22,7 milliards
de yuans dans la réalisation de 160 projets-clés de protection
écologique, afin que cet environnement soit davantage protégé et
amélioré.
L'éducation, les sciences et techniques et le
travail médical et sanitaire se développent rapidement. Dans
l'ancien Tibet, il n'y avait pas une seule école au sens moderne.
L'éducation était monopolisée par les temples. Le taux de
scolarité des enfants en âge scolaire était de moins de 2%, et le
taux d'analphabétisme chez les jeunes et les adultes atteignait 95%
. De nos jours, l'enseignement est largement répandu. Tous les
habitants jouissent du droit à l'éducation. L'Etat a investi
d'énormes capitaux dans l'enseignement. Un système d'enseignement
assez complet, englobant l'enseignement général, l'instruction
préscolaire, l'enseignement pour adultes, l'enseignement
professionnel et l'enseignement pour handicapés, a été mis en
place. En 2000, la région autonome possédait 956 écoles de
différentes sortes; le nombre des élèves inscrits a atteint 381
100 personnes; le taux de scolarité des enfants en âge scolaire
s'est élevé à 85,8%, et le taux d'a nalphabétisme s'est abaissé à
32,5%. Le nombre des gens qui ont obtenu un diplôme d'enseignement
supérieur (y compris le cycle court) était de 33 000 personnes,
soit 12,6% de la population du Tibet, chiffre supérieur à la
moyenne du pays, et ce qui classe la région aux premiers rangs. La
région autonome possède non seulement ses propres titulaires de la
maîtrise et du doctorat, mais aussi un nombre de spécialistes et
de savants de réputation nationale.
Les sciences et techniques modernes, partant de zéro, se
sont développées rapidement. Avant la Libération pacifique, il n'y
avait aucun institut de recherche scientifique moderne. Même les
techniques appliquées concernant l'astronomie et le calendrier
étaient placées sous un voile mystérieux de religion et
monopolisées par les temples. Au cours des derniers cinquante ans,
le gouvernement central et les autorités locales du Tibet
attachent toujours de l'importance à la recherche scientifique, à
la vulgarisation et à l'application des sciences et techniques. 25
instituts de recherches scientifiques et techniques ont été
successivement créés, avec un personnel de 35 000 techniciens
professionnels répartis en plusieurs dizaines de disciplines comme
l'histoire, l'économie, la démographie, les langues, les religions,
l'agriculture, l'élevage, la sylviculture, l'écologie, la biologie,
la médecine et la pharmacopée tibétaines, les lacs salés, la
géothermie et l'énergie solaire, etc. Parmi celles-ci, les études
dans les domaines de tibétologie, d'écologie alpine, de médecine
et de pharmacopée tibétaines sont au premier rang en Chine; un
certain nombre de conquêtes scientifiques ayant une réputation
mondiale ont été acquises.
Le travail médical et sanitaire se développe avec
vigueur. Dans l'ancien Tibet, en dehors de la médecine et de la
pharmacopée traditionnelles monopolisées par les nobles féodaux et
les temples, il y avait un manque crucial de médecins et de
médicaments. Les gens du peuple, lorsqu'ils tombaient malades,
n'avaient pas d'argent pour consulter un médecin; d'ailleurs, ils
ne pouvaient pas en trouver. Aujourd'hui, un réseau médical et
sanitaire où sont associées les médecines chinoise, occidentale et
tibétaine, centré sur Lhasa et rayonnant sur toute la région,
s'est mis en place au Tibet. La médecine et la pharmacopée
tibétaines, très originales, se répandent déjà dans l'ensemble du
pays et correspondent au goût du peuple; de plus, elles sont en
passe de se répandre dans le monde entier. En 2000, on comptait 1
237 services médicaux et sanitaires dans cette région, avec 6 348
lits et un personnel spécialisé de 8 948. Le nombre de lits et
celui de personnes s pécialisées en santé publique par mille
habitants sont supérieurs au niveau moyen du pays. A l'heure
actuelle, l'assurance médicale couvre 80% des régions rurales
tibétaines; 97% des enfants bénéficient de la vaccination
planifiée. L'ancienne situation caractérisée par le manque de
médecins et de médicaments a connu un changement radical, et la
constitution physique des habitants s'est très nettement améliorée.
La morbidité due aux maladies contagieuses ou endémiques, telles
que la variole, le choléra, les maladies vénériennes, le typhus,
la fièvre scarlatine et le tétanos, toutes très courantes dans
l'ancien Tibet, s'est abaissée à 8%. Parmi ces maladies, certaines
ont complètement disparu de cette région. Le taux de mortalité des
femmes enceintes et des accouchées est passé de 50% en 1959 à
environ 7%; celui des bébés, de 430% à 6,61%. L'espérance de vie
est passée de 35,5 ans dans les années 1950 à 67 ans aujourd'hui.
Dans l'ancien Tibet, la population augmentait lentement. Pendant
plus de 200 ans avant les années 1950, le nombre des habitants a
longtemps fluctué autour d'un million (d'après le recensement
effectué par le gouvernement des Qing entre 1734 et 1736, la
population tibétaine était de 941 200 personnes; quant à la
population déclarée en 1953 par le gouvernement local tibétain
dirigé par le Dalai Lama, elle était d'un million: pendant 200 ans,
la population tibétaine n'avait donc augmenté que de 58 000
personnes). Par contre, plus de quarante ans après la réforme
démocratique, c'est-à-dire en 2000, la population tibétaine s'est
élevée à 2,5983 millions, soit une augmentation de plus de 1,6
fois.
Les sports ont également fait de grands progrès.
De nombreux établissements sportifs, conformes aux critères et
standards internationaux, ont été construits au Tibet. Des
activités sportives locales ont été découvertes, standardisées et
vulgarisées. Une série d'épreuves traditionnelles du Tibet sont
devenues des épreuves nationales en Chine. Nombreux sont les
sportifs d'élite tibétains qui ont obtenu des résultats
remarquables dans les différentes épreuves et compétitions
sportives du pays, notamment en alpinisme où ils occupent toujours
le premier rang en Chine. En 1999, le Tibet, en coordination avec
Beijing, a organisé les VIe Jeux nationaux des ethnies, ce qui a
élevé davantage le niveau des activités sportives du Tibet.
- L'éminente culture traditionnelle a été mise en valeur,
protégée et développée. L'Etat a investi des capitaux et fourni de
l'or et de l'argent considérables dans l'entretien et la
protection des principaux monuments historiques du Tibet. Le
Potala et le monastère Jokhang ont été inscrits sur la Liste du
patrimoine culturel mondial par l'UNESCO. La révision du Tripitaka
(Ganjur, Tanjur), projet-clé soutenu par l'Etat, est achevée. Le
canon du bon (doctrine fondamentale), réputé comme "l'encyclopédie
" de l'ancienne société du Tibet, a été ainsi répertorié et
complètement publié. La Vie du roi Gesar, un gros ouvrage de plus
de 200 volumes, transmis oralement de manière fragmentaire, a été
surnommé "poèmes homériques de l'Orient". Grâce au soutien
énergique de l'Etat et à un travail inlassable de plusieurs
dizaines d'années, plus de 300 manuscrits ou de livres
xylographiques en ont été recueillis, sur la base desquels plus de
70 volumes en tibétain et plus de 20 volumes en chinois ont été
successivement répertoriés et publiés. De plus, plusieurs volumes
traduits en anglais, japonais et français ont été publiés. Quant
aux autres formes artistiques comme les chansons populaires, la
danse, le théatre et les contes, ayant été répertoriées et
renouvelées, elles deviennent plus expressives et présentables.
L'Etat a également investi dans la construction d'un grand nombre
d'installations culturelles ou de divertissements polyvalentes et
modernes comme par exemple, le Musée du Tibet, la Bibliothèque, le
Palais d'Exposition et le Cinéma, etc. Cela a mis un terme à la
période de l'ancien Tibet qui ne possédait pratiquement pas
d'installations culturelles ou de divertissements. En 2000, la
région possédait au total 400 maisons d'art et de la culture de
différents niveaux, 25 troupes artistiques professionnelles, dont
l'Ensemble de chants et de danse de la Région autonome, la Troupe
d'opéra tibé tain et la Troupe de théatre moderne, ainsi que plus
de 160 troupes d'amateurs et 17 troupes artistiques itinérantes au
niveau du district, ce qui satisfait la demande culturelle et
récréative des larges masses.
Les particularités et les traditions de l'ethnie
tibétaine sont respectées et poursuivies de façon scientifique. En
vertu de la loi, la Région autonome du Tibet a le droit de décider,
conformément aux particularités politique, économique et
culturelle locales, les affaires locales, et d'élaborer les
règlements concernés. Avec l'approbation des autorités centrales,
elle a également le droit d'appliquer avec souplesse ou de cesser
d'appliquer la décision d'un organe d'Etat de l'échelon supérieur.
Depuis 1965, l'Assemblée populaire de la Région autonome et son
Comité permanent ont défini et promulgué plus de 160 règlements
locaux concernant l'édification du pouvoir, le développement
économique, la culture et l'éducation, la langue et l'écriture, la
protection des monuments historiques et la protection des animaux
sauvages et des ressources naturelles, ce qui a effectivement
garanti les droits et intérêts spéciaux du peuple tibétain. Ainsi
par exemple, au sujet des fêtes légales nationales, les organes du
pouvoir et administratif de la Région autonome classent les fêtes
traditionnelles tibétaines comme le Nouvel An tibétain et le
Festival de Shoton parmi les jours fériés de la région autonome.
En fonction des facteurs propres à la géographie naturelle du
Tibet, la région autonome définit la semaine de travail à 35
heures, soit 5 heures de moins par rapport aux heures légales de
travail par semaine pour les ouvriers et employés du reste du pays.
La liberté des croyances religieuses et les us et
coutumes du peuple tibétain sont respectés et protégés. Selon des
statistiques, à partir des années 80 du 20e siècle, l'Etat a
affecté plus de 300 millions de yuans et une grande quantité d'or
et d'argent pour entretenir et protéger les monastères tibétains;
plus de 55 millions de yuans notamment ont servi à la restauration
du Potala et les travaux ont duré plus de cinq ans. C'est le plus
grand programme de restauration du Potala ayant exigé le plus gros
investissement depuis plusieurs centaines d'années. Actuellement,
il y a au Tibet 1 787 monastères ou lieux de culte, avec plus de
46 000 bonzes ou bonzesses. Toutes les fêtes religieuses
importantes sont normalement célébrées, et les activités
religieuses, bien organisées. Chaque année, les pèlerins tibétains
venus à Lhasa dépassent le million. Tout en conservant leurs
costumes, leurs mode de vie et leur style traditionnel dans la
cuisine et l'habitation, les Tibétains ont su adopter de nouvelles
habitudes de la civilisation moderne dans leur vie quotidienne
concernant l'habillement, la nourriture, l'habitation et le
déplacement, surtout pour les rites funéraires ou le mariage, ce
qui a largement enrichi leur vie.
La liberté du peuple tibétain dans les études,
l'emploi et le développement de sa propre langue et son écriture
est soigneusement préservée. Le gouvernement a établi un comité
spécial pour diriger les études de la langue et de la littérature
tibétaines, ainsi que des organismes de compilation et de
traduction, afin de promouvoir l'utilisation et le développement
de la langue tibétaine. Toutes les écoles du Tibet donnent la
priorité aux cours de langue et de littérature tibétaines. Les
manuels et les matériaux d'enseignement de référence, allant des
études primaires aux études secondaires du deuxième cycle, ont été
rédigés ou traduits en tibétain et publiés. L'Université du Tibet
a rédigé 19 manuels en tibétain et a commencé à les utiliser à
titre d'essai dans l'enseignement. Les règlements législatifs,
décisions, papiers, avis et documents officiels de l'Assemblée
populaire et du gouvernement de la Région autonome du Tibet, ainsi
que les panneaux indicateurs et les noms des institutions et des
lieux publics sont tous écrits en tibétain et chinois. Les
tribunaux et parquets aux différents échelons utilisent le
tibétain pour juger une affaire concernant un intéressé tibétain;
il en est de même pour les actes juridiques. Dans les journaux, à
la radio et à la télévision on utilise le bilinguisme. La Radio
populaire du Tibet consacre 20,5 heures par jour à des émissions
en tibétain, soit 50% de ses émissions totales. La Télévision du
Tibet consacre 12 heures par jour à des programmes en tibétain.
Une chaîne en tibétain par satellite a été officiellement ouverte
en 1999. Actuellement, on compte au Tibet 23 journaux et revues en
tibétain. Un système informatique de rédaction et de mise en page
en tibétain a été mis en service pour le Quotidien du Tibet. La
normalisation des techniques informatiques en tibétain a fait de
grands progrès. La codification du tibétain a été reconnue par les
normes d'Etat et les normes internationales: l'écriture tibétaine
est ainsi devenue la première écriture d'une ethnie minoritaire
chinoise reconnue par les normes internationales.
La vie du peuple s'est très nettement améliorée.
Le développement économique et social a permis une élévation
considérable du niveau de vie matériel et culturel du peuple. En
2000, les diverses ethnies de toute la région du Tibet se sont
essentiellement débarrassées de la pauvreté et ont pu se vêtir
chaudement et manger à leur faim. Certains peuvent même vivre dans
l'aisance. Avec l'enrichissement progressif du peuple, la
structure de la consommation a aussi connu un changement. Des
articles comme le réfrigérateur, le téléviseur en couleurs, la
machine à laver, la motocyclette et la montre sont entrés dans les
familles ordinaires. Bon nombre de paysans et de pasteurs enrichis
ont bati leur propre maison. Certains d'entre eux ont acheté leur
voiture. A l'heure actuelle, la superficie habitée par personne du
Tibet est la plus importante en Chine. Les moyens d'information et
de communication modernes, comme la radio, la télévision, les
télécommunications et Internet se développent en même temps que le
reste du pays, voire le monde entier, et sont entrés dans la vie
quotidienne des habitants. En 2000, 77,7% et 76,1% des habitants
du Tibet pouvaient recevoir la radio et la télévision. La majorité
des habitants de toute la région peuvent savoir ce qui se passe
dans le pays et dans le monde entier par la radio ou la télé,
obtenir des informations en recourant au téléphone, au télégramme,
au fax ou à Internet et entrer en contact ou communiquer sans
retard avec les autres régions de Chine et du monde.
La position politique du peuple s'est élevée sans cesse
et sa participation aux affaires politiques s'est amplifiée. Tout
comme les autres ethnies du pays, le peuple du Tibet a, en vertu
de la loi, le droit d'élire et d'être élu. Les Tibétains prennent
largement part aux affaires d'administration nationales et locales.
Actuellement, il y a, dans l'Assemblée populaire nationale, 19
représentants venus du Tibet, dont plus de 80% sont des Tibétains
ou des membres des autres ethnies minoritaires.
Parmi les représentants de l'assemblée populaire
de la région autonome, des assemblées populaires de district et de
canton, respectivement 82,4%, 92,62% et 99% sont des Tibétains et
des membres des autres ethnies minoritaires. Les principaux
responsables des assemblées populaires, autorités locales,
conférences consultatives politiques, parquets et tribunaux aux
divers échelons sont tous des civils tibétains. Même dans les
différents organismes d'Etat et du Comité central du Parti, il y a
aussi des cadres tibétains qui assument des fonctions de dirigeant.
Parmi les présidents et les vice-présidents du comité permanent de
l'assemblée populaire de la région autonome, 71,4% sont des
Tibétains et des membres des autres ethnies minoritaires; ils sont
80% des membres de ce comité permanent; 77,8% de la présidence du
gouvernement de la région autonome, 79,4% des cadres du Tibet, et
69,36% des techniciens professionnels de la région autonome.
Situé sur le "Toit du monde", le Tibet a un climat très
froid; il y manque de l'oxygène et les conditions naturelles y
sont très mauvaises. D'ailleurs, sorti d'une société féodale
arriérée caractérisée par le régime de servage féodal et limité
par des conditions sociales et historiques, le Tibet, partant d'un
niveau très bas, reste encore une région peu développée par
rapport au reste du pays. Le système de production économique du
Tibet est faible; son niveau de développement reste inférieur; son
agriculture, son élevage et son environnement écologique sont
fragiles; les infrastructures y sont rares; les sciences et
techniques et l'éducation y sont relativement arriérées; il lui
manque la capacité d'accumuler lui-même une énergie suffisante
pour se développer; il existe encore une grande distance entre son
niveau de modernisation et celle des régions côtières du Sud-Est
de la Chine. Pourtant, le développement de ces 50 dernières années
a sans aucun doute changé son ancien aspect pauvre et arriéré et
jeté une base solide pour la réalisation d'un essor de la
modernisation du Tibet.
III. La nécessité historique de l'accroissement
de la modernisation du Tibet
Dans la longue histoire de l'humanité, 50 ans ne
représentent qu'une période extrêmement courte. Pourtant, des
changements considérables se sont produits dans la région ancienne
et mystérieuse du Tibet. Le Tibet n'est plus une société de
servage féodal, pauvre, arriérée, inerte et fermée. Il est devenu
une société de démocratie populaire moderne, avançant sans arrêt
vers le progrès, la civilisation et l'ouverture. Le processus de
modernisation a obtenu des succès remarquables: 1. La situation de
concentration du pouvoir politique et des ressources matérielles
et culturelles du Tibet entre les mains d'un petit nombre de
propriétaires de serfs féodaux a été changée radicalement. Les
Tibétains sont devenus maîtres de la société tibétaine, créateurs
et bénéficiaires de la richesse matérielle et culturelle. La place
et la valeur du peuple se sont considérablement élevées. 2. La
situation de fermeture, d'inertie et de dépérissement de la
société de l'ancien Tibet a été radicalement modifiée. L'économie
sociale a pris un essor prodigieux; la vie matérielle et
culturelle de la population s'est considérablement améliorée; le
processus de modernisation a connu un développement rapide. Des
progrès ont été constamment obtenus au cours de la réforme et de
l'ouverture. 3. L'oppression nationale et la discrimination
ethnique ont été totalement abrogées et la fange et la pourriture
laissées par la société de l'ancien Tibet complètement éliminées.
Les caractéristiques ethniques et la brillante culture
traditionnelle du Tibet sont respectées et protégées grace au
système d'autonomie régionale des minorités ethniques, et avec
l'accroissement de la modernisation, on a donné un aspect moderne
conforme au nouveau mode de vie du peuple et aux nouveaux besoins
des progrès sociaux. Le Tibet s'est enrichi et développé grace aux
progrès scientifiques.
Un demi-siècle de développement a révélé la nécessité
historique pour le Tibet d'avancer vers la modernisation et
démontré objectivement l'accroissement de cette modernisation.
Le Tibet marchant vers la modernisation s'est
conformé au courant historique du monde et à la règle du
développement social de l'humanité; cela répond également aux
besoins de développement social du Tibet, aux intérêts
fondamentaux et à la volonté du peuple tibétain. La réalisation de
la modernisation a été, au cours des siècles derniers, un objectif
commun pour les différents pays et différentes régions du monde.
C'est aussi un processus historique naturel de la société humaine
de passer de l'état sous-développé à l'état développé, de l'état
arriéré et de l'obscurantisme à la civilisation et au progrès, du
stade autarcique à celui de l'échange et du développement rapide
grace à l'ouverture, à la coopération et à la concurrence. La
modernisation est apparue au début avec la formation et
l'expansion des pays capitalistes occidentaux. Pendant une période
assez longue, les fruits de l'industrialisation ont été
monopolisés par les puissances occidentales. Et ces dernières se
sont servies de cela pour agresser et coloniser les pays du tiers
monde. Une fois entré dans le XXe siècle, avec la naissance du
mouvement de décolonisation, se débarrasser de la pauvreté et de
l'état arriéré et réaliser la modernisation sont devenus la seule
voie à suivre par les pays du tiers monde pour accéder à leur
indépendance totale et réaliser le redressement de leur nation. Le
cours de l'histoire montre que le courant de la modernisation est
irréversible et que tout doit s'incliner ou disparaître devant lui.
Les forces productives, le mode de production et le système social
et politique du Tibet au cours des siècles derniers se trouvaient
dans un état médiéval. Après avoir subi l'agression et le contrôle
des impérialistes, la société du Tibet était sur le déclin, se
trouvant au bord de la ruine. Aussi éliminer l'agression et le
contrôle des impérialistes, réformer le système social et
économique et le mode de production arriérés et réaliser la
modernisation représentaient la seule issue et une urgence pour
faire progresser la société tibétaine. Après la fondation de la
République populaire de Chine, grâce à la Libération pacifique, à
la réforme démocratique, à l'édification socialiste et à la
réforme et l'ouverture, le Tibet s'est débarrassé de l'agression
et du contrôle des impérialistes, quittant une société de servage
féodal, s'est transformé en société moderne de démocratie du
peuple, réalisant ainsi le développement rapide de l'économie et
les progrès sociaux et avançant peu à peu vers la modernisation.
Tout cela s'est inscrit dans le courant de l'époque qui est celui
de la modernisation mondiale conformément aux règles du
développement de la société humaine; cela traduit aussi les
aspirations aux progrès sociaux du Tibet et la volonté
fondamentale du peuple tibétain.
La modernisation du Tibet est une partie
intégrante de la croissance de la modernisation de la Chine; c'est
aussi une demande inflexible des différentes ethnies du peuple
chinois pour réaliser la prospérité commune et le redressement de
la nation chinoise. Au cours d'une longue histoire, les 56 ethnies
chinoises, y compris les Tibétains, ont étendu en commun les
frontières chinoises, formant ainsi la grande famille inséparable
de la nation chinoise partageant heurs et malheurs. Le Tibet, en
tant qu'une partie intégrante du territoire chinois, respire au
même rythme et partage le même sort que toute la patrie. Les
progrès et le développement du Tibet et de la patrie sont
étroitement liés l'un à l'autre. Le sort de la patrie influence
directement l'avenir du Tibet. Au cours des siècles derniers, en
raison de la faiblesse des autorités du pays et de l'incompétence
du pouvoir despotique féodal, la Chine a été réduite à un état
semi-colonial et semi-féodal. Le territoire chinois, y compris
celui du Tibet, a été agressé et dévasté par les puissances
occidentales. La Chine a été menacée par le dépeçage de son
territoire. Avec la victoire de la révolution démocratique de la
nation chinoise et la fondation de la République populaire de
Chine, le Tibet a réalisé sa libération pacifique et expulsé les
forces impérialistes, entamant alors le processus de
l'accroissement de la modernisation. Grâce à la réforme
démocratique, le joug du système de servage féodal a été brisé et
la voie à la modernisation a été ouverte. Le Tibet était une
région relativement arriérée. C'est pourquoi le développement du
Tibet a toujours préoccupé le gouvernement central et les
différentes ethnies chinoises. Au cours des 50 dernières années,
l'Etat s'est vivement intéressé au développement économique et
social du Tibet. Il a formulé, à l'intention du Tibet, des mesures
préférentielles dans les domaines financier et fiscal et accordé
une assistance considérable en matière de ressources financières,
techniques et humaines. Il a investi, au Tibet, 50 milliards de
yuans, fait transporter une grande quantité de matériaux et envoyé
un grand nombre de cadres et de techniciens, stimulant
énergiquement l'accroissement de la modernisation du Tibet.
On peut dire que ces 50 dernières années, les
progrès sociaux du Tibet ont été réalisés grâce à la juste
direction du groupe dirigeant de trois générations du Comité
central du Parti communiste chinois ayant comme noyaux Mao Zedong,
Deng Xiaoping et Jiang Zemin. Ils sont inséparables de la
réunification et du développement de la Chine et de l'assistance
désintéressée du peuple chinois. C'est aussi une traduction
vivante de l'égalité, de l'union, de l'entraide et du
développement commun des différentes ethnies chinoises et des
rapports de type nouveau.
L'histoire démontre que la modernisation du Tibet ne
pouvait être dissociée de celle de la patrie, et cette dernière
est inséparable de la modernisation du Tibet. Sans la
modernisation du Tibet, celle de la patrie est incomplète. Sans
l'indépendance, la prospérité et la puissance de la patrie, il n'y
a pas de nouvelle vie ni de développement social du Tibet.
L'accroissement de la modernisation du Tibet fait partie du
processus global de la modernisation de la patrie et a le soutien
et l'assistance de tout le peuple chinois. Profitant du moment
opportun, le Tibet peut réaliser un développement rapide et
bénéficier du progrès et de la prospérité. Le développement
vigoureux du processus de modernisation chinoise est un puissant
soutien à la réalisation de celle du Tibet. La juste direction et
le ferme soutien du gouvernement central appuyé de façon
désintéressée par les différentes ethnies de la Chine offrent une
garantie solide et les conditions requises pour un développement
rapide et sain de la modernisation du Tibet.
L'accroissement de la modernisation du Tibet doit
être l'oeuvre des différentes ethnies du Tibet. Elle doit être
centrée sur l'homme et promouvoir le progrès social d'ensemble et
le développement durable. Les 50 années de développement au Tibet
ont engendré un processus d'émancipation et d'épanouissement de
l'homme. C'est aussi la conséquence d'un progrès social d'ensemble
et du développement harmonieux entre la modernisation et
l'environnement. Les différentes ethnies du Tibet sont toujours
les forces principales et l'élément moteur de l'accroissement de
la modernisation du Tibet. Elles sont aussi les bénéficiaires des
fruits du développement du Tibet. Grâce à la libération pacifique
et à la réforme démocratique, les différentes ethnies du Tibet se
sont libérées de l'agression des impérialistes et de la tyrannie
du système de servage féodal, devenant ainsi maîtres de l'Etat et
de la société tibétaine. Débordant d'enthousiasme et déployant des
forces colossales, elles ont acquis l'énergie qui a stimulé
l'accroissement de la modernisation du Tibet. Animées par le
sentiment du devoir et maîtres de leur destin, elles se sont
engagées activement dans l'édification du nouveau Tibet et d'une
vie nouvelle. Unies comme un seul homme, elles ont travaillé
d'arrache-pied pour faire oeuvre de pionniers, lutté durement pour
créer des entreprises, persévéré dans une double direction entre
édification économique et progrès sociaux et assuré le
développement harmonieux entre l'environnement et l'économie,
créant ainsi très rapidement un processus de modernisation au
Tibet. Les succès de ce processus obtenus par le Tibet depuis ces
50 dernières années sont une preuve évidente du travail acharné
des différentes ethnies du Tibet et reflètent de manière flagrante
la grande énergie du peuple tibétain. La pratique démontre que
l'union et le travail archarné des différentes ethnies du Tibet
sont le meilleur moyen de promouvoir la cause de la modernisation
du Tibet. Seule l'action coordonnée de l'esprit d'initiative et de
création des différentes ethnies du Tibet ainsi que la
transformation de l'attention des autorités centrales et de
l'assistance du peuple entier en leurs propres atouts de
développement permettront d'accomplir des miracles dans
l'accroissement de la modernisation du Tibet. Si l'on procède dans
tous les cas en vue des intérêts fondamentaux et des besoins du
peuple tibétain et si on s'en tient à une stratégie du
développement durable, le processus de modernisation du Tibet
pourra connaître un développement rapide et sain.
La modernisation du Tibet s'effectue dans le
milieu particulier du Tibet. Il faut agir dans tous les cas en
fonction de la situation réelle du Tibet et adopter une voie de
développement propre au Tibet. Le Tibet, situé sur le plateau du
Qinghai-Tibet, possède des caractéristiques très particulières
dans les domaines de l'environnement géographique, des conditions
naturelles, de l'évolution historique, de la composition ethnique,
de la croyance religieuse, de la culture, de la tradition, des us
et coutumes, etc. Par conséquent, l'accroissement de la
modernisation du Tibet doit tenir compte de la réalité objective
et des caractères spécifiques de l'histoire et agir en faveur du
développement des forces productives et des progrès sociaux, de
l'épanouissement et du bonheur du peuple tibétain. Malgré de
mauvaises conditions naturelles, une base sociale et économique
arriérée et un contexte historique particulier au cours des
siècles derniers, le Tibet doit concentrer tous ses efforts sur le
processus de modernisation, réaliser un développement rapide avec
le soutien et l'assistance particulière du gouvernement central et
du reste du pays, régler judicieusement les rapports entre la
réforme, le développement et la stabilité, utiliser de façon
rationnelle les ressources naturelles et protéger l'environnement
écologique afin d'assurer un développement durable et harmonieux
de l'économie et de la société.
Pour des raisons historiques, la plupart des
Tibétains pratiquent une religion. L'influence religieuse s'est
infiltrée dans de nombreux domaines de l'ethnie tibétaine comme la
culture, l'art, les us et coutumes, la vie quotidienne, etc.
Régler judicieusement les problèmes ethniques et religieux est une
question essentielle pour l'accroissement de la modernisation du
Tibet à long et à moyen terme. Le développement des 50 années a
démontré que dans l'accélération du processus de modernisation
résidaient les intérêts fondamentaux du peuple tibétain. C'est
aussi le point capital pour réaliser l'égalité des ethnies et le
développement commun. Appliquer sans défaillance le système
d'autonomie régionale des minorités ethniques, protéger
effectivement les droits des différentes ethnies du Tibet, donner
au peuple tibétain une autonomie dans la gestion de ses affaires
en particulier et respecter leurs traditions culturelles, leurs us
et coutumes, leur langue, leur écriture et leur croyance
religieuse sont des garanties très importantes pour assurer le
développement sain de la modernisation du Tibet. En concentrant
tous les efforts sur l'édification économique, en s'en tenant à la
réforme et à l'ouverture, en veillant à la protection de la
liberté de croyance religieuse tout en séparant le pouvoir et la
religion, en recherchant activement l'union entre religion,
accroissement de la modernisation et progrès sociaux et en
conjuguant l'enrichissement des caractéristiques ethniques et le
développement énergique des secteurs modernes, des sciences, de
l'éducation et de la culture modernes avec la promotion des
secteurs traditionnels et de la culture traditionnelle, on pourra
frayer une voie moderne propre à la région tibétaine.
Dans la lutte sans merci menée contre la clique
du Dalai Lama et les forces hostiles internationales, le processus
de modernisation du Tibet s'est poursuivi constamment. Le problème
de la modernisation du Tibet découle d'un arrière-plan historique
assez complexe. Il est lié de manière inévitable à la lutte
internationale. Pendant une longue période, il a toujours existé
un antagonisme entre la clique du Dalai Lama associée à des forces
hostiles internationales et le gouvernement et le peuple chinois
sur le "problème du Tibet" en ce qui concerne l'intégration et la
sécession et l'arrêt et la stimulation de la modernisation. Au
cours des siècles derniers, pour défendre les intérêts acquis des
propriétaires de serfs et préserver le système de servage féodal
chancelant, certains dominateurs politiques et religieux des
classes supérieures du Tibet ont cherché par tous les moyens à
empêcher l'accroissement de la modernisation du Tibet. Agissant de
connivence avec les forces d'agression des impérialistes, ils ont
comploté des actions séparatistes pour obtenir "l'indépendance du
Tibet", dans la vaine tentative d'empêcher la libération pacifique
du Tibet. Après la Libération pacifique du Tibet, la clique du
Dalai Lama a voulu ignorer l'attitude digne et calme du
gouvernement central et la demande ardente du peuple tibétain et
cherché par tous les moyens à empêcher la réforme démocratique et
le processus de modernisation. Soutenue par les forces hostiles
internationales, elle a fomenté une rébellion armée pour scinder
la patrie. Après l'échec de la rébellion et la fuite du Dalai Lama
à l'étranger, lui et sa clique ont agi de connivence avec les
forces anti-chinoises internationales. Elles ont soulevé un
courant d'opinion international, mené de nombreuses activités anti-
chinoises destinées à scinder la patrie, calomnié l'édification
économique et le progrès social du Tibet, perturbé, empêché et
saboté l'accroissement de la modernisation du Tibet.
La clique du Dalai Lama et les forces hostiles
internationales ont dit que la libération pacifique du Tibet et
l'expulsion des forces impérialistes du Tibet étaient "une
annexion du Tibet par la Chine" et que la stimulation de la
modernisation du Tibet par le gouvernement central aboutissait à "
l'anéantissement des caractéristiques ethniques du Tibet". Elles
ont prétendu que le développement rapide de l'économie du Tibet
était le "sabotage de l'environnement du Tibet" et que la
sollicitude et les contributions du gouvernement central et du
peuple chinois au processus de modernisation du Tibet étaient un "
pillage des ressources du Tibet" et un "renforcement du contrôle
sur le Tibet par les Han". Elles ont encore ajouté que l'abolition
de la théocratie du Tibet et des privilèges religieux des
monastères était "l'éradication de la religion" et que le
développement de la culture traditionnelle du Tibet à la nouvelle
époque et le développement sans précédent des sciences, de
l'éducation et de la culture modernes étaient une "asphyxie de la
culture tibétaine". En un mot, sur toutes les choses profitant à
l'accroissement de la modernisation, aux progrès sociaux du Tibet
et au bonheur du peuple tibétain, elles ont jeté le discrédit et
fait tout leur possible pour les désapprouver. Cela a révélé
clairement d'une part ce que représentait la clique du Dalai Lama:
les rapports de production arriérés du système de servage féodal,
une culture religieuse caractérisée par l'union du pouvoir et de
la religion et les intérêts d'une minorité de propriétaires de
serfs et d'autre part que certaines forces hostiles
internationales cherchaient vainement à utiliser le soi-disant "
problème du Tibet" pour saboter la stabilité de la Chine, scinder
le territoire chinois et empêcher la Chine de se développer et de
devenir puissant.
Les faits en disent plus que l'éloquence. Tout le monde
sait que le Tibet fait partie intégrante de la Chine. Le
développement et les progrès sociaux du Tibet sont évidents pour
tous. La Chine stimule l'accroissement de la modernisation du
Tibet et lutte contre les actions séparatistes de la clique du
Dalai Lama; cela suit le courant de l'histoire, se conforme à la
volonté du peuple et c'est tout à fait logique. Les 50 années qui
ont suivi la libération pacifique du Tibet démontrent que le
courant de l'époque est irréversible. L'accroissement de la
modernisation et les progrès sociaux du Tibet sont conformes à
l'aspiration universelle et à la tendance naturelle. Face à la
réalité du développement du Tibet, tous les mensonges seront
percés à jour et tous les agissements pervers qui vont à
l'encontre du cours de l'histoire et visent à empêcher
l'accroissement de la modernisation du Tibet et à séparer le Tibet
de la Chine seront voués à l'échec.
L'humanité est entrée dans un nouveau siècle. La
paix et le développement sont deux sujets importants pour le monde
d'aujourd'hui. La Chine est entrée toute entière dans une nouvelle
période de développement: édifier une société jouissant d'une
aisance modeste et accélérer la réforme, l'ouverture et la
modernisation. La stratégie de mise en valeur des régions de
l'Ouest, qui fait partie de la stratégie de la troisième étape du
développement économique pour la modernisation de la Chine, est en
cours d'application. Le gouvernement central a organisé la
quatrième causerie sur les actions à mener au Tibet, à l'issue de
laquelle il a défini, à partir du développement de l'Etat et de la
réalité du Tibet, des objectifs stratégiques pour favoriser le
développement rapide du processus de modernisation du Tibet au
cours du nouveau siècle et décidé de renforcer son assistance à
l'égard du développement du Tibet. Au cours du dixième plan
quinquennal (2001-2005), le gouvernement central et les
différentes régions du pays investiront 32,2 milliards de yuans
dans la réalisation de 187 projets. Les autorités centrales
accorderont, au Tibet, 37,9 milliards de yuans de subventions
financières et elles ont défini en même temps une série de mesures
politiques préférentielles. Cela crée des nouvelles conditions et
opportunités favorables au processus de modernisation du Tibet. On
peut dire que, sur la base des progrès obtenus au cours de ces 50
dernières années, avec le soutien et l'aide énergiques du
gouvernement central et du peuple de toute la Chine, le Tibet
pourra saisir la chance qui lui est offerte de réaliser un
développement rapide du processus de modernisation afin de
construire un brillant avenir. Fin
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