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PARIS, 6 novembre (XINHUA) -- Le Premier ministre français Jean-
Pierre Raffarin a demandé jeudi aux Français de "travailler une
journée de plus" pour financer l'aide aux personnes dépendantes,
ce qui conduira à la suppression du lundi de Pentecôte comme jour
férié chez les fonctionnaires, laissant les partenaires sociaux
l'appréciation d'un autre jour férié.
Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre a indiqué
que les conséquences douloureuses de la canicule meurtrière
imposent un "devoir d'action", dévoilant ainsi un programme en
faveur des personnes âgées et handicapées dépendantes s'étalant
jusqu'en 2007.
M. Raffarin a précisé que le lundi de Pentecôte "continuera à
être férié en 2004", les dispositions législatives concernant ce
plan ne pouvant intervenir qu'au "premier semestre 2004". "Le jour
de travail supplémentaire" entrera pour la première fois en
vigueur "entre le 1er juillet 2004 et le 1er juillet 2005", a-t-il
dit.
Cette journée de travail supplémentaire fera l'objet d'une
cotisation patronale de 0,3%, a-t-il indiqué. La suppression d'un
jour férié doit permettre "à terme" d'augmenter la production
nationale de 0,3% environ, selon Matignon.
Les sommes ainsi collectées seront affectées à une caisse
nationale spécifique, dédiée à la dépendance et au handicap, la
Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), qui
constituera donc une nouvelle branche de la protection sociale.
Le coût des mesures gouvernementales en faveur des personnes
âgées et des handicapés s'élèvera à 1,7 milliard d'euros par an
sur quatre années, soit 850 millions pour chaque catégorie (
personnes âgées dépendantes ou handicapés), somme à laquelle il
faut rajouter la pérennisation de la rallonge de 400 millions par
an pour l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), soit au
total un effort de 2,1 milliard d'euros.
M. Raffarin a estimé à 9 milliards l'aide ainsi apportée aux
personnes dépendantes d'ici la fin 2008 (une demi-année en 2004,
puis 2005, 2006, 2007 et 2008).
Intitulé plan "Vieillissement et solidarités", le dispositif
gouvernement prévoit essentiellement une médicalisation accrue des
maisons de retraite, avec une augmentation du nombre de places et
une aide à la formation du personnel, mais aussi le renforcement
de la geriatrie dans les hôpitaux. Fin
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