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PARIS, 2 octobre (XINHUA)-- "Petit glacier a baissé cette année
de plus de 3 mètres. Cinq fois plus que la moyenne...", a déclaré
dans la nouvelle édition de science du journal français Le Monde,
Michel Gay, glaciologue au Cemagref (Institut de recherche pour
l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement) de Grenoble
en France.
Petit glacier des Alpes françaises niché dans le massif des
Grandes Rousses, Sarennes, relique de la dernière extension
glaciaire - le "petit âge de glace" que les historiens font
débuter entre le XIVe et le XVIe siècle, et qui s'est achevé au
milieu du XIXe siècle -, constitue un site d'étude privilégié
pour les chercheurs. Depuis 1949, sans relâche, ils surveillent
son état de santé. Un suivi d'autant plus aisé que Sarennes,
prisonnier d'une cuvette qui l'empêche d'avancer, se comporte
comme un gros glaçon.
Ce glaçon fond de plus en plus vite. Le mouvement s'est
emballé cet été avec la canicule. Mais il était déjà bien engagé :
"Depuis un demi-siècle, décrit Michel Gay, la baisse est quasi
continue. Et, depuis 1985, elle s'accélère."
Selon M. Michel, malgré des régimes climatiques et des
fonctionnements très différents, les formations glaciaires des
zones tempérées, mais aussi andines, régressent fortement. Ce
recul paraît lié, pour les premières, au réchauffement de la
planète et, pour les secondes, aux épisodes El Nino.
"Jamais nous n'avions vu cela, depuis plus de cinquante ans que
nous suivons Sarennes!" a-t-il ajouté. Fin
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