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BEIJING, 13 octobre (XINHUA) -- Le gouvernement chinois a
publié le 13 octobre un document sur sa politique de l'Union
européenne (UE). Voici le texte intégral de ce document:
AVANT-PROPOS
En ce début du 21e siècle, la situation internationale
connaît de profonds changements. La multipolarisation du monde et
la globalisation économique progressent à travers des vicissitudes,
tandis que la paix et le développement demeurent les thèmes
majeurs de notre époque. Le monde est loin d'être tranquille, et
l' humanité fait face à nombre de défis sérieux. Mais le maintien
de la paix, la promotion du développement et l'intensification de
la coopération, gages du bien-être de tous les peuples,
représentent les vux et les aspirations unanimes de ces derniers
et forment un courant historique irrésistible.
La Chine, qui s'applique à édifier sur tous les plans une
société d'aisance moyenne, souhaite contribuer à la création d'un
environnement international favorable. Poursuivant comme par le
passé sa politique extérieure d'indépendance et de paix, elle
travaillera en commun avec les autres pays du globe et sur la base
des Cinq Principes de la Coexistence pacifique à l'instauration d'
un nouvel ordre politique et économique international, juste,
rationnel et respectueux de la diversité du monde, à la
démocratisation des relations internationales et à la préservation
de la paix mondiale en vue d'un développement partagé.
L'Union européenne (UE) est une puissance de taille dans
le monde. Le gouvernement chinois apprécie l'importance que l'UE
ainsi que ses pays membres accordent au développement de leurs
relations avec la Chine. En élaborant pour la première fois ce
document, il entend affirmer les objectifs de la politique
européenne de la Chine, définir les domaines de coopération et les
mesures à prendre à cet effet dans les 5 prochaines années et
renforcer sa coopération globale avec l'UE en faveur d'un
développement régulier et durable des relations sino-européennes.
PREMIERE PARTIE : POSITION ET ROLE DE L'UE
La fondation et le développement de l'UE constituent un
événement de portée profonde et durable après la Deuxième Guerre
mondiale. Depuis la création en 1952 de la Communauté européenne
du Charbon et de l'Acier (CECA), l'UE a connu plusieurs étapes de
développement : Union douanière, Marché unique, Union économique
et monétaire.. Elle a progressé de plus dans les domaines de la
politique étrangère, de la défense, des affaires sociales et
autres. L'euro est entré en circulation avec succès, et un espace
judiciaire unifié prend forme. Donc, l'UE est, dans le monde d'
aujourd'hui, la communauté d'Etats la plus intégrée, avec une
puissance globale colossale : Ses agrégats économiques et le
volume de son commerce représentent respectivement 25% et 35% de
la totalité mondiale. Son revenu par habitant et ses
investissements à l'étranger se classent parmi les premiers du
monde.
Avec son élargissement en 2004 à 25 membres, l'UE prendra
une dimension toute nouvelle, en regroupant en son sein des Etats
aussi bien de l'Europe de l'Ouest que celle de l'Est, avec une
superficie de 4 millions de km2, une population de 450 millions d'
habitants et un PIB franchissant le cap des 10 000 milliards de
dollars américains.
Quoique l'UE ait, dans son évolution, à affronter encore
de multiples difficultés et défis, son intégration est
irréversible. L'UE jouera un rôle croissant dans les affaires
régionales et internationales.
DEUXIEME PARTIE : POLITIQUE DE LA CHINE A L'EGARD DE L'UE
La Chine attache une haute importance au rôle et à l'
influence de l'UE dans les affaires régionales et internationales.
Comme l'histoire l'a prouvé, l'établissement en 1975 de relations
officielles entre la Chine et la Communauté économique européenne
a servi les intérêts de chacune des deux Parties. Malgré des
vicissitudes, les relations sino-européennes, dans leur ensemble,
se sont développées favorablement et engagées dans la bonne voie
d' un progrès sain sur tous les plans ; elles gagnent en maturité
de jour en jour. Grâce au démarrage d'un sommet annuel
institutionnalisé en 1998 et à l'instauration d'un partenariat
global en 2001, la Chine et l'UE se consultent toujours plus
fréquemment dans les domaines politique, économique, commercial,
technico-scientifique, culturel, éducatif et autres et mènent une
coopération fort fructueuse. Les relations sino-européennes n'ont
jamais été aussi bonnes.
Il n'existe pas de conflit d'intérêts fondamentaux entre
la Chine et l'Europe, et aucune des deux Parties ne menace l'autre.
Du fait de leur différence en ce qui concerne le passé historique,
la tradition culturelle, le régime politique et le degré de
développement économique, il est normal que la Chine et l'Europe
ont des vues différentes, même des divergences, sur certaines
questions. Gérées de façon adéquate, dans un esprit d'égalité et
de respect mutuel, ces divergences n'empêcheront pas la Chine et
l' Europe de développer leurs relations caractérisées par la
confiance mutuelle et le bénéfice réciproque.
La Chine et l'UE ont beaucoup plus de points communs que
de divergences. Elles se prononcent toutes deux pour la
démocratisation des relations internationales, pour le
renforcement du rôle de l'ONU, contre le terrorisme international,
et préconisent l'une comme l'autre l'élimination de la pauvreté,
la protection de l'environnement et la réalisation du
développement durable. Sur le plan économique, elles sont tout à
fait complémentaires compte tenu de leurs atouts respectifs :
économie développée, technologies avancées et ressources
financières importantes pour l'Europe ; croissance soutenue,
immensité du marché et abondance de main-d'uvre pour la Chine. D'
où de vastes perspectives de coopération économique, commerciale
et technologique entre les deux Parties. La Chine et l'UE, ayant
chacune une longue histoire et une civilisation brillante,
entendent intensifier leurs échanges culturels, afin de s'inspirer
l'une de l'autre. Le consensus et l'interaction entre la Chine et
l'UE sur les plans politique, économique et culturel constituent
donc une base solide pour le développement continu de leurs
relations.
Renforcer et promouvoir sans cesse ses
relations avec l'UE, c'est pour la Chine un élément essentiel de
sa politique extérieure. Elle s'attache à la construction d'un
partenariat global, stable et durable avec l'UE. Voici les
objectifs de sa politique à l'égard de l'UE :
-- Promouvoir un développement sain et régulier des
relations politiques et travailler ensemble pour la paix et la
stabilité mondiales, dans le respect mutuel et la confiance
réciproque, tout en recherchant un terrain d'entente par-delà les
divergences.
-- Approfondir la coopération économique et commerciale et
uvrer à un développement commun, sur la base de la réciprocité et
du bénéfice mutuel, tout en menant des consultations sur un pied
d' égalité.
-- Elargir les échanges de personnes et culturels et
favoriser l'harmonie et le progrès des civilisations orientale et
occidentale, en les amenant à se compléter mutuellement et à s'
inspirer l'une de l'autre dans leur épanouissement.
TROISIEME PARTIE : RENFORCEMENT DE LA COOPERATION CHINE-
UE DANS LES DIFFERENTS DOMAINES
I. Volet politique
1. Renforcer les échanges de haut niveau et le dialogue
politique
-- Maintenir par divers canaux des contacts étroits entre
les hautes autorités des deux Parties et se concerter lorsque cela
s'avère nécessaire.
-- Valoriser davantage les rencontres annuelles entre les
dirigeants chinois et européens, les enrichir et les rendre plus
efficaces avec une meilleure coordination.
-- Appliquer énergiquement l'Accord relatif au dialogue
politique, améliorer et renforcer sans cesse les mécanismes de
consultations régulières et irrégulières aux différents niveaux.
-- Approfondir les relations de la Chine avec tous les
membres de l'UE, y compris les nouveaux membres, en assurant la
stabilité et la continuité des relations sino-européennes dans
leur ensemble.
2. Observer strictement le principe d'une seule Chine
Le principe d'une seule Chine est une composante
importante de la base politique des relations sino-européennes,
dont le développement régulier suppose un traitement adéquat de la
question de Taiwan. La Chine apprécie l'UE ainsi que ses pays
membres dans leur adhésion ferme au principe d'une seule Chine.
Elle souhaite que la Partie européenne respecte toujours les
préoccupations majeures de la Chine sur la question de Taiwan,
reste vigilante devant les tentatives des autorités taiwanaises de
créer deux Chine ou une Chine et un Taiwan et fasse preuve
de prudence face aux problèmes liés à Taiwan. Et il importe pour
l' UE de :
-- Ne pas autoriser les personnalités politiques
taiwanaises à venir, sous quelque prétexte que ce soit,
entreprendre des activités dans l'espace de l'UE ni dans ses pays
membres ; n'entamer aucun contact ni aucun échange officiel avec
les autorités de Taiwan.
-- Ne pas soutenir Taiwan dans ses tentatives d'adhérer
aux organisations internationales réservées aux Etats souverains.
L'adhésion de Taiwan à l'OMC sous le nom de territoire douanier
distinct de Taiwan, Penghu, Kinmen et Matsu (en abrégé Taipei
chinois) ne signifie nullement un changement quelconque de son
statut en tant que partie intégrante de la Chine. Les échanges
avec Taiwan doivent être strictement limités au cadre non officiel
et non gouvernemental.
-- Ne pas vendre à Taiwan d'armements, ni d'équipements,
ni de matériels, ni de techniques, susceptibles d'être utilisés à
des fins militaires.
3. Encourager la coopération de Hong Kong et de Macao
avec l'UE
Le gouvernement central de la Chine appuie et encourage
le développement sur la base de l'égalité et du bénéfice mutuel
des relations d'amitié et de coopération de la Région
administrative spéciale de Hong Kong et de la Région
administrative spéciale de Macao avec l'UE selon le principe d'
un Etat, deux systèmes et conformément aux dispositions des Lois
fondamentales.
4. Amener l'UE à mieux connaître le Tibet
La Chine encourage les personnalités européennes de
différents milieux à visiter le Tibet. Elle serait heureuse de
voir l'UE et ses membres apporter leur soutien et leur coopération
au Tibet sur les plans économique, culturel, éducatif et du
progrès social, dans le respect de la législation chinoise. Elle
exige de la Partie européenne qu'elle n'entre pas en contact avec
le soi-disant gouvernement tibétain en exil ni ne facilite les
activités séparatistes de la clique du Dalaï-Lama.
5. Poursuivre le dialogue sur les droits de l'homme
Au sujet des droits de l'homme, il existe entre la Chine
et l'Europe des points de vue communs, mais également des
divergences. La Chine apprécie la position de l'UE consistant à
poursuivre le dialogue et à rejeter la confrontation. Elle entend
continuer, sur la base de l'égalité et du respect mutuel, son
dialogue, ses échanges et sa coopération avec l'UE en matière de
droits de l'homme, favoriser, par l'échange d'informations, la
compréhension entre elle et l'UE et approfondir leur coopération
dans les domaines notamment des droits économiques et
socioculturels ainsi que de la protection des droits et intérêts
des groupes vulnérables.
6. Renforcer la coopération internationale
-- Intensifier la concertation et la coordination sur les
grands dossiers d'actualité tant internationaux que régionaux.
-- Renforcer la coopération sino-européenne au sein de l'
ONU pour préserver ensemble l'autorité de celle-ci; promouvoir le
rôle dominant de l'ONU dans la défense de la paix mondiale, le
développement économique et le progrès social, notamment dans l'
aide aux pays en développement pour l'élimination de la pauvreté,
l'amélioration de l'environnement planétaire et la lutte contre la
drogue ; soutenir la réforme de l'ONU.
-- Promouvoir le processus de coopération Asie-Europe. La
Chine et l'Europe doivent uvrer ensemble pour faire de l'ASEM un
forum exemplaire de la coopération intercontinentale d'égal à égal,
un canal d'échanges entre les civilisations orientale et
occidentale, une force militant en faveur de l'instauration d'un
nouvel ordre politique et économique international.
-- Mener une lutte unie contre le terrorisme. La Chine et
l'Europe, toutes deux victimes du terrorisme, se prononcent l'une
comme l'autre contre le terrorisme sous toutes ses formes et s'
opposent à toute confusion du terrorisme avec un Etat, une ethnie
ou une religion quelconque. La Chine et l'UE doivent rester en
contact constant et maintenir une coopération étroite dans la
lutte antiterroriste.
-- Sauvegarder ensemble les régimes internationaux de
contrôle des armements, de désarmement et de non-prolifération ;
renforcer la concertation et la coordination sur la base du
respect mutuel ; intensifier les échanges et la coopération dans
les domaines du contrôle des exportations aux fins de non-
prolifération, de la prévention de la militarisation de l'espace
extra-atmosphérique et de la course aux armements dans cet espace ;
conjuguer leurs efforts pour contribuer au règlement des problèmes
des mines antipersonnel, des explosifs légués par la guerre, etc. ;
renforcer la coopération en matière d'application des traités
internationaux sur le contrôle des armements.
7. Approfondir la connaissance mutuelle entre
les organes législatifs chinois et européens
Les rapports de l'Assemblée populaire nationale de Chine
avec les parlements nationaux des pays membres de l'UE et le
Parlement européen constituent un aspect important des relations
sino-européennes. Le gouvernement chinois accueille favorablement
et soutient le renforcement des échanges et du dialogue entre les
organes législatifs chinois et européens sur la base du respect
mutuel, de l'approfondissement de la connaissance réciproque, de
la recherche de terrains d'entente par-delà les divergences et de
la promotion de la coopération.
8. Multiplier les échanges entre les partis politiques
chinois et européens
Le gouvernement chinois souhaite voir les principaux
partis politiques, les groupes politiques aux parlements et les
formations politiques régionales de l'UE accroître leurs échanges
et leur coopération avec le Parti communiste chinois, selon les
principes dits indépendance assurée, égalité totale, respect
mutuel et non-ingérence réciproque dans les affaires intérieures .
II. Volet économique
1. Coopération économique et commerciale
La Chine s'attache à développer avec l'Europe une
coopération économique et commerciale dynamique, durable et stable.
Elle espère que l'Union européenne deviendra son plus grand
partenaire en matière d'échanges commerciaux et d'investissements.
- Valoriser le mécanisme de la commission mixte
économique et commerciale et renforcer le dialogue sur les
politiques réglementaires relatives à l'économie et au commerce ;
envisager de renouveler, à un moment approprié, l'Accord de
coopération économique et commerciale entre la Chine et l'UE ;
trouver selon les règles de l'OMC une heureuse solution aux
problèmes des restrictions irrationnelles et des barrières
techniques et assouplir les restrictions en matière d'exportation
de hautes technologies en vue de libérer les immenses
potentialités de la coopération dans le domaine du commerce de
technologies ; accorder le plus tôt possible le statut d'
économie de marché à part entière à la Chine, réduire et
éliminer les politiques et pratiques antidumping discriminatoires
contre la Chine, faire preuve de prudence dans l'application des
mesures du mécanisme de sauvegarde transitoire pour les produits
spécifiques (TPSSM) ; compenser raisonnablement les dommages et
pertes économiques et commerciaux subis par la Chine à cause de l'
élargissement de l'UE.
-- Intensifier la concertation et la coopération entre la
Chine et l'UE dans le cadre du nouveau cycle de négociations
multilatérales de l'OMC, en vue de l'aboutissement des
négociations.
-- Renforcer le dialogue en matière d'investissement et
travailler ensemble à la création d'organismes bilatéraux de
promotion des investissements ; pousser énergiquement les
entreprises de chacune des deux Parties à investir dans l'autre et
étendre la coopération entre les PME ; développer le commerce de
perfectionnement, la prise en charge de projets de construction et
la coopération multiforme en matière de main-d'uvre et encourager
l'exploitation transnationale de même que la production
internationale.
-- Il est souhaitable que l'UE accroisse son aide au
développement en faveur de la Chine, surtout dans les domaines de
la protection de l'environnement, de l'élimination de la pauvreté,
de la santé publique et de l'éducation. Il est souhaitable en
outre que l'UE joue son rôle dans l'intensification de la
formation à la valorisation des ressources humaines, en
particulier des régions du Centre et de l'Ouest de la Chine, ainsi
que dans l'accroissement de la capacité de la Chine à participer
au système commercial multilatéral.
-- Renforcer la coopération dans les domaines du contrôle
de la qualité et de la quarantaine, institutionnaliser les
consultations pour régler à temps, conformément aux principes de
protection de la sécurité, de la santé, de l'hygiène et de l'
environnement, les problèmes compromettant l'accès des produits de
chaque Partie au marché de l'autre.
-- Renforcer la coopération douanière et signer au moment
opportun un accord douanier entre la Chine et l'UE.
2. Coopération financière
Etablir et compléter un mécanisme de dialogue financier
de haut niveau entre la Chine et l'UE pour amplifier les échanges
entre les banques centrales des deux Parties en matière politique
et approfondir la coopération dans la prévention des crises
financières, la lutte contre le financement du terrorisme et le
blanchiment de l'argent. La Partie chinoise serait heureuse de
voir les banques des pays membres de l'UE développer leurs
affaires en Chine et espère que le problème de l'accès des
établissements financiers chinois au marché européen trouvera une
heureuse solution.
Conformément à sa législation sur les assurances et à ses
engagements pris lors de son adhésion à l'OMC, la Partie chinoise
examinera activement les demandes de licences d'exploitation en
Chine des compagnies d'assurances européennes, et elle s'attachera
à compléter à cet égard le dispositif juridique sur la supervision.
Renforcer la coopération en ce qui concerne l'action
législative, la supervision des marchés ainsi que les opérations
d' investissement dans le domaine des valeurs mobilières ;
encourager un plus grand nombre de maisons de titres, de
gestionnaires de fonds de placement et d'autres investisseurs
institutionnels des pays membres de l'UE à entrer sur le marché
chinois ; encourager également des maisons de titres chinoises à
entrer sur les marchés européens de valeurs mobilières, lorsque
les conditions en seront réunies ; soutenir les entreprises
chinoises dans leurs efforts pour lever des capitaux sur les
places boursières européennes.
3. Coopération agricole
Renforcer les échanges sino-européens dans les domaines
notamment de la production agricole, de la technologie
agroalimentaire et du développement durable ; activer le mécanisme
du groupe de travail de l'agriculture ; promouvoir la coopération
entre les établissements de recherche agronomique, les écoles
supérieures et les entreprises des deux Parties. Encourager les
entreprises européennes à participer activement au développement
de l'agriculture dans le Centre et l'Ouest de la Chine et à
investir dans les domaines agricoles des hautes et nouvelles
technologies, de la transformation approfondie des produits et de
l'amélioration de l'infrastructure.
4. Coopération environnementale
Intensifier la communication et la coopération sur la
protection de l'environnement entre la Chine et l'UE, lancer le
mécanisme de dialogue des ministres de l'environnement des deux
côtés, élaborer un document-cadre sur la protection de l'
environnement, étudier la possibilité de création d'un réseau d'
information en matière de coopération environnementale, renforcer
la coopération entre les deux Parties sur l'action législative et
la gestion en matière environnementale, les changements
climatiques, la préservation de la bio-diversité, la gestion de la
sécurité biologique, le commerce en rapport avec l'environnement,
etc., et promouvoir ensemble la mise en uvre de l'action de suivi
du Sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable.
Favoriser les échanges entre les ONG écologiques ; encourager les
entreprises européennes à renforcer leur présence sur le marché
environnemental chinois en participant à la concurrence sur un
pied d'égalité.
5. Coopération en matière de technologies de l'
information
Accueillir favorablement la participation de l'UE à l'
effort de développement de l'informatisation en Chine. Renforcer
le mécanisme du groupe de travail chargé du dialogue sur la
société de l'information ; engager le dialogue et procéder à des
échanges sur la stratégie, la réglementation et la législation
concernant la société de l'information ; promouvoir énergiquement
le commerce des produits informatiques et la coopération technique
dans les industries de l'information ; encourager l'extension des
échanges en matière de propriété intellectuelle et de normes
techniques. Impulser la coopération dans le domaine des Jeux
olympiques numériques .
6. Coopération énergétique
Etendre la coopération dans des domaines tels que
structure énergétique, énergies propres, énergies renouvelables,
amélioration de l'efficience et économie de l'énergie ; promouvoir
les échanges sur la politique de développement énergétique ;
travailler pour assurer la réussite de la conférence sur la
coopération énergétique Chine-UE ; renforcer le mécanisme du
groupe de travail sur l'énergie, favoriser la coopération dans la
formation en technologies énergétiques et la réalisation des
projets pilotes ; favoriser la diffusion et le transfert de
technologies.
7. Coopération en matière de transports
Établir un mécanisme de réunions régulières dans le cadre
de l'Accord Chine-UE sur le transport maritime, développer la
coopération en matière de transport maritime et d'affaires
maritimes, renforcer la concertation et la coordination au sein
des organisations internationales comme l'Organisation maritime
internationale (OMI) ; approfondir et élargir les échanges sur la
politique de transport fluvial, la sécurité de la navigation et la
standardisation des bateaux, etc. ; continuer d'étendre la
coopération et les échanges techniques et administratifs en
matière routière, et renforcer le dialogue et les échanges sur la
législation relative au transport routier.
Approfondir les échanges et la coopération entre la Chine
et l'UE dans l'aviation civile et intensifier la coopération entre
les entreprises en ce qui concerne la production, la technologie,
la gestion et la formation.
III. Coopération sur les plans éducatif, scientifique,
culturel, sanitaire et autres
1. Coopération scientifique et technologique
Promouvoir la coopération scientifique et technologique
entre la Chine et l'Europe sur la base des principes du bénéfice
réciproque, du partage des acquis et de la protection des droits
de propriété intellectuelle comme suit: Renforcer le développement
conjoint et la coopération sur des technologies génériques ainsi
que des équipements importants et encourager les institutions
chinoises à participer au programme-cadre scientifique et
technologique de l'UE. Participer au Programme Galileo sous
condition de l'égalité, de l'avantage réciproque et de l'équilibre
des droits et obligations, et renforcer la coopération sur la
Grande Science internationale. Valoriser pleinement le rôle du
Comité directeur de la Coopération scientifique et technologique
et bien assurer le lancement du Forum sino-européen sur la
politique de science et d'innovation. Encourager la coopération
entre les institutions scientifiques et technologiques
intermédiaires des deux Parties, la circulation et la formation
des ressources humaines de celles-ci dans les domaines
scientifique et technologique et soutenir la participation des
entreprises des deux côtés à la coopération scientifique Chine-UE.
2. Echanges culturels
La Chine, qui témoignera d'une attitude plus ouverte,
consolidera ses échanges et approfondira sa coopération avec les
pays membres de l'UE dans le domaine culturel, afin de créer
progressivement un cadre d'échanges tous azimuts et aux différents
niveaux, avec l'UE, ses pays membres ainsi que les gouvernements
locaux de ces derniers, sur les plans populaire et commercial,
pour permettre aux peuples des deux côtés de mieux se connaître à
travers leurs cultures remarquables.
La Chine établira progressivement des centres
culturels dans les capitales des pays de l'UE et à Bruxelles,
siège de l'UE, et selon les principes de la réciprocité et du
bénéfice mutuel, elle accueillera favorablement l'implantation par
l'UE et ses membres de centres culturels à Beijing. L'organisation
conjointe de manifestations culturelles de haut niveau est
encouragée, de même que la création de nouveaux modes de
coopération en matière d'industrie culturelle. Il y a lieu d'
explorer les possibilités de mise en place d'un mécanisme de
consultations sur la coopération culturelle Chine-UE et d'
envisager l'organisation en commun d'un Forum sino-européen sur
la culture .
3. Coopération éducative
Intensifier et élargir les échanges aux divers niveaux et
établir en temps opportun un mécanisme de consultations entre la
Chine et l'UE en matière de coopération éducative, pour renforcer
leur coopération notamment sur la reconnaissance mutuelle des
diplômes et certificats, l'échange d'étudiants, l'enseignement de
langues, l'octroi réciproque de bourses et la formation d'
enseignants. Perfectionner l'Ecole de commerce internationale
Chine-Europe (CEIBS) pour former davantage de talents de haut
niveau. Encourager et soutenir mutuellement l'enseignement des
langues.
4. Coopération sanitaire et médicale
Renforcer la coopération dans le domaine sanitaire,
notamment sur l'échange d'expériences en matière de prévention et
de contrôle des grandes maladies telles que le Syndrome
respiratoire aigu sévère (SRAS) et le SIDA/VIH. Procéder
activement à des échanges sur le diagnostic et la thérapeutique
cliniques, l'investigation, l'analyse et le contrôle
épidémiologiques, les tests en laboratoire, la recherche de
remèdes et vaccins, la formation du personnel médical.. Explorer
les possibilités d'établir un mécanisme d'information et d'
assistance technique mutuelles pour faire face aux cas d'urgence
dans le domaine de la santé publique.
5. Echanges entre les médias
Promouvoir les échanges et la coopération entre la Chine
et l'UE dans le domaine de la presse, encourager leurs médias à
approfondir la connaissance mutuelle et les amener à présenter de
manière complète et objective chacune des deux Parties à l'autre.
Renforcer les contacts et les liens entre les services
gouvernementaux compétents des deux Parties et échanger leurs
expériences sur les pratiques de leurs gouvernements concernant l'
information et les relations de ces derniers avec la presse.
6. Echanges de personnes
Encourager les contacts et les échanges entre personnes
et associations non gouvernementales des deux Parties. La Chine
est disposée à conclure, dans les meilleurs délais et selon les
principes de l'égalité, de la réciprocité et du bénéfice mutuel,
des accords visant à faire des pays de l'UE des destinations
touristiques des citoyens chinois.
Renforcer et amplifier la coopération consulaire Chine-UE.
Des discussions doivent être engagées pour résoudre au plus tôt
les problèmes tels que l'obtention difficile de visas d'entrée en
Europe demandés par les citoyens chinois et leur entrée entravée
aux postes frontières, ce afin de protéger les droits et intérêts
légitimes de ces citoyens et d'assurer le déroulement normal des
échanges de personnes entre la Chine et l'UE.
Lutter contre l'immigration clandestine et le
trafic humain, et combattre la criminalité en stricte application
des lois. La Chine et l'UE doivent renforcer leur consultation et
leur coordination en vue de traiter de façon adéquate les
problèmes du rapatriement et autres.
IV. Affaires sociales, judiciaires et administratives
1. Coopération sur la protection du travail et la
couverture sociale
Renforcer la coopération entre la Chine et l'UE sur l'
emploi des immigrés ainsi que la protection des droits et intérêts
des travailleurs immigrés et intensifier leur coordination sur les
affaires internationales relatives au travail. Engager des
discussions visant à conclure un accord bilatéral sur la sécurité
sociale, réaliser leurs projets de coopération sur la protection
sociale et multiplier leurs échanges sur les différents aspects de
la sécurité sociale.
2. Echanges judiciaires
Poursuivre les projets de coopération juridique et
judiciaire entre la Chine et l'UE et en multiplier les sphères sur
la base de l'égalité et du respect mutuel, accroître les échanges
dans les domaines importants comme la réforme judiciaire et
explorer les possibilités de coopération judiciaire contre les
crimes transnationaux, etc. Intensifier l'échange d'expériences
entre la Chine et l'UE en matière de contrôle juridique et mener
des études sur l'institutionnalisation d'une réunion annuelle de
hauts fonctionnaires judiciaires des deux Parties.
3. Coopération policière
Entreprendre des échanges avec les organes de l'UE et l'
EUROPOL et les intensifier, élargir la coopération substantielle
avec les institutions judiciaires des pays de l'UE et renforcer,
dans le cadre des législations des deux Parties, la coopération et
les échanges d'informations dans les enquêtes judiciaires.
Soutenir conjointement les actions de l'ONU pour le maintien de la
paix et y participer activement.
4. Coopération administrative
Échanger des expériences sur la modification des
attributions gouvernementales et l'approfondissement de la réforme
du système du personnel. Mener des études sur l'établissement d'un
mécanisme de coopération Chine-UE en matière de personnel et d'
administration. Procéder à des échanges sur le perfectionnement du
système de la fonction publique et la mise en valeur des
ressources humaines.
V. Volet militaire
Maintenir les échanges militaires de haut niveau entre la
Chine et l'UE, perfectionner et développer progressivement le
mécanisme de consultations sur la sécurité stratégique. Accroître
les échanges de missions d'experts militaires, multiplier les
échanges pour la formation d'officiers ainsi que pour les études
et discussions sur des thèmes de défense.
L'UE doit lever le plus tôt possible son interdiction de
vente d'armes à la Chine, afin d'enlever les obstacles entravant
la coopération Chine-UE dans les domaines de l'industrie et de la
technologie militaires. Fin
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