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ABIDJAN, 26 août (XINHUA) -- Le président ivoirien Laurent
Gbagbo a adressé mardi soir à la nation un discours télévisé dans
lequel il a souhaité que l'enquête sur la tentative de
déstabilisation de la Côte d'Ivoire, déjouée récemment par les
autorités françaises grâce à la collaboration entre les services
de sécurité ivoiriens et français, soit menée "avec diligence,
rigueur et sérieux".
En exprimant ses "vifs remerciements aux autorités françaises
au plus haut niveau dont le précieux concours a permis de faire
échec à cet enième projet de destabilisation de la Côte d'Ivoire",
le chef de l'Etat ivoirien a fait remarquer que ce projet "
consistait notamment à attenter" à sa vie et "à assassiner" ses
principaux collaborateurs.
"La Côte d'ivoire ne peut demeurer indéfiniment dans ce cycle
des menaces de coups d'Etat à répétition", a-t-il souligné.
"C'est pourquoi, je souhaite que les investigations liées à
cet autre projet de déstabilisation soient ménées avec diligence,
rigueur et sérieux afin d'en démasquer tous les commanditaires et
leurs complices quels qu'ils soient et où qu'ils se trouvent", a-t-
il pousuivi.
A propos de la mort de deux militaires français de l'opération
Licorne, tués lundi près du lac Kossou, dans le centre de la Côte
d'Ivoire, par des rebelles, le président ivoirien a exprimé sa
condamnation, tout en présentant les condoléances de la Côte
d'Ivoire à la France et aux familles des disparus.
Au sujet du processus de paix et de réconciliation nationale
en Côte d'Ivoire dans le cadre des accords inter-ivoiriens de
Marcoussis (France), le président Gbagbo a rappelé qu'"il était
important de conduire ce processus dans le strict respect, à la
fois de la constitution, socle des institutions ivoiriennes, et
des engagements pris par les partis politiques et les mouvements
de la rebellion".
Les événements de ces derniers jours, selon le président
ivoirien, prouvent que "les entraves au processus de paix et de
reconciliation nationale ne sont pas et ne seront jamais de son
fait".
"Aussi, quelle que soit la gravité des faits, a conclut M.
Gbagbo, je reste persuadé que nous devons coûte que coûte demeurer
sur la voie de la paix dans laquelle nous nous sommes sincèrement
engagés". Fin
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