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Chine: publication d'un livre blanc sur l'histoire et le développement du Xinjiang
 

BEIJING, 26 mai (XINHUA) -- L'Office d'Information du Conseil des Affaires d'Etat a publié lundi le livre blanc intitulé " l'Histoire et le Développement du Xinjiang".

En se basant sur un grand nombre de faits historiques et de chiffres récents, ce livre blanc présente l'histoire du Xinjiang et les brillants succès obtenus, au cours des 50 années écoulées, par sa population multiethnique sous la direction du gouvernement central et grâce au soutien de celui-ci.

C'est la première fois que le gouvernement chinois publie un livre blanc sur le Xinjiang.

Le livre blanc dit dans son avant-propos que la Région autonome ouïgoure du Xinjiang se situe sur la frontière nord-ouest de la Chine, à l'intérieur du continent eurasiatique et couvre une superficie de 1 664 900 km, soit un sixième du territoire chinois. Elle voisine avec huit pays sur une frontière terrestre de 5 600 km et fut jadis un passage important de la Route de la Soie. Selon les statistiques de l'an 2000, le Xinjiang comptait 19,25 millions d'habitants dont 10 969 600 appartenaient à des communautés ethniques autres que Han. Aujourd'hui, étant l'une des cinq régions autonomes d'ethnies minoritaires de la Chine, il abrite 47 ethnies.

Depuis l'antiquité, le Xinjiang est une région où cohabitent de nombreuses communautés ethniques. Dans l'histoire antique, plusieurs tribus ou peuplades ont cohabité au Xinjiang.

A la fin du XIXe siècle, le Xinjiang comptait déjà 13 communautés ethniques : les Uygur, les Han, les Kazak, les Mongols, les Hui, les Kirgiz, les Mandchous, les Xibe, les Tajik, les Daur, les Uzbek, les Tatars et les Russes. Les différentes populations, dont la majorité est formée de Uygur, cohabitaient au Xinjiang.

Etant un lieu de passage et le nud principal des échanges économiques et culturels entre l'Orient et l'Occident, le Xinjiang est depuis l'antiquité une région où coexistent plusieurs religions. Avant l'introduction de l'islam, le zoroastrisme, le bouddhisme, le taoïsme, le manichéisme et le nestorianisme avaient déjà été pratiqués au Xinjiang grâce à la Route de la Soie et s'y propageaient en même temps que les religions primitives locales. Après l'introduction de l'islam, non seulement la coexistence de plusieurs religions a été maintenue au Xinjiang, mais aussi le protestantisme et le catholicisme ont été introduits, selon le livre blanc.

Avant l'introduction des religions étrangères, les habitants du Xinjiang pratiquaient les religions primitives autochtones et le chamanisme né des religions primitives. Aujourd'hui, les religions principales y sont l'islam, le bouddhisme (y compris le bouddhisme tibétain), le protestantisme, le catholicisme et le taoïsme. Le chamanisme exerce également une assez grande influence parmi certaines ethnies.

En ce qui concerne le gouvernement du Xinjiang par les autorités centrales des différentes époques, le livre blanc affirme que les relations étroites entre le Xinjiang et la Plaine centrale remontent loin dans l'histoire. En 138 av. J.-C., la dynastie des Han envoya Zhang Qian en mission aux Contrées occidentales afin de repousser les pillages des Xiongnu dans les régions frontalières. En 121 av. J.-C., l'armée des Han infligea une grande défaite à l'armée des Xiongnu au Corridor de Hexi et établit successivement quatre préfectures de Wuwei, Zhangye, Jiuquan et Dunhuang. En 101 av. J.-C., les Han de l'Ouest envoyèrent quelques centaines de militaires au sud du mont Tianshan pour défricher les terres. L'établissement du poste de Général des Contrées occidentales en 60 av. J.-C. marque le début de l'exercice de la souveraineté sur les Contrées occidentales par les Han de l'Ouest et l'intégration du Xinjiang dans ce pays multiethnique unifié qu'est la Chine.

Sous les Sui et les Tang, les autorités centrales ont renforcé leur gouvernement au Xinjiang. A l'époque des Cinq Dynasties, des Song, des Liao et des Jin où plusieurs dynasties se disputaient le pouvoir dans la Plaine centrale, plusieurs autorités locales coexistaient dans les Contrées occidentales. Pourtant, les autorités locales de Gaochang, des Karakhanides et de Yutian maintenaient des relations étroites avec les dynasties de la Plaine centrale.

A l'époque des Yuan, Gengis Khan réalisa la réunification politique des régions au sud et au nord des monts Tianshan. En 1406, la dynastie des Ming établit la Défense de Hami où les chefs de tribu locaux, nommés officiers à divers échelons, se chargeaient des affaires militaires et politiques et de la sécurité des voies commerciales entre la Chine et l'Occident. Elle exerçait un contrôle pratique sur les autres régions des Contrées occidentales.

En 1757, les Qing écrasèrent le pouvoir séparatiste de Jungar dans le nord-ouest. Deux ans après, ils réprimèrent la rébellion de la secte Aktaglik de l'islam dirigée par Burhanidin, le grand chef et Hojajahan, le petit chef, renforçant ainsi leur contrôle militaire et politique sur les Contrées occidentales.

Après la Guerre de l'Opium en 1840, le Xinjiang a subi l' agression de la Russie tsariste et d'autres puissances. Après avoir recouvré les régions au sud et au nord des monts Tianshan, le gouvernement des Qing fonda, en 1884, il fonda officiellement dans les Contrées occidentales la province du Xinjiang qui signifie Retour des régions anciennes . Il s'agit d'une réforme importante de l'administration du Xinjiang par les différentes dynasties à différentes époques, effectuée par le gouvernement des Qing. Depuis lors, le gouverneur dirigeait les affaires militaires et politiques de tout le Xinjiang dont le centre militaire et politique fut déplacé d'Ili à Dihua (Urumqi aujourd'hui). En 1909, la division administrative du Xinjiang était identique à celle du reste du pays.

En 1912, l'année qui suit la Révolution de 1911, les révolutionnaires réussirent leur soulèvement à Ili et fondèrent le

Grand Gouvernement militaire de Xinyi , annonçant la fin de la domination politique des Qing dans la région d'Ili. Après sa fondation, le gouvernement de la République de Chine n'a cessé de renforcer la défense du Xinjiang.

Le 25 septembre 1949, le Xinjiang fut libéré pacifiquement. Le premier octobre 1949, les différentes communautés ethniques du Xinjiang saluèrent l'avènement de la République populaire de Chine avec le peuple de tout le pays.

En résumé, le gouvernement central chinois des différentes époques a exercé une administration militaire et politique sur le Xinjiang à partir de l'établissement du poste de Général des Contrées occidentales en 60 av. J.-C. sous les Han. Cette administration a été plus ou moins active en fonction de la puissance des différentes dynasties. Mais toutes les communautés ethniques du Xinjiang ont sauvegardé activement leurs relations avec le gouvernement central et contribué à la formation et à la consolidation de la grande famille de la nation chinoise.

Parlant de l'origine de la question du Turkestan oriental , le livre blanc affirme que dans des ouvrages géographiques arabes du Moyen-Age, on peut trouver le mot Turkestan signifiant pays des Turcs (Tujue en chinois) et désignant la région au nord du Sir en Asie centrale ainsi que la région orientale avoisinante. Avec l'évolution historique, les différents peuples de l'Asie centrale se sont formés successivement. Au XVIIIe siècle, le concept géographique du Turkestan est devenu tellement vague qu'on ne le trouve plus dans les ouvrages d'alors. Au début du XIXe siècle, il a été évoqué de nouveau avec l'approfondissement de l'expansion colonialiste des puissances impérialistes en Asie centrale. En 1805, un Russe nommé Timkovsky a employé de nouveau l'appellation du Turkestan dans son rapport de mission afin de désigner géographiquement l'Asie centrale ainsi que la Dépression du Tarim dans le sud du Xinjiang, Chine. Certains Occidentaux appellent donc la région de Hezhong Turkestan occidental ou Turkestan russe et la région chinoise du Xinjiang Turkestan oriental .

Depuis le début du XXe siècle, une petite poignée de séparatistes et d'extrémistes religieux du Xinjiang, influencés par le courant international d'extrémisme religieux et de chauvinisme ethnique, ont politisé le terme géographique non standardisé du Turkestan oriental selon l'expression inventée par des colonialistes et fabriqué un système idéologique et théorique préconisant l'indépendance du Turkestan oriental .

Durant les cinq premières décennies du XXe siècle, les forces en faveur du Turkestan oriental , suscitées et soutenues par les forces antagonistes étrangères, ont provoqué plusieurs troubles.

Après la libération pacifique du Xinjiang, les forces en faveur du Turkestan oriental n'ont pas accepté leur défaite. Une minorité de séparatistes du Xinjiang réfugiés à l'étranger agissaient de connivence avec les séparatistes en territoire chinois, tentant de mener des activités de séparation et de sabotage grâce au soutien des forces internationales antichinoises. Depuis les années 1990 en particulier, certaines forces en faveur du Turkestan oriental en Chine et à l'étranger, influencées par l'extrémisme religieux, le séparatisme et le terrorisme international, ont commencé à mener des activités de séparation et de sabotage par le terrorisme et la violence.

Après l'attentat du 11 Septembre, la voix internationale de la lutte et de la coopération antiterroristes devient de plus en plus forte. Afin de sortir d'une situation embarrassante, les forces en faveur du Turkestan oriental ont commencé à brandir la bannière de sauvegarder les droits de l'Homme , la liberté religieuse et les droits des ethnies minoritaires afin d' éviter les coups antiterroristes internationaux.

Avant la fondation de la République populaire de Chine, le Xinjiang avait une économie naturelle basée sur l' agriculture et l'élevage. L'industrie y était arriérée. Dans certaines régions, il manquait toujours des céréales; les habitants menaient une vie misérable. Depuis la libération pacifique du Xinjiang et la fondation de la Région autonome uygur du Xinjiang, une nouvelle page de l'histoire de cette région a été ouverte et le Xinjiang a connu une croissance rapide dans tous les domaines économiques et sociaux, selon le livre blanc.

D'après le texte, en 2001, le produit intérieur brut (PIB) du Xinjiang a atteint 148,548 milliards de yuans, soit 42,9 fois plus qu'en 1952 ou une augmentation moyenne annuelle de 8,0 %. Le PIB par habitant est passé de 166 yuans en 1952 à 7 913 yuans en 2001.

Avant l'avènement de la Chine nouvelle, les transports modernes étaient inexistants au Xinjiang. En 2001, la longueur totale des voies ferrées en service a atteint 3 010,4 km. Fin 2001, les routes en service au Xinjiang étaient d'une longueur totale de 80 900 km. Aujourd'hui, a pris forme un réseau de transport routier desservant l'ensemble des préfectures, villes, districts et cantons. La route traversant le Taklimakan est la première grande route de cette catégorie au monde construite dans un désert mouvant.

En ce qui concerne l'aviation civile, s'est créé un réseau de transport aérien ayant Urumqi comme centre, desservant 65 villes grandes et moyennes nationales ou internationales et 12 villes et chefs-lieux de préfecture ou de département de la Région autonome et totalisant une longueur de 161 800 km.

Par ailleurs, ont été installées au Xinjiang des lignes principales de transmissions numériques à micro-ondes et des lignes principales de câbles à fibres optiques.On peut effectuer aujourd'hui un appel direct national dans tous les districts et toutes les villes. Les réseaux de télécommunications numériques et multimédia ont connu une croissance rapide. La capacité des télécommunications mobiles s'est renforcée considérablement. Un réseau de télécommunications mobiles couvrant toute la Région autonome a été construit.

Selon le livre blanc, jusqu'en 2001, la Région autonome ouïgoure du Xinjiang a établi des relations commerciales avec 119 pays et territoires. Le montant d'import-export du Xinjiang a atteint 1,77 milliard de dollars.

En tant que l'une des importantes régions où l'Etat pratique la stratégie d'ouverture frontalière, le Xinjiang est devenu l'avant- poste de l'ouverture sur l'ouest de la Chine avec une ouverture sur l'extérieur tous azimuts, à divers niveaux et dans tous les domaines, caractérisée par une extension nationale et internationale le long des lignes frontalières, des ponts continentaux (eurasiatiques) et des lignes principales de transport.

En ce qui concerne les progrès de l'éducation, des sciences et techniques, de la culture et de la santé publique, le livre blanc révèle que'au cours de plus d'un demi-siècle après l'avènement de la Chine nouvelle, les activités sociales du Xinjiang ont connu des changements historiques dans tous les domaines. Le nombre des écoles primaires est passé de 1 335 en 1949 à 6 221 en 2001, celui des écoles secondaires de 9 à 1 929, celui des établissements d' enseignement supérieur de 1 à 21. La proportion de la population instruite s'est accrue remarquablement et le taux d'analphabétisme parmi les jeunes et adultes est réduit à moins de 2 %.

Parallèlement, le Xinjiang a accompli 7 102 importantes réalisations scientifiques et techniques dont 201 ont été primées par l'Etat. La technique d'élevage du mérinos a atteint un niveau avancé national et celle de construction des routes dans les déserts un niveau avancé international.

Avant l'avènement de la Chine nouvelle, on ne trouvait au Xinjiang aucune troupe artistique professionnelle, aucun établissement de recherche artistique, aucune école d'arts, aucune bibliothèque, ni aucun musée. Mais en 2001, la Région autonome comptait 89 troupes artistiques, 107 établissements de recherche et de création artistiques et un grand nombre d'écoles d'arts. Certaines uvres littéraires et artistiques d'un style ethnique élégant se sont fait connaître dans le monde entier.

Dans le domaine de la santé publique, à l'heure actuelle, l'ensemble des 85 districts (villes) de la Région autonome possède des hôpitaux, des services antiépidémiques et des dispensaires pour femmes et enfants ; tous les cantons ont des centres de soins et tous les villages disposent des services médicaux. Le niveau médical a augmenté considérablement. Beaucoup de maladies pénibles et problématiques peuvent être soignées dans la Région autonome. Les maladies endémiques et contagieuses, léguées par l'histoire et portant atteinte à la santé des habitants multiethniques, ont pratiquement été éliminées.

A propos de l'amélioration des conditions de vie de la population, le livre blanc indique qu'avec le développement de l' économie et des diverses activités sociales, le niveau de vie de la population de toutes les communautés ethniques du Xinjiang s' est élevé d'année en année. En 2001, le revenu net par paysan était de 1 710,44 yuans, ce qui a permis de résoudre suffisamment le problème de la nourriture et de l'habillement ; le salaire annuel moyen des ouvriers et des employés était de 10 278 yuans ; les citadins ont atteint dans l'ensemble un niveau de vie relativement aisée.

Actuellement, l'espérance de vie est de 71,12 ans au Xinjiang. L'accroissement démographique est caractérisé par une basse natalité, une basse mortalité et une faible augmentation. En 1985, le Xinjiang a été classé par la Société internationale de la Médecine naturelle parmi les quatre principales régions de longévité dans le monde.

Tout s'en tenant au principe de l'égalité, de la solidarité ethnique et de la liberté de croyance religieuse, le Xinjiang, l'une des régions de la Chine où est mise en vigueur l' autonomie régionale des ethnies, applique fidèlement les mesures politiques ethniques et religieuses prises par le gouvernement central et maintient les intérêts fondamentaux des diverses ethnies, formant, développant et consolidant ainsi les rapports de type nouveau caractérisés par l'égalité, la solidarité et l' entraide ethniques, soulige le livre blanc.

Le droit d'autonomie accordé aux ethnies minoritaires a été garanti par la loi et le système. Les principales fonctions dirigeantes des régions où est exercée l'autonomie ethnique sont assumées par les citoyens des ethnies qui exercent l'autonomie ethnique. Le nombre de cadres des ethnies minoritaires est passé à 348 000 personnes aujourd'hui, soit 51,8 % des cadres de la Région autonome. Les femmes cadres des ethnies minoritaires représentent plus de 46 % des femmes cadres de cette région autonome.

Les ethnies minoritaires ont une large représentativité dans les assemblées populaires aux divers échelons. Au sein des assemblées populaires aux divers échelons du Xinjiang, le pourcentage des représentants des ethnies minoritaires est de 4 points plus élevés que celui de la population de ces ethnies minoritaires dans la population totale du Xinjiang. Parmi les représentants du Xinjiang dans toutes les Assemblées populaires nationales, le taux de représentants des ethnies minoritaires est toujours de plus de 63 %, taux supérieur à celui des ethnies minoritaires dans la population totale du Xinjiang.

La liberté et le droit des ethnies minoritaires pour employer et développer la langue et l'écriture de leur propre ethnie ont été respectés et garantis, annonce le livre blanc.

Le niveau d'instruction des ethnies minoritaires ne cesse de s' élever. Après l'avènement de la Chine nouvelle, une série de mesures ont été adoptées en vue de transformer l'état arriéré de l' éducation chez les ethnies minoritaires. L'éducation des ethnies minoritaires a été considérée comme un point important de l' éducation nationale. Elle a été privilégiée et soutenue dans les domaines de la planification de développement, des investissements et de la formation des enseignants.

Le Xinjiang compte ainsi 5 882 écoles primaires et secondaires réservées aux ethnies minoritaires, soit 69 % des écoles de la Région autonome. En 2001, le taux de scolarisation des enfants en âge scolaire était de 97,41 %, et celui des élèves du secondaire, de 82,02 %.

Selon le livre blanc, la politique des naissances à l'égard des ethnies minoritaires est plus souple que pour les Han. Grâce à cette politique qui a assuré l'accroissement démographique des ethnies minoritaires, le taux d'accroissement naturel des ethnies minoritaires est supérieur à celui des Han du Xinjiang. En 2001, le taux d'accroissement naturel des ethnies minoritaires était de 13,04 ‰, et celui des Han, de 8,25 ‰. La population des ethnies minoritaires au Xinjiang est passée de 4,54 millions de personnes en 1953 lors du premier recensement national à 10 969 600 personnes en 2000 lors du 5e recensement national.

Au Xinjiang, la plupart des membres des ethnies minoritaires sont croyants. Le droit de croyance religieuse de toutes les ethnies est entièrement respectée, et les activités religieuses normales sont protégées par la loi. A l'heure actuelle, le Xinjiang compte 24 000 lieux de culte (dont 23 753 mosquées), avec 26 800 clercs (parmi eux 26 500 sont des religieux musulmans). Chaque année, le gouvernement affecte une somme spéciale à l' entretien des importants monastères, mosquées et églises.

Les religieux ont entièrement le droit de participer et délibérer dans les affaires d'Etat. Actuellement, plus de 1 800 religieux originaires du Xinjiang assument des fonctions dans les assemblées populaires et les comités de la Conférence consultative politique du Peuple chinois aux divers échelons. Au nom de leurs fidèles, ils participent activement aux affaires d'Etat en engageant des discussions et contrôlent le gouvernement dans son application de la politique sur la liberté de croyance religieuse. Depuis 1982, la Région autonome a rétabli et fondé 88 organisations religieuses. Pour assurer le déroulement régulier des activités religieuses, le Xinjiang a créé un Institut coranique de l'islam destiné à former le clergé supérieur de cette religion. Le gouvernement de la Région autonome a promulgué des règlements tels que les Règlements provisoires de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang sur la gestion des lieux de culte pour protéger les activités religieuses.

A propos de la fondation, du développement et du rôle du Corps d'armée de production et de construction du Xinjiang, le livre blanc dit que le Corps d'armée de production et de construction du Xinjiang, a été fondé en 1954 dans un contexte historique spécial. Il a pour tâche de tenir garnison aux frontières tout en défrichant des landes. C'est une organisation sociale spéciale qui, placée sous la double direction du gouvernement central et du gouvernement populaire de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, a compétence dans les affaires administratives et judiciaires en vertu de la loi et des règlements de l'Etat et de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang et bénéficie d'un budget indépendant de l'Etat.

Selon les documents historiques, les différentes dynasties chinoises des différentes époques ont toujours considéré le défrichement par les troupes en garnison aux frontières comme une importante politique de l'Etat pour exploiter le Xinjiang et consolider la défense des frontières. Cette politique a été concrétisée à partir de la dynastie des Han de l'Ouest et poursuivie par les différentes dynasties suivantes. La fondation du Corps d'armée de production et de construction au Xinjiang est la continuation et le développement de l'expérience historique dans les nouvelles conditions.

Grâce à son développement pendant une cinquantaine d'années, le Corps d'armée de production et de construction du Xinjiang joue un rôle très important pour accélérer le développement économique du Xinjiang, promouvoir l'unité de toutes les ethnies, maintenir la stabilité sociale, consolider la défense des frontières et sauvegarder l'unification de la patrie.

Le gouvernement central a considéré comme une politique fondamentale de l'Etat d'apporter son aide aux ethnies minoritaires des régions frontalières pour développer la politique, l'économie et la culture et d'avoir pour objectif l'enrichissement commun de la nation chinoise.

Grâce au soutien énergique de l'Etat, le Xinjiang a investi une somme considérable dans sa construction. Entre 1950 et 2001, un montant d'investissement de 501,515 milliards de yuans a été acquitté dans les immobilisations, dont 266,223 milliards de yuans ont été investis par les autorités centrales, soit 53,1 % des investissements totaux de la même période.

Selon des statistiques, de 1955 à l'an 2000, le gouvernement central a accordé au Xinjiang une subvention financière de 87,741 milliards de yuans. Cette subvention s'accroît d'année en année en particulier à partir de 1996 avec l'accroissement des forces financières centrales et l'application de la stratégie de la mise en valeur de l'Ouest : elle est passé de 5,907 milliards de yuans en 1996 à 18,382 milliards de yuans en 2001. Le gouvernement central a augmenté son investissement et renforcé son soutien financier en adoptant d'autres méthodes comme le paiement transféré pour les articles financiers spéciaux et le paiement transféré pour les articles financiers rentrant dans le cadre de la politique préférentielle à l'égard des ethnies minoritaires. Le gouvernement central encourage également le gouvernement régional à utiliser des prêts des organisations financières internationales et du gouvernement de pays étrangers.

Le Xinjiang possède d'abondantes ressources de pétrole et de gaz naturel. Le gouvernement central, qui persiste dans la politique consistant à explorer et exploiter en grand le pétrole et le gaz naturel, a uvré pour le bonheur de toutes les communautés ethniques du Xinjiang. Pour réaliser la stratégie de faire du Xinjiang le plus grand centre de l'industrie pétrochimique de Chine, le gouvernement central ne cesse d' augmenter les investissements dans l'exploration et l'exploitation du pétrole et du gaz naturel au Xinjiang malgré la baisse des prix du pétrole et du gaz naturel en Chine et à l'étranger et un coût d' exploration et d'exploitation relativement élevé au Xinjiang. Le projet dit transférer le gaz de l'ouest vers l'est , en cours de construction, mettant l'accent sur les sources du gaz du Xinjiang, demandera, selon le plan, un investissement de plus de 120 milliards de yuans.

Le développement rapide des industries pétrolière, du gaz naturel et pétrochimique a non seulement satisfait les besoins du développement économique du Xinjiang en produits énergétiques et pétrochimiques mais aussi stimulé le développement des secteurs tels que la mécanique, les transports et communications, les télécommunications, le bâtiment, l'électricité, les travaux hydrauliques, l'agriculture, l'industrie alimentaire, le textile, l'industrie chimique, le plastique, le caoutchouc, l' industrie pharmaceutique et les services, ce qui a entraîné des répercussions importantes sur la formation et l'amélioration de la structure économique du Xinjiang et a permis d'accroître l'emploi. Le projet dit transférer le gaz de l'ouest vers l'est pourra rapporter annuellement au Xinjiang plus de 1 milliard de yuans de recettes fiscales, pouvant contribuer au développement des diverses activités du Xinjiang.

Depuis la fondation de la Chine nouvelle, en particulier depuis l'application de la politique de réforme et d'ouverture, le gouvernement central a privilégié le Xinjiang en matière de développement économique et de diverses mesures et envoyé et formé des techniciens spécialisés au Xinjiang. Les autres provinces, régions autonomes et municipalités ont apporté une grande aide au Xinjiang sur le plan humain et technique. Depuis la réforme et l' ouverture, le Xinjiang a intensifié les échanges et la coopération dans les domaines économique et technique, et le déplacement mutuel du personnel avec le reste du pays. Une nouvelle forme d'aide ayant le marché comme orientation et suivant le principe d'avantages mutuels en vue de soutenir le développement économique et social du Xinjiang s'est développée rapidement.

Sous la direction du gouvernement central et grâce au soutien de celui-ci et aussi grâce à la lutte opiniâtre menée depuis plus de 50 ans par les diverses communautés ethniques de la Région autonome, le Xinjiang a remporté de brillants succès historiques dans les divers domaines sociaux et économiques. Mais dans cette région frontalière dotée de mauvaises conditions naturelles et d'une faible base économique, le développement de l' éducation, de la culture et de la santé doit encore faire face à de nombreuses difficultés, et la tâche visant à élever le niveau de vie de toutes les ethnies est encore dure. Accélérer le développement du Xinjiang est le désir commun de toutes les ethnies locales, mais aussi fait partie du programme stratégique du gouvernement central, fait remarquer le livre blanc.

En 1999, le gouvernement central a décidé l'application de l' importante stratégie -- la mise en valeur de l'Ouest, offrant ainsi au développement du Xinjiang une opportunité rarement vue dans l' histoire. Selon la disposition générale de l'Etat pour l' application de la stratégie de la mise en valeur de l'Ouest, la Région autonome a défini son 10e plan quinquennal et le programme de développement pour 2010.

Le développement économique et le progrès social du Xinjiang ont un bel avenir en perspective, note le livre blanc. Grâce au soutien du gouvernement central et des autres provinces, régions autonomes et municipalités, les différentes communautés ethniques du Xinjiang contribueront à l'édification d'un Xinjiang plus beau et plus prospère. Fin

 

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