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BEIJING, 30 avril (XINHUA) -- L'Office d'information du
Conseil des Affaires d'Etat de la République populaire de Chine a
publié le 29 avril un livre blanc intitulé "La situation du
travail et de la protection sociale en Chine".
Voici le texte intégral de ce document.
Avant-propos
Le droit au travail et à la protection sociale est un
droit fondamental des citoyens et qui les concerne directement. La
Chine est le plus grand pays en voie de développement du monde,
avec une population nombreuse et un niveau de développement
économique peu élevé. Développer l'organisation du travail et de
la protection sociale est une lourde tâche pour la Chine.
En tenant compte de la situation réelle du pays, le
gouvernement chinois garantit le droit au travail et à la
protection sociale des citoyens en vertu de la Constitution de la
République populaire de Chine et de la Loi sur le travail de la
République populaire de Chine et il a obtenu des succès
remarquables dans l'élévation du niveau de gestion en la matière.
Au cours des premières années de la fondation de la
République populaire de Chine, le gouvernement chinois a pris une
série de mesures efficaces pour résoudre le problème du chômage
légué par l'ancienne Chine, assurant ainsi les besoins vitaux
fondamentaux du peuple. Sous le régime de l'économie planifiée, la
Chine a hautement centralisé l'emploi, le régime des salaires et
la protection du travail, ce qui a joué un rôle actif dans l'offre
planifiée d'emplois, la garantie de la vie des ouvriers et
employés, le développement économique et la stabilité sociale.
Avec l'évolution de l'histoire, l'ancienne organisation du travail
et de la protection sociale ne pouvait plus répondre aux besoins
du développement économique et social.
A partir de 1978, la Chine a centré toujours son
travail sur l'édification économique, en appliquant une politique
de réforme et d'ouverture. Elle s'est donc engagée peu à peu dans
la voie du système de l'économie de marché socialiste et ainsi l'
organisation du travail et de la protection sociale a pu se
développer à un rythme accéléré. Le gouvernement chinois a
réorganisé de façon judicieuse la structure de l'emploi, s'est
efforcé d'augmenter les emplois et a établi un mécanisme de
placement orienté par le marché: toutes ces mesures ont permis de
stabiliser la situation de l'emploi. Il a visé à maintenir les
relations harmonieuses et stables du travail, réformé le régime
des salaires, perfectionné progressivement les règles d'
organisation du travail et rétabli pour l'essentiel de nouvelles
relations de travail. Il a encore réformé et perfectionné la
protection sociale qui concerne maintenant la plupart des
personnes actives salariées et des retraités résidant dans les
villes et les bourgs, établi dans les villes un système de minimum
vital garanti et étendu la protection sociale dans les régions
rurales. Après plusieurs années d'efforts et d'essais, a été mise
sur pied une organisation du travail et de la protection sociale
adaptée à l'économie de marché socialiste.
Le gouvernement chinois a
participé activement aux affaires internationales concernant le
travail en suivant le principe de respect mutuel, d'égalité et d'
avantages réciproques. Dans le cadre du travail et de la
protection sociale, la Chine a procédé à des échanges et une
coopération efficaces avec de nombreux pays et organismes
internationaux comme l'Organisation internationale du travail, le
Programme des Nations unies pour le développement, la Banque
mondiale et la Banque asiatique de développement et a joué un rôle
actif dans la communauté internationale pour créer des emplois,
faire disparaître la pauvreté et garantir les droits et intérêts
légitimes des travailleurs.
Entrée dans le XXIe siècle, la Chine a commencé à
construire une société où le peuple vit dans une modeste aisance
et a augmenté le rythme de la modernisation. Au début du nouveau
siècle, l'organisation du travail et de la protection sociale
cherche à atteindre les principaux objectifs suivants: créer
activement des emplois, garantir les droits et intérêts légitimes
des ouvriers et employés, coordonner les relations du travail,
augmenter les revenus de la population et perfectionner la
protection sociale.
I. La situation de l'emploi est stable dans l'ensemble
La situation de l'emploi est un grand défi pour la
Chine à cause de sa population très nombreuse, d'abondantes
ressources humaines et de la restructuration économique. Le
gouvernement chinois considère toujours la création d'emplois
comme une tâche stratégique qui a pour but de développer l'
économie nationale et le progrès social et a intégré le contrôle
du pourcentage de chômage dans le principal objectif de l'économie
nationale. Il a réorganisé de façon rationnelle la structure de l'
emploi, établi un mécanisme de l'emploi orienté par le marché et
augmenté le nombre des emplois, ce qui a stabilisé dans l'ensemble
la situation de l'emploi. Fin 2001, la population nationale s'est
élevée à 1 276 270 000 personnes (non compris celle des régions
administratives spéciales de Hong kong et de Macao et de la
province de Taiwan); on comptait 730,25 millions de personnes
actives salariées et le taux de participation au travail était de
77,03%; le taux des personnes actives salariées dans les villes et
les bourgs était de 32,8% et celui des personnes actives dans les
régions rurales, de 67,2%; le taux de chômeurs inscrits dans les
villes et les bourgs était de 3,6%.
Adopter une politique favorable à la
création des emplois
Le gouvernement chinois continue à centrer son travail
sur l'édification économique, à susciter la création d'emplois par
la croissance économique, à adopter activement une politique
favorable à l'emploi et des mesures efficaces pour créer des
emplois.
Réorganiser de façon rationnelle la structure de l'
emploi
Le développement des secteurs et des entreprises
susceptibles de créer des emplois a été encouragé pour s'adapter à
la restructuration industrielle. Parallèlement à la croissance des
investissements pour la réalisation des infrastructures, à l'
élargissement de la demande intérieure et au développement rapide
de l'économie nationale, tout en réajustant la politique
industrielle, l'importance a été accordée au développement des
entreprises à forte densité de main-d'uvre ayant des avantages
comparés et un grand potentiel de marché, et particulièrement à
celui des entreprises de service pouvant offrir de nombreux postes
de travail ainsi que des petites et moyennes entreprises. Diverses
formes de propriétés collective, privée ou individuelle ont été
encouragées; des structures souples ont été adoptées pour créer
des emplois et le domaine de l'emploi a été élargi.
Etablir un mécanisme d'emploi orienté par le marché
Le gouvernement chinois applique une politique d'emploi
dont les principes sont "l'emploi est cherché par le postulant,
régularisé par le marché et encouragé par le gouvernement". Cette
politique encourage les postulants à obtenir des emplois par le
jeu de la concurrence loyale et soutient les unités qui désirent
recruter des travailleurs et qui prennent elles-mêmes la décision
sur leur nombre et leur niveau d'instruction. En même temps,
diverses mesures ont été prises pour établir un mécanisme d'emploi
orienté par le marché. Le réseau d'informations en matière de
marché de la main-d'uvre a été mis en place, ce qui permet d'
échanger des informations à ce sujet et d'aider les travailleurs à
trouver des emplois ou un nouvel emploi grâce à ce système. Pour
mettre en place un marché de la main-d'uvre caractérisé par un
système complet, un fonctionnement normalisé, un service minutieux
et un contrôle strict, le gouvernement chinois a fait des
expériences dans 100 villes afin de normaliser et moderniser le
marché de la main-d'uvre et de gérer ce marché scientifiquement.
Ces dernières années, le gouvernement chinois a cherché à établir
un mécanisme de fixation des prix pour le marché de la main-d'
uvre afin de faire jouer les règles du marché, ce qui lui a permis
d'avoir un rôle régulateur dans la répartition des ressources
humaines, la formation du salaire et le déplacement de la
main-d'oeuvre.
Elever le niveau d'instruction des
travailleurs
Pour élever le niveau culturel et professionnel des
travailleurs, le gouvernement chinois a développé activement, par
diverses voies, tous les types d'enseignement, en pratiquant un
système qui accorde la même importance au diplôme et au certificat
d'aptitude professionnelle. Actuellement, 85% de la population a
reçu l'enseignement obligatoire de neuf ans, le taux d'
analphabétisme des jeunes et des hommes d'âge moyen a baissé à 5%;
en Chine, on recense 1 225 établissements d'enseignement supérieur
accueillant 7,19 millions d'étudiants; 686 écoles supérieures pour
adultes avec 4,56 millions d'étudiants; 80 400 écoles secondaires
avec 79,19 millions d'élèves. La Chine a développé aussi les
écoles supérieures professionnelles, les écoles secondaires
professionnelles, les écoles secondaires spécialisées, les écoles
techniques, les centres de formation d'accès à l'emploi, les
institutions de formation professionnelle créées par les secteurs
non publics et les centres de formation pour les ouvriers et
employés des entreprises afin de créer un système d'éducation et
de formation techniques tous azimuts, à multiples niveaux, et de
renforcer la formation des nouveaux travailleurs, des ouvriers et
employés en poste, des licenciés et des chômeurs. Pour les
diplômés des écoles secondaires des premier et deuxième cycles qui
n'ont pas pu entrer dans une école du niveau supérieur, on
pratique un système de préparation au travail, en leur donnant une
formation de 1 à 3 ans. On a réajusté et réorganisé les écoles
techniques et les centres de formation d'accès à l'emploi, ébabli
des bases de formation générale, accéléré l'établissement d'un
mécanisme consistant à "guider la formation par le marché et créer
des emplois par la formation", proposé largement le système de
certificat d'aptitude professionnelle et instauré un système d'
aptitude professionnelle allant de l'ouvrier non qualifié au
technicien supérieur. A l'heure actuelle, 80% des nouveaux
travailleurs ont un diplôme de l'école secondaire du deuxième
cycle ou ont reçu une formation technique, et près de 35 millions
de personnes ont obtenu un certificat d'aptitude professionnelle.
Développer les services de placement A partir des
années 1980, la Chine n'a cessé d'améliorer le système de services
de placement comprenant la présentation de l'emploi, la formation
avant emploi, l'assurance-chômage et les entreprises de placement.
Par ce système, on peut fournir des informations aux postulants et
aux entreprises prêtes à recruter des travailleurs, donner des
conseils, présenter des services, assurer une formation avant
emploi pour les nouveaux postulants et une formation de
reconversion pour les chômeurs et offrir le paiement de l'
assurance-chômage et des emplois aux défavorisés. Le gouvernement
encourage les agences de placement créées par les secteurs non
publics à développer leurs activités et à étendre leurs services
dans les quartiers d'habitation pour former un réseau de service à
multiples niveaux.
Prendre en considération l'emploi dans les
villes comme à la campagne
L'abondance de main-d'uvre dans les campagnes provoque
une insuffisance d'emplois. Le gouvernement chinois prête une
attention particulière à ce problème. En mettant en application la
stratégie de "l'urbanisation" et de la "mise en valeur de l'Ouest"
et en cherchant une nouvelle voie pour résoudre le problème d'
emploi dans les villes aussi bien qu'à la campagne, le
gouvernement a adopté deux mesures politiques fondamentales:
premièrement, il convient de créer des emplois sur place pour la
main-d'uvre rurale. On doit exploiter pleinement les atouts des
ressources locales, réajuster activement la structure de l'
agriculture et de l'économie rurale, développer l'agriculture à
haut rendement et l'agriculture à forte densité de main-d'uvre,
créer des activités non agricoles dans les régions rurales,
encourager à associer le développement des entreprises rurales
avec la construction de petites villes et bourgs, élargir l'
ampleur de la construction d'infrastructures à la campagne comme
les travaux hydrauliques, les transports, les communications et le
réseau électrique et enfin développer l'éducation élémentaire et
la formation à l'aptitude professionnelle. Deuxièmement, il
convient d'encourager la main-d'uvre rurale à se déplacer dans
diverses régions tout en lui donnant des conseils. Les succès de
la réforme rurale ayant fortement augmenté la productivité
agricole, la main-d'uvre agricole pléthorique a commencé à se
déplacer vers les villes et les bourgs; ce déplacement s'effectue
notamment des régions occidentales vers les régions côtières de l'
Est. Le gouvernement chinois a maîtrisé activement ce déplacement
normal interrégional. Il a organisé de façon ordonnée le
déplacement de la main-d'uvre, en renforçant l'édification du
réseau d'information et la prestation des services de placement et
en assurant une formation avant l'envoi de main-d'uvre, afin d'
élever le taux d'accès à l'emploi. Il a instauré encore un
mécanisme de double déplacement: aider la main-d'uvre rurale à
trouver des emplois dans d'autres régions d'une part et d'autre
part l'aider à créer des entreprises dans son pays natal lors de
son retour. Actuellement, 1 000 centres de contrôle de l'emploi
pour la main-d'uvre rurale ont été établis dans une centaine de
villes de Chine afin d'analyser les déplacements et les demandes
de cette main-d'uvre, de diffuser à temps des informations et d'
organiser un déplacement rationnel.
Les emplois se sont accrus et la structure a
été optimisée
Grâce aux efforts conjugués du gouvernement et des
diverses organisations sociales, les emplois se sont accrus
nettement. Depuis 1978, la population active salariée dans les
villes et à la campagne a augmenté de 328,73 millions de personnes
dont 144,26 millions de citadins.
La structure de l'emploi a connu un changement
considérable. En l'an 2000, le taux de la population active
salariée des secteurs primaire, secondaire et tertiaire s'
établissait respectivement à 50%, 22,5% et 27,5%; par rapport au
passé, la part du secteur primaire a nettement baissé, tandis que
la part des secteurs secondaire et tertiaire a augmenté dans de
fortes proportions; surtout le rythme de croissance du secteur
tertiaire est supérieur à celui du secteur secondaire. La part des
salariés des entreprises d'Etat et collectives dans la population
urbaine et rurale salariée est passée de 99,8% en 1978 à 37,3% en
2001; le nombre de salariés des entreprises privées, individuelles
et à investissement étranger a visiblement augmenté. Dans les
régions rurales, les occupations sont basées sur le foyer, mais
avec la mise en application de la stratégie d'urbanisation et le
développement des secteurs non agricoles, la main-d'uvre rurale
va se transférer rapidement et chercher un travail non agricole.
Fin 2000, le nombre des salariés des entreprises rurales a atteint
128,195 millions de personnes dont 38,328 millions travaillent
dans les entreprises rurales collectives, 32,525 millions dans les
entreprises rurales privées et 57,342 millions dans les
entreprises rurales individuelles. Depuis les années 1990, 80
millions de ruraux ont trouvé un travail en ville.
Créer des emplois pour les ouvriers et employés
licenciés et les chômeurs
Avec la réorganisation accélérée de la structure
économique, les problèmes dus à l'ancien mécanisme de gestion des
entreprises sont apparus peu à peu: en raison de la pléthore de
personnel, de nombreux travailleurs ont perdu leur travail. Les
ouvriers et employés des entreprises d'Etat, relativement âgés,
qui ont un niveau d'instruction relativement bas et une seule
aptitude professionnelle, ont de la difficulté à trouver un
nouveau poste de travail. Pour résoudre les problèmes des ouvriers
et employés licenciés et des chômeurs, le gouvernement chinois a
pris une série de mesures favorisant leur réemploi, tout en
assurant leurs besoins vitaux fondamentaux.
Offrir activement des services de placement
Dans les entreprises d'Etat où il y a les ouvriers et
employés licenciés, des centres de placement ont été créés où,
après leur inscription, tous les six mois, ils peuvent recevoir un
conseil professionnel de la part des organismes d'emploi public du
gouvernement, des informations sur l'emploi à trois reprises et
une formation professionnelle gratuite. Depuis 1998, le
gouvernement a mis en application un plan de formation de 10
millions d'ouvriers et employés licenciés et de chômeurs en trois
ans. Grâce à ce plan, des enseignants ont été mobilisés pour
donner des cours de formation, des mesures efficaces consistant à
faire acheter les produits de la formation par le gouvernement ont
été prises et les ouvriers et employés licenciés et les chômeurs
ont été incités à participer à la formation. En trois ans, de 1998
à 2000, 13 millions d'ouvriers et employés licenciés et de
chômeurs ont reçu un stage de formation. Six mois après la
formation, 60% de personnes ont retrouvé un emploi. En 2001, le
deuxième stage de formation proposé par ce plan a commencé.
Actuellement, dans 30 villes, un plan de "formation pour la
création des entreprises" a été mis en application afin de former
des ouvriers et employés licenciés et des chômeurs désireux de
créer de petites entreprises. Après la formation, ils peuvent
obtenir une aide pour s'inscrire plus facilement au service d'
administration industrielle et commerciale et recevoir un prêt
modique; le développement des petites entreprises permet de
recruter plus d'ouvriers et employés licenciés et de chômeurs.
Perfectionner et concrétiser les mesures favorisant le
réemploi
Le gouvernement chinois a aidé les ouvriers et employés
licenciés et les chômeurs à créer des entités économiques ou des
organisations du travail, à chercher des emplois et à les
organiser pour leur donner du travail, tout en prenant des mesures
qui leur sont favorables telles que la simplification de l'
inscription auprès du service d'administration industrielle et
commerciale, l'aménagement des terrains, la réduction des impôts
et l'octroi de crédits. Pour le réemploi des ouvriers et employés
licenciés et des chômeurs, l'accent est mis sur les quartiers d'
habitation, tout en développant les petites entreprises et les
entreprises de placement pouvant embaucher de nombreux
travailleurs.
Mener une "action d'assistance au réemploi"
Pour résoudre les problèmes des ouvrirers et employés
licencies ayant quitté les centres de réemploi, le gouvernement a
mené une "action d'assistance au réemploi", en adoptant des
mesures efficaces pour garantir leurs besoins de première
nécessité et leur assurer les services en matière de réemploi et
de protection sociale.
entre 1998 et 2001, on a recensé plus de 25,5 millions
d'ouvriers et employés licenciés des entreprises d'Etat dont 16,8
millions ont retrouvé un emploi.
Garantir le droit des femmes à l'emploi
La Chine accorde toujours une importance particulière à
l'emploi des femmes. Les règles concernant celui-ci ont été
précisées dans la Constitution de la République populaire de Chine,
la Loi sur le travail de la République populaire de Chine et la
Loi sur la protection des droits et intérêts légitimes des femmes
de la République populaire de Chine. L'Etat protège les femmes
afin qu'elles bénéficient des mêmes droits que les hommes en ce
qui concerne le travail et applique constamment le principe: "à
travail égal, salaire égal entre l'homme et la femme". Les femmes
peuvent bénéficier d'une protection spéciale pendant la
menstruation, la grossesse, l'accouchement et la période
d'allaitement. Le gouvernement chinois et les divers milieux
sociaux ont organisé activement la formation technique pour les
femmes, exploité et élargi les secteurs et les métiers
susceptibles de créer des emplois qui conviennent aux femmes et
adopté diverses formes plus souples pour offrir des possibilités
d'emploi aux femmes.
Aider les handicapés et les défavorisés à
trouver des emplois
Le gouvernement chinois prête une attention
particulière au droit au travail et à l'emploi des handicapés. La
Chine a adopté une politique consistant à associer "centralisation
et dispersion" et à encourager les handicapés actifs à chercher
eux-mêmes du travail. Les entreprises de bienfaisance sont
destinées principalement à employer des handicapés. Le
gouvernement encourage le développement des entreprises de
bienfaisance dans le but d'engager de nombreux handicapés, tout en
prenant des mesures préférentielles comme l'exemption et la
réduction des impôts. En même temps, le gouvernement a appliqué
une politique de quota pour l'emploi des handicapés. Toutes les
unités doivent employer un certain nombre de handicapés
proportionnelle ment à celui de leurs travailleurs. Celles qui n'
ont pas atteint le quota doivent verser une somme de garantie d'
emploi pour les handicapés. Pendant les cinq années allant de 1996
à 2000, les diverses organisations sociales ont utilisé des
allocations accordées par le gouvernement et des sommes de
garantie d'emploi pour former plus de 1,1 million de handicapés et
créer des emplois pour plus de 1,1 million de personnes. Le taux
d' accès à l'emploi des handicapés est passé de 70% à 80,7%.
Pour les citadins démunis sans travail, les ouvriers
et employés licenciés d'un âge avancé et les chômeurs qui ont des
difficultés à trouver des emplois, le gouvernement a instauré un
système de service de placement, en affectant une certaine somme
pour soutenir les organisations d'intérêt public des quartiers
afin de créer des emplois tels que le maintien de la propreté de
l' environnement et de l'ordre public et les prestations de
services dans le quartier. En ce qui concerne la création
d'emplois pour les démunis et l'organisation de services gratuits
pour l'emploi, des succès satisfaisants ont été enregistrés.
II. Des relations de travail d'un type
nouveau ont été instituées
Au cours de l'établissement et de l'amélioration du
système économique de marché socialiste, les relations de travail
sont devenues diversifiées en Chine. La Chine vise à maintenir des
relations de travail harmonieuses et stables. Une législation
organisant les relations de travail a été pour l'essentiel mise en
place avec la Loi sur le travail de la République populaire de
Chine comme le contenu principal, il en est de même pour le
système de contrat de travail et de convention collective, le
mécanisme de coordination trilatérale, le système de normalisation
du travail, le système de règlement des litiges du travail et le
système de supervision de la protection du travail. Toutes ces
mesures ont permis de rétablir des relations de travail d'un type
nouveau adaptées à l'économie de marché socialiste.
Appliquer un système de contrat de travail
Ce système a été mis en application à titre d'essai au
milieu des années 1980. Dans les années 1990, il a été largement
diffusé et aujourd'hui il est largement appliqué dans les diverses
entreprises des villes et des bourgs. En vertu des stipulations de
la loi chinoise, les employeurs et les employés doivent établir
des relations de travail et conclure un contrat par écrit dans
lequel doit être mentionné un délai fixe, variable ou dépendant
des besoins du travail. Pour signer le contrat, les deux parties
doivent respecter le principe d'égalité, de consentement libre et
de consultation. En appliquant le système de contrat de travail,
on peut discerner quels sont les droits et les devoirs des
employeurs et des employés, ce qui garantit le pouvoir de décision
des employés pour choisir un emploi et celui des employeurs pour
embaucher des personnes.
Etablir un système de convention collective
Le gouvernement chinois encourage les entreprises à renforcer
sans cesse les pouvoirs de l'assemblée des représentants des
ouvriers et employés et des syndicats et à perfectionner le
système de participation démocratique. Pour créer un mécanisme d'
auto-régulation des relations de travail au sein de l'entreprise,
la Chine a commencé à établir, à titre d'expérimental, un système
de convention collective en suivant le principe d'égalité et de
consultation et à le généraliser. Selon la législation chinoise,
les ouvriers et les employés des entreprises peuvent, par l'
intermédiaire des représentants du syndicat ou des réprésentants
mandatés par eux et par voie de délibération, signer une
convention collective au sujet des rémunérations du travail, des
horaires de travail, du repos, des congés, de l'hygiène, de la
sécurité du travail, de l'assurance et du bien-être. La
délibération doit observer le principe d'égalité et sous diverses
formes, et la convention collective peut comporter un contenu
varié. La plupart des entreprises signent des conventions
collectives avec leur syndicat par voie de délibération.
Ces dernières années, ce système a commencé à se généraliser
non seulement dans les entreprises non publiques mais aussi dans
les entreprises d'Etat à la suite de la réforme. Fin 2001, dans l'
ensemble du pays, 270 000 conventions collectives signées par les
entreprises ont été inscrites dans les registres des services
administratifs chargés du travail et de la protection sociale.
Etablir un mécanisme de coordination tripartite
La Chine cherche activement à établir un mécanisme de
coordination tripartite entre le gouvernement, le syndicat et l'
entreprise, adapté à la situation réelle de la Chine. Ce mécanisme
institue un organisme de coordination qui, composé des
représentants des services du travail et de la protection sociale
des divers échelons, des syndicats et des entreprises, se charge
de poser et d'étudier les problèmes concernant le travail et de
formuler des propositions sur les règlements en cours d'
élaboration sur le travail et la protection sociale et sur les
importants projets de réforme et les mesures politiques qui
intéressent les trois parties.
En août 2001, le ministère du Travail et de la
Protection sociale, la Fédération nationale des syndicats de Chine
et la Fédération des entreprises de Chine ont établi en commun un
système de réunion tripartite pour coordonner les relations
nationales du travail et organisé, à l'échelle nationale, la
première réunion de ce genre, ce qui a permis à la Chine d'avoir
un mécanisme normalisé et stable pour ce travail. Actuellement,
une dizaine de provinces et de municipalités relevant directement
de l'autorité centrale comme Beijing, Tianjin, le Hebei, le Shanxi
et le Jiangsu, ainsi que de nombreuses villes comme Shenzhen et
Dalian, ont établi ce genre de mécanisme régional. Dans le Shanxi
et le Jiangsu entre autres, ce mécanisme fonctionne sur trois
niveaux: province, préfecture (ville) et district.
Perfectionner le système de normalisation du travail
Le gouvernement chinois continue à faire des efforts pour
définir de façon rationnelle, publier en vertu de la loi et
réajuster opportunément les normes du travail, à protéger les
droits et intérêts légitimes des travailleurs et à promouvoir le
développement économique et social. Actuellement, la Chine a
établi pour l'essentiel un système de normalisation du travail
avec la Loi sur le travail de la République populaire de Chine
comme noyau, qui concerne les horaires de travail, le repos, les
congés, les salaires, l'interdiction d'emploi des enfants-ouvriers,
la protection particulière des ouvrières et des ouvriers mineurs,
le quota du travail, la sécurité et l'hygiène professionnelles. Ce
système sera réajusté et perfectionné avec le développement
économique et social.
Pour que les travailleurs puissent jouir des droits au travail
normal, au repos et au congé, la Chine pratique, à l'heure
actuelle, un régime de travail de 8 heures par jour et de 40
heures par semaine. Si l'employeur veut prolonger les heures de
travail, il doit discuter avec le syndicat et les ouvriers. En
général, le supplément du travail ne doit pas dépasser une heure
par jour, trois heures dans des cas particuliers, et 36 heures par
semaine. Les travailleurs jouissent des droits à des congés
pendant les jours fériés légaux et à un jour de repos au moins
toutes les semaines.
L'Etat interdit aux mineurs de moins de 16 ans de
prendre un emploi et sanctionne sévèrement l'embauche des enfants-
ouvriers. L'Etat ne permet pas aux employeurs de fournir un
travail prohibé par l'Etat aux ouvrières et aux ouvriers mineurs (
ayant 16 ans révolus, mais moins de 18 ans). Dans le domaine de l'
hygiène et de la sécurité professionnelles, la Chine a défini les
critères nationaux, locaux et professionnels. Pour perfectionner
le système de gestion de l'hygiène et de la sécurité
professionnelles, le gouvernement chinois a promulgué, en 1999,
les critères de ce système et les a authentifiés. Actuellement, la
Chine a défini plus de 200 critères nationaux et professionnels
concernant le quota du travail et l'effectif et d'autres critères
de travail sur le classement des professions et l'aptitude
professionnelle.
Pour garantir l'aspect scientifique et rationnel des critères
du travail et appliquer ceux-ci sans obstacles, la Chine recueille
toujours les avis des organisations syndicales, des entreprises et
des experts dans le processus d'élaboration, de publication et de
réajustement des critères du travail. Le gouvernement chinois
préconise toujours que les critères du travail doivent s'accorder
avec le niveau du développement économique et social du pays,
protéger les droits fondamentaux de l'Homme et promouvoir le
développement de l'économie nationale et le progrès social. La
Chine attache de l'importance aux expériences de la communauté
internationale dans l'élaboration et l'application des critères du
travail et adhère en temps opportun à des conventions
internationales sur le travail en tenant compte de la réalité
économique et sociale du pays.
Perfectionner le système de règlement des litiges du travail
Le gouvernement chinois préconise que les litiges du travail
doivent être résolus à temps et en vertu de la loi et que les
droits et intérêts légitimes des deux parties intéressées doivent
être garantis. Il propose et soutient le règlement du litige entre
les deux parties intéressées par voie de consultation. Les
stipulations de la loi concernée ont défini clairement la
procédure et l'organisme pour régler les litiges de travail. Selon
ces stipulations, si un litige a lieu entre un ouvrier et l'
entreprise, une des deux parties intéressées peut demander la
médiation au comité de médiation au sein de l'entreprise. Si la
médiation a échoué ou les intéressés ne veulent pas de celle-ci,
ils peuvent demander l'arbitrage au comité d'arbitrage du travail
de la région où ils habitent. Si les intéressés n'acceptent pas l'
arbitrage, ils peuvent intenter un procès en justice.
Fin 2001, 3 192 comités d'arbitrage du travail de l'échelon du
district et supérieur ont été établis dans l'ensemble du pays avec
près de 20 000 arbitres professionnels et personnes qui cumulent
des fonctions d'arbitre. Du 1er août 1993, jour de la publication
des règlements concernant les litiges de travail au sein de
l'entreprise de la République populaire de Chine à la fin 2001,
les comités d'arbitrage de travail des divers échelons ont examiné,
en ouvrant un dossier, 688 000 affaires concernant 2,368 millions
de personnes. Le taux de liquidation des affaires est de plus de
90%. En outre, les comités d'arbitrage de travail des divers
échelons ont examiné 503 000 affaires sans établir de dossier.
Etablir un système de supervision de la protection
du travail
Depuis 1993, la Chine a établi progressivement un système de
supervision de la protection du travail. Les lois et règlements
comme la Loi sur le travail de la République populaire de Chine et
la Loi de la République populaire de Chine sur la sanction
administrative ont stipulé les fonctions, les obligations et la
procédure de travail des organismes de supervision de la
protection du travail. Les organismes administratifs du travail et
de la protection sociale se chargent d'exercer une supervision sur
les employeurs pour voir s'ils respectent les lois et règlements
sur le travail et la protection sociale. Ils ont le droit d'
arrêter les actes violant ces lois et règlements, d'ordonner aux
contrevenants de les corriger et de leur infliger, en vertu de la
loi, une sanction administrative comme l'avertissement et l'amende.
Toute organisation et tout particulier ont le droit de dénoncer et
d'accuser les actes violant les lois et règlements sur le travail
et la protection sociale. Les intéressés peuvent demander un
réexamen administratif ou intenter un procès administratif s'ils
estiment que les organismes administratifs du travail et de la
protection sociale lèsent leurs droits et intérêts légitimes dans
la supervision de la protection du travail.
Respectant le principe d'exercer les fonctions en vertu de la
loi et d'appliquer strictement la loi, les organismes du travail
et de la protection sociale des divers échelons ne cessent de
renforcer l'application de la loi sur le travail et la protection
sociale et ont établi, à la fin 2001, 3 174 organismes de
supervision de la protection du travail avec 40 000 superviseurs.
Réformer le système des salaires.
La Chine pratique le système consistant à "considérer la
rétribution en fonction du travail comme la principale forme et à
faire coexister d'autres formes de rétribution", ce qui correspond
au principe de donner la priorité à l'efficacité tout en
maintenant l'impartialité. La réforme du système des salaires a
permis de faire jouer le rôle régulateur des mécanismes du marché
et d'augmenter les salaires grâce au développement économique et à
la hausse de la rentabilité des entreprises. Les lois et
règlements tels que la Loi sur le travail de la République
populaire de Chine, les règlements sur le salaire minimum des
entreprises et les règlements provisoires sur le paiement des
salaires ont stipulé de façon explicite la base des rémunérations.
Le gouvernement chinois a défini les critères du salaire minimum,
réajusté en temps opportun le salaire minimum, normalisé le
paiement des salaires, publié la référence de base des salaires,
le salaire moyen du marché de la main-d'uvre et les informations
sur le coût de la vie; il a en outre encouragé les entreprises à
pratiquer à titre d'essai le système de consultation collective à
propos des salaires, incité les entreprises à adopter une grille
de salaires variée et souple et diverses formes de rétribution et
garanti l'autonomie des entreprises dans la distribution des
rémunérations et le droit des travailleurs à une rétribution de
leur travail conformement à la loi. Actuellement un système de
salaire minimum a été instauré dans toute la Chine. Une dizaine de
milliers d'entreprises ont adopté à titre d'essai des méthodes de
consultation collective sur les salaires; 26 provinces, régions
autonomes et municipalités relevant directement de l'autorité
centrale ont publié la référence de base des salaires et 88 villes
ont fait connaître le salaire moyen du marché de la main-d'uvre.
Depuis la réforme et l'ouverture, le salaire des ouvriers et
employés urbains n'a cessé d'augmenter avec le développement
rapide de l'économie. Fin 2001, le salaire annuel moyen en espèces
des ouvriers et employés urbains était de 10 870 yuans, soit 16,3
fois plus qu'en 1978, ou une augmentation effective annuelle de 5,
5%, déduction faite de la hausse de prix.
III. La mise en place d'un système global de
protection sociale.
Pour favoriser le développement économique et la stabilité
sociale et amélioirer progressivement le niveau de vie de l'
ensemble des populations et leur régime de protection sociale, le
gouvernement chinois s'efforce de mettre sur pied un système de
protection sociale perfectionné correspondant au système de l'
économie de marché socialiste. A l'issue de plusieurs années d'
expérimentation et de pratique, un système de protection sociale
caractérisé par la collecte des fonds de protection par divers
moyens et par une gestion et des services tendant progressivement
vers la socialisation a été instauré pour l'essentiel. Ce système
comprend principalement l'assurance, l'assistance, le bien-être,
les soins particuliers accordés aux militaires invalides et aux
familles des militaires et des martyrs révolutionnaires, et l'
entraide.
La réforme du système de protection sociale.
A partir du début des années 1980, le gouvernement chinois a
entrepris une série de réformes du système de protection sociale.
Ces réformes ont pour but de mettre sur pied un système de
protection sociale indépendant des entreprises et des
établissements d'utilité publique, caracté- risé par des sources
financières multiples, la standardisation des normes et la
socialisation de la gestion et des services. Elles ont pour règles
principales: protection de base, couverture étendue, plusieurs
niveaux et homogénéité graduelle. Correspondant au niveau du
développement économique, la protection de base instaurée d'office
par l'Etat a pour but de satisfaire principalement les besoins de
premières nécessités de la population. La protection sociale doit
couvrir progressivement tous les citoyens. En dehors de la
protection de base, l'Etat cherche à promouvoir activement le
développement des protections sous d'autres formes afin d'établir
un système de protection sociale à plusieurs niveaux. Un système
unifié de protection sociale sera progressivement mis en place
dans l'ensemble du pays à travers des réformes et du développement
en ce domaine. Après une dizaine d'années d'efforts, les mesures
fondamentales du système de sécurité sociale ont été élaborées et
promulguées à l'heure actuelle et mises en application l'une après
l'autre. Ce système couvre la majorité des travailleurs et des
retraités des villes, et dans certaines régions, les paysans venus
travailler en ville. Le système de garantie du minimum vital des
habitants a été instauré d'une façon générale dans les villes. En
2001, le gouvernement chinois a commencé à mener dans la province
du Liaoning une expérience d'ensemble visant à perfectionner le
système de protection sociale dans les villes et les bourgs.
A partir du milieu des années 1990, pour renforcer
la coordination des divers systèmes de protection sociale et la
gestion et la supervision de ses fonds, le gouvernement chinois a
entrepris une série de réformes du système de gestion de la
protection sociale, transformant la sécurité sociale gérée
séparément par plusieurs départements administratifs en une seule
gérée uniquement par les départements administratifs du travail et
de la protection sociale. Et ces départements à divers échelons
ont établi à leur tour les services administratifs correspondants
chargés de la gestion des affaires concrètes relatives à la
sécurité sociale. Les affaires de sécurité sociale prises en
charge auparavant par les entreprises ont été assimilées au fur et
à mesure au système de gestion par les organismes sociaux, ce qui
signifie que les prestations de la sécurité sociale dépendent de
ces organismes et que leurs bénéficiaires sont administrés par les
services des quartiers d'habitation. Le gouvernement chinois a
renforcé le contrôle administratif et social des fonds de la
protection sociale. Les fonds de la protection sociale, intégrés
dans une catégorie spéciale de gestion financière et gérés
séparément pour les recettes et les dépenses, sont consacrés
exclusivement aux dépenses en la matière. A cet effet, les
départements administratifs du travail et de la protection sociale
à divers échelons ont institué spécialement des organismes de
surveillance des fonds de sécurité sociale, qui se chargent d'
examiner et de surveiller la perception, la gestion et le
versement de ces fonds, et de punir les infractions aux lois et
règlements concernés. En outre, le gouvernement chinois, en
adoptant une série de mesures, telles que le renforcement de la
perception de fonds et l'augmentation de la proportion des
dépenses de protection sociale dans son budget, s'efforce d'
élargir les sources de financement de la sécurité sociale. Pour la
seule année 2001, les fonds du budget de l'Etat destinés aux
dépenses de protection sociale se sont élevés à 98,2 milliards de
yuans, soit 5,18 fois plus que durant l'année 1998. Le
gouvernement chinois a créé spécialement un conseil national d'
administration chargé de la gestion des fonds de la protection
sociale provenant de la revente des actions d'Etat, du financement
de l'Etat et d'autres moyens.
Depuis 1998, le gouvernement chinois a adopté deux
mesures de garantie. La première consiste à garantir le minimum
vital aux ouvriers et employés licenciés des entreprises d'Etat.
Des centres de placement ont été mis sur pied d'une façon générale
dans les entreprises d'Etat pour payer aux ouvriers et employés
licenciés une allocation correspondant au minimum vital et régler
pour eux les cotisations à la sécurité sociale. Les fonds
nécessaires proviennent à la fois du budget de l'Etat, des
entreprises et des organismes sociaux (il s'agit principalement
des cotisations de l'assurance-chômage). Parallèlement, les
ouvriers et employés licenciés ont été organisés pour participer
aux consultations professionnelles et à la formation destinée à
leur réemploi. La deuxième mesure consiste à garantir aux
retraités le minimum vital et le paiement régulier et normal de
leur pension de retraite de base. Dans le but d'assurer la mise en
application des "deux mesures de garantie", le gouvernement
chinois a formulé le principe des "trois lignes de garantie" qui
s' articulent avec ces deux mesures. Les règles de ce principe
sont les suivantes: les ouvriers et employés licenciés des
entreprises d'Etat peuvent toucher, dans les centres de placement,
l' allocation correspondant au minimum vital pendant une durée
maximale de 3 ans; au terme de celle-ci, ils peuvent continuer à
toucher l'allocation de l'assurance-chômage pendant une durée
maximale de 2 ans s'ils n'arrivent pas à trouver un nouveau poste.
S'ils n'arrivent toujours pas à trouver un nouveau poste à l'
expiration de leur période d'allocation de l'assurance-chômage,
ils peuvent présenter une demande pour toucher l'allocation de
garantie du minimum vital pour les citadins. En 2001, la majorité
absolue des ouvriers et employés licenciés des entreprises d'Etat
ont réussi à toucher cette allocation de garantie du minimum vital,
et les retraités, leur pension de retraite payée pour la plupart
du temps à terme fixe et en quantité suffisante. La mise en
application des "deux mesures de garantie" a joué un rôle
important dans la défense des droits et intérêts légitimes des
ouvriers et employés licenciés ainsi que ceux des retraités et
pour le maintien de la stabilité sociale.
Le système de l'assurance-vieillesse
En 1984, la réforme concernant le système de l'assurance-
vieillesse a été entreprise dans toute la Chine. En 1997, le
gouvernement chinois a édicté la Décision sur la création d'un
système unifié d'assurance-vieillesse de base pour les ouvriers et
employés des entreprises, qui a jeté les bases en Chine d'un
système unifié d'assurance-vieillesse pour les salariés des
entreprises urbaines.
Le système de l'assurance-vieillesse de base en Chine adopte
une formule qui associe les fonds de pension communs gérés par la
société et le compte personnel. L'assurance-vieillesse de base
couvre les ouvriers et employés des entreprises de divers types en
ville et dans les bourgs. Toutes les entreprises en ville et dans
les bourgs et leurs ouvriers et employés sont tenus de payer la
cotisation obligatoire de l'assurance-vieillesse de base. A l'
heure actuelle, la cotisation payée par les entreprises représente
environ 20% du montant des salaires, et celle payée par les
ouvriers et employés, 8% de leur salaire. Les cotisations de l'
assurance-vieillesse de base payées par les entreprises servent
les unes à créer les fonds de pension communs, les autres à être
virées au compte des ouvriers et employés. Celles payées par les
ouvriers et employés sont inscrites à leur compte. Le montant de
la pension de retraite comprend la pension de retraite de base et
la pension de retraite provenant du compte personnel. La pension
de retraite de base est payée par les fonds de pension communs
gérés par la société. La pension mensuelle de retraite de base
représente 20% du salaire moyen social des ouvriers et employés,
et la pension mensuelle de retraite sur le compte personnel, 1/120
des sommes épargnées sur le compte personnel. Les fonds sur le
compte personnel peuvent être transmis par héritage. Aux ouvriers
et employés qui ont commencé à travailler avant la mise en
application du nouveau système et qui prennent leur retraite après
sa mise en application, une pension de retraite transitoire doit
être payée en complément.
Après quelques années d'application, les ouvriers et
employés ayant participé à l'assurance-vieillesse de base sont
passés de 86,71 millions de personnes à la fin de 1997 à 108,02
millions à la fin de 2001; les bénéficiaires de la pension de
retraite de base, de 25,33 millions de personnes à 33,81 millions;
et la pension moyenne mensuelle de la retraite de base, de 430
yuans à 556 yuans. En vue d'assurer un versement régulier et
normal de la pension de retraite de base, le gouvernement chinois
s'est efforcé, au cours de ces dernières années, d'élever le
niveau de la gestion commune des fonds consacrés à l'assurance-
vieillesse de base pour appliquer progressivement cette gestion au
niveau provincial et élargir sans cesse l'assiette financière des
fonds consacrés à l'assurance-vieillesse de base. De 1998 à 2001,
les dépenses du budget national pour subventionner l'assurance-
vieillesse de base ont atteint 86,1 milliards de yuans. A l'heure
actuelle, le paiement de la pension de retraite de base est assuré
pour l'essentiel par des organismes tels que les banques et les
postes, et en 2001, le pourcentage de paiement de la pension de
retraite de base par ces organismes a atteint 98%. En revanche, l'
ancien système d'assurance-vieillesse reste toujours valable pour
les employés et les retraités des organismes d'Etat et des
établissements d'utilité publique.En 1991, la Chine a commencé à
mettre à l'essai dans certaines régions rurales le système d'
assurance-vieillesse; celui-ci a pour principes essentiels "
compter principalement sur les cotisations personnelles,
considérer les subventions collectives comme moyen d'appoint et
bénéficier de l'assistance du gouvernement en fonction des
décisions politiques"; il a pour base la formule des fonds
épargnés sur le compte personnel.
Le système de l'assurance médicale
En 1988, le gouvernement chinois a commencé à entreprendre une
réforme du système des soins médicaux gratuits appliqué dans les
organismes d'Etat et les établissements d'utilité publique et du
système de l'assurance-travail appliqué dans les entreprises d'
Etat. En 1998, en promulguant la Décision sur la création d'un
système d'assurance médicale de base pour les travailleurs en
ville et dans les bourgs, le gouvernement chinois a jeté les bases
pour l'ensemble du pays d'un système d'assurance médicale pour les
ouvriers et employés en ville.
Le système de l'assurance médicale de base en Chine utilise
une formule qui associe la gestion commune par la société et le
compte personnel. Les fonds consacrés à l'assurance médicale de
base sont gérés en principe par les préfectures et les villes au
même niveau. L'assurance médicale de base concerne tous les
établissements employeurs et leurs employés en ville et dans les
bourgs. Toutes les entreprises, tous les organismes administratifs
d'Etat, tous les établissements d'utilité publique ainsi que
diverses unités de travail et leurs ouvriers ou employés ont pour
obligation de payer les cotisations de l'assurance médicale de
base. A l'heure actuelle, le montant des cotisations payées par
les établissements employeurs représente environ 6% de la masse
salariale et celles payées par les employés, 2% de leur propre
salaire. Les cotisations de l'assurance médicale de base payées
par les établissements employeurs contribuent les unes aux fonds
communs et les autres sont virées au compte personnel des employés;
celles payées par les employés s'inscrivent à leur compte. Les
fonds communs et les fonds inscrits au compte personnel sont
destinés respectivement à régler des frais médicaux différents.
Les uns, qui ont des taux minimal et maximal de paiement, sont
destinés principalement à régler les frais d'hospitalisation et
les frais thérapeutiques d'un certain nombre de maladies
chroniques; les autres servent principalement à régler les frais
ordinaires de consultation.
Pour assurer un service médical de base aux
ouvriers et employés cotisants à l'assurance médicale et juguler
de manière efficace la croissance excessive des frais médicaux, le
gouvernement chinois a renforcé la gestion des services médicaux,
dressé la liste des médicaments réservés à l'assurance médicale de
base, défini les normes du diagnostic et du traitement des
maladies et celles des équipements des services médicaux. Il
assure la garantie de la qualification des établissements médicaux
et des pharmacies qui assurent les prestations de l'assurance
médicale de base, et les ouvriers et employés cotisants à cette
assurance sont autorisés à choisir à leur gré l'établissement qui
les soignera. Pour agir en coordination avec la réforme du système
de l'assurance médicale de base, l'Etat a engagé en même temps une
réforme du système des établissements médicaux et de celui de la
production et de la circulation des médicaments. En faisant jouer
les mécanismes de la concurrence entre les établissements médicaux
et les mécanismes de fonctionnement du marché pour la production
et la circulation des médicaments, l'Etat cherche à atteindre le
but d'"offrir de meilleurs services médicaux tout en faisant payer
moins cher". En dehors de l'assurance médicale de base, un système
d'entraide pour les frais médicaux d'un montant important a été
généralement mis en place dans toutes les régions afin de régler
les frais médicaux dépassant la norme maximale des fonds communs.
L'Etat a établi pour ses fonctionnaires le système de la
subvention médicale. Les entreprises qui remplissent les
conditions requises peuvent établir pour leurs employés une
assurance médicale complémentaire. L'Etat va établir
progressivement un système d'assistance médicale sociale pour
fournir une garantie médicale de base aux démunis.
La réforme du système de l'assurance médicale de base en
Chine avance d'un bon pas, et la couverture de cette assurance ne
cesse de s'étendre. A la fin de 2001, 97% des préfectures et des
villes au même niveau dans tout le pays avaient entrepris la
réforme de l'assurance médicale de base, et le nombre des ouvriers
et employés ayant cotisé à cette assurance s'est élevé à 76,29
millions de personnes. En outre, les soins médicaux gratuits et
les systèmes d'assurance médicale sous des formes diverses
couvrent une population urbaine de 100 millions de personnes, que
le gouvernement chinois s'efforce d'intégrer progressivement dans
le système de l'assurance médicale de base.
Le système de l'assurance-chômage
Au début de l'avènement de la République populaire de Chine,
on a pratiqué le système d'assistance du chômage pendant une
courte période. Plus tard, avec le système de l'économie planifiée
caractérisé par un régime de l'emploi complet, le système d'
assistance du chômage a été éliminé progressivement. Après la mise
en application de la politique de réforme et d'ouverture, en vue
de répondre à la transformation du mécanisme de gestion des
entreprises d'Etat et à la réforme importante du système du
travail, le gouvernement chinois, à partir de 1986, a mis sur pied
progressivement le système de l'assurance-chômage, ce qui assure
le minimum vital aux ouvriers et employés privés d'emploi.
En 1999, le gouvernement chinois a promulgué les Règlements
sur l'assurance-chômage, ce qui a fait entrer le système de l'
assurance-chômage dans une nouvelle phase de développement. L'
assurance-chômage couvre toutes les entreprises et tous les
établissements d'utilité publique en ville et dans les bourgs
ainsi que leurs ouvriers ou employés, qui sont tenus de payer les
cotisations de l'assurance-chômage. Les cotisations de l'assurance-
chômage payées par les établissements employeurs représentent 2%
du montant des salaires; celles payées par les ouvriers ou
employés, 1% de leur salaire. Les bénéficiaires de l'allocation de
chômage doivent remplir les trois conditions suivantes: La durée
de paiement des cotisations de l'assurance-chômage doit être égale
ou supérieure à 1 an; leur travail est interrompu involontairement;
ils sont déjà inscrits au chômage et ont présenté une demande pour
un nouvel emploi. Les chômeurs inscrits ont droit à une allocation
de chômage qui est versée mensuellement. Cette allocation est
inférieure au salaire minimum et supérieure à l'allocation de
garantie du minimum vital des citadins. La durée du versement de
l' assurance-chômage dépend du nombre d'années de paiement des
cotisations de l'assurance-chômage, 24 mois au maximum. Si les
chômeurs tombent malades alors qu'ils perçoivent les fonds de l'
assurance-chômage, ils peuvent également toucher une subvention
médicale; si les chômeurs décèdent alors qu'ils perçoivent les
fonds de l'assurance-chômage, leur famille peut toucher une somme
de frais d'obsèques et une indemnité. Par ailleurs, pendant qu'ils
touchent les fonds de l'assurance-chômage, les chômeurs peuvent
recevoir une formation et bénéficier d'une subvention pour les
consultations professionnelles.
Au cours de ces dernières années, la couverture
de l'assurance-chômage n'a cessé de s'étendre, et le nombre de
bénéficiaires a augmenté sans cesse. De 1998 à 2001, les cotisants
à l'assurance-chômage sont passés de 79,28 millions de personnes à
103,55 millions. A la fin de 2001, les bénéficiaires des fonds de
l'assurance-chômage étaient au nombre de 3,12 millions de
personnes. Avec le perfectionnement du système de l'assurance-
chômage, le système de garantie du minimum vital pour les ouvriers
et employés licenciés des entreprises d'Etat s'intègre
progressivement dans l'assurance-chômage.
Le système de l'assurance-accident du travail
A la fin des années 1980, le gouvernement chinois a entamé la
réforme de l'assurance-accident du travail. En 1996, les
départements concernés du gouvernement chinois ont promulgué les
Dispositions provisoires sur l'assurance-accident du travail pour
les ouvriers et employés des entreprises, et commencé à établir
dans certaines régions le système de l'assurance-accident du
travail. La même année, ils ont élaboré également les Normes
destinées à déterminer les degrés d'invalidité due aux accidents
du travail et aux maladies professionnelles des ouvriers et
employés, ce qui a donné les moyens pour évaluer les degrés d'
invalidité due aux accidents du travail et aux maladies
professionnelles.
Les Dispositions provisoires sur l'assurance-accident du
travail pour les ouvriers et employés des entreprises stipulent
ceci: les cotisations de l'assurance-accident du travail sont
payées par les entreprises et non par les ouvriers et employés. On
utilise, dans le paiement des cotisations de l'assurance-accident
du travail, des taux variables en fonction des différentes
professions et des taux fluctuants suivant les entreprises. En
fonction des risques d'accidents du travail des différentes
professions et du degré de nuisibilité de la profession, on
détermine le taux des cotisations de chaque profession. Sur la
base de ceux-ci, on détermine le taux de cotisation propre à
chaque entreprise pour l'année en cours en fonction des accidents
du travail encourus effectivement et des dépenses réelles des
fonds consacrés à l'assurance-accident du travail au cours de l'
année précédente.
Le versement des fonds consacrés à l'assurance-
accident du travail comprend principalement: les frais médicaux
survenus pendant la période thérapeutique de l'accident du travail;
la subvention, l'indemnité et les frais de soins de l'invalide
définis en fonction du degré d'incapacité au travail à l'issue de
la période thérapeutique. A la fin de l'année 2001, le taux moyen
des cotisations de l'assurance-accident du travail en Chine était
approximativement de 1%, les ouvriers et employés ayant cotisé à
l' assurance-accident du travail s'élevaient à 43,45 millions de
personnes. Les unités de travail qui ne participent pas à l'
assurance-accident du travail se chargent elles-mêmes de régler
les frais thérapeutiques de l'accident du travail.
Le système de l'assurance-maternité
A partir de 1988, dans certaines régions de Chine, la
réforme du système de l'assurance-maternité a commencé dans les
entreprises. En 1994, en se fondant sur le bilan des expériences
des différentes régions, les départements concernés du
gouvernement chinois ont élaboré les Dispositions provisoires sur
l'assurance-maternité des ouvrières et employées des entreprises,
qui stipulent entre autres que les cotisations de l'assurance-
maternité sont payées par les entreprises et non par les ouvrières
et employées. Le versement des fonds de l'assurance-maternité
comprend principalement: les frais médicaux causés par l'
accouchement, l'indemnité d'accouchement versée mensuellement
pendant le congé de maternité. A la fin de l'année 2001, le taux
moyen des cotisations de l'assurance-maternité dans l'ensemble du
pays était approximativement de 0,7%; le nombre des ouvrières et
employées ayant bénéficié de l'assurance-maternité s'élevait à 34,
55 millions de personnes. Les unités de travail qui ne participent
pas à l'assurance-maternité se chargent elles-mêmes de régler les
frais de l'accouchement.
Le système de garantie du minimum vital
Dès la première période ayant suivi l'avènement de la
République populaire de Chine, le gouvernement chinois a mis en
place un système d'assistance sociale destinée aux nécessiteux des
villes et des campagnes. En 1993, le gouvernement chinois a
commencé à entreprendre une réforme du système d'assistance
sociale urbaine, en essayant d'établir un système de garantie du
minimum vital. En 1999, ce système a été établi dans toutes les
villes et les chefs-lieux de districts. Au cours de la même année,
le gouvernement chinois a promulgué officiellement les Règlements
de la garantie du minimum vital pour les citadins, qui ont pour
but d'assurer à tous les citadins la garantie des besoins vitaux
élémentaires.
Les fonds qui permettent d'assurer le minimum vital des
citadins sont intégrés dans le budget des gouvernements populaires
locaux. Les gouvernements locaux, en se référant aux frais
nécessaires pour couvrir les besoins élémentaires des citadins des
régions correspondantes, établissent la norme de la subvention
destinée à garantir le minimum vital. Tous les citadins dont le
revenu familial moyen est inférieur à cette norme peuvent demander
cette subvention. Mais ceux-ci doivent se soumettre auparavant à
une enquête sur les revenus de leur famille. Le montant de la
subvention équivaut au solde entre le revenu familial moyen et la
norme de la subvention destinée à la garantie du minimum vital.
En 2001, le nombre des gens qui ont perçu la subvention pour
la garantie du minimum vital était de 11,707 millions de personnes.
Et le montant des fonds affectés par le gouvernement central à
cette subvention a été de 2,301 milliards de yuans. Au cours de
ces dernières années, une partie des régions rurales a commencé à
établir le système de garantie du minimum vital.
Le système de bien-être social
Le système de bien-être social pratiqué en Chine consiste à
ce que le gouvernement se charge d'assurer la garantie de la vie à
des groupes de particuliers qui vivent dans des conditions
difficiles tels que les personnes âgées, les orphelins et les
handicapés. Pour garantir les droits et les intérêts d'existence
de ces groupes de gens, l'Etat a édicté des lois et des règlements
comme la Loi de la République populaire de Chine sur la protection
des droits et des intérêts des personnes âgées, la Loi de la
République populaire de Chine sur la protection des handicapés et
les Règlements de travail concernant les ruraux bénéficiant des
cinq garanties. Les lois et les statuts intéressés stipulent: les
personnes âgées célibataires ou veuves, les handicapés et les
orphelins, qui habitent dans les villes, et dont la situation
répond aux critères, sont assistés de façon centralisée, tandis
que pour les mêmes personnes vivant dans les régions rurales, on
combine l'assistance centralisée et décentralisée. L'assistance
centralisée est réalisée généralement par la création d'hospices
de bienfaisance, de foyers de vieillards, de sanatoriums et d'
orphelinats. Pour les handicapés, on ouvre des entreprises de bien-
être de types variés, qui bénéficient de mesures préférentielles
du gouvernement, et qui procurent un emploi aux handicapés
capables de travailler.
En Chine, la cause du bien-être a enregistré des succès
spectaculaires. Fin 2001, à l'échelle nationale, les organismes de
bien-être mis sur pied par le gouvernement sont au nombre de 3 327,
abritant 191 000 personnes; il y en a 35 000 établis par les
collectivités, avec 668 000 bénéficiaires; et 934 établis par des
particuliers, avec 34 000 bénéficiaires. Les entreprises de bien-
être sont au nombre de 38 000, employant 699 000 handicapés.
Parallèlement, la Chine réunit encore des fonds pour la cause du
bien-être, grâce à la vente de billets de loterie pour le bien-
être social. En 2001, le montant des fonds drainés par le bien-
être a atteint 4,2 milliards de yuans.
Le système de soins particuliers et d'affectation des
emplois
Le système de soins particuliers et d'affectation des
emplois consiste en l'attribution de compensation et de
distinctions honorifiques à des groupes de gens particuliers qui
ont accompli des actes méritants envers la nation ou envers la
société. A l'heure actuelle, ce système concerne en Chine 38
millions de personnes. Pour protéger les droits et les intérêts de
ces personnes, l'Etat a promulgué successivement les Règlements
sur l'attribution de distinctions honorifiques aux martyrs
révolutionnaires, les Règlements sur l'octroi des pensions et des
soins particuliers aux militaires, et les Règlements sur l'
affectation des emplois aux militaires urbains démobilisés. Les
stipulations de ces règlements sont les suivantes: les familles
des martyrs, les militaires révolutionnaires blessés et invalides
ainsi que les anciens militaires démobilisés, qui méritent la
haute considération de l'Etat, reçoivent régulièrement une
allocation définie; les familles des militaires en service
obligatoire bénéficient généralement d'une pension à titre de
soins particuliers; les militaires révolutionnaires blessés et
invalides, qui méritent la haute considération de l'Etat,
bénéficient des soins médicaux, à frais réduits ou gratuitement;
les militaires urbains démobilisés ont la chance, une fois pour
toute, d'obtenir un emploi de la part du gouvernement, ou d'avoir
une subvention s'ils veulent rechercher un emploi par eux-mêmes.
De 1996 à 2001, les fonds destinés aux pensions des militaires,
accordés par les gouvernements aux divers échelons, ont été de 29,
2 milliards de yuans.
Le système d'assistance-calamité
La Chine est un pays touché fréquemment par les catastrophes
naturelles. Les calamités occasionnées par les inondations, la
sécheresse, le vent et la grêle surviennent sans cesse, ce qui
affecte gravement la vie du peuple. Pour mener à bien le travail
de secours et d'assistance aux sinistrés, un système d'assistance-
calamité a été mis en place en Chine. Les gouvernements aux divers
échelons de la Chine affectent chaque année une part de leur
budget pour assurer l'hébergement des sinistrés et leur apporter
une assistance. Entre 1996 et 2001, les gouvernements aux divers
échelons de la Chine ont investi au total 21,26 milliards de yuans
pour fournir à 390 millions de sinistrés des céréales, des
vêtements et des couvertures. Le système d'assistance-calamité a
sauvegardé avec succès les besoins essentiels du peuple des
régions sinistrées.
Le système d'entraide sociale
L'entraide entre les voisins est depuis toujours une bonne
tradition chinoise. La Loi de la République populaire de Chine sur
les donations pour les uvres sociales, édictée en 2000, constitue
une légalisation et un encouragement au recours et à la
régularisation des activités de donation sociale. En 2001, le
montant des donations sociales reçues par les services des
affaires civiles (y compris les objets évalués en RMB) totalise 1,
59 milliard de yuans. Par ailleurs, le gouvernement chinois
préconise activement que les organismes, les entreprises et les
institutions publiques ainsi que les groupements sociaux apportent,
de façon organisée, un soutien aux personnes démunies afin qu'
elles puissent se débarrasser de la pauvreté et gagner de l'argent.
Les gouvernements de base, à travers la mise sur pied de services
dans les quartiers, prodiguent des soins et fournissent des aides
aux personnes démunies. A partir de 1994, les organisations
syndicales de divers échelons du pays organisent chaque année des
activités appelées "l'envoi de réconfort" aux familles des
ouvriers et des employés vivant dans des conditions difficiles.
Depuis ces dernières années, elles ont recueilli 10,44 milliards
de yuans et rendu visite à 39,75 millions de familles d'ouvriers
et employés menant une vie difficile, de travailleurs modèles, de
retraités, et d'ouvriers et employés blessés, malades ou invalides.
IV. Le développement de la protection sociale au début du
XXIe siècle
A partir de 2001, la Chine s'est mise à appliquer le dixième
plan quinquennal (2001-2005) de développement économique et social,
et le système du travail et de la protection sociale est entré
ainsi dans une nouvelle phase de développement. Au début du
nouveau siècle, le système du travail et de la protection sociale
se heurte non seulement à des problèmes qui restent à résoudre,
mais aussi à de nouvelles chances de développement. Le progrès
général de la réforme, de l'ouverture et de la modernisation a
créé des conditions favorables au règlement des problèmes
concernant l'emploi et la protection sociale. Le développement de
l'économie nationale et la croissance de la puissance économique
ont jeté des bases matérielles relativement solides pour l'
accroissement des emplois et l'extension du système de la
protection sociale. La mise en place des mécanismes d'emploi
orienté par le marché et du système de protection sociale a jeté
aussi de bonnes bases pour le développement de l'organisation du
travail et de la protection sociale. En même temps, le
gouvernement chinois a pris conscience que dans une assez longue
période à venir, le problème de l'emploi en ville et dans les
campagnes deviendra plus évident qu'auparavant, que le chômage
structurel s'aggravera, que les relations de travail paraîtront
plus compliquées, que le vieillissement de la population et l'
accroissement du nombre des chômeurs accentueront encore les
pressions sur la protection sociale, et que le développement du
système de la protection sociale dans les régions rurales restera
une tâche difficile à accomplir.
Les objectifs et les tâches
Au début du XXIe siècle, les objectifs de développement de
l' organisation du travail et de la protection sociale en Chine
sont:mettre en place pour l'essentiel un système du travail et de
la protection sociale relativement parfait, qui soit conforme au
niveau de la force productive chinoise et réponde aux demandes de
l'économie de marché socialiste; assurer au plus grand nombre de
travailleurs le plein-emploi et la protection sociale de base;
sauvegarder les droits et les intérêts légitimes des travailleurs
et des unités de travail; élever le niveau de la vie matérielle et
culturelle des citadins et des ruraux; promouvoir le développement
économique et la stabilité sociale. Les tâches principales sont:
perfectionner sans cesse les qualités professionnelles des
travailleurs et réajuster continuellement la structure de l'emploi
dans le but d'établir pour l'essentiel des mécanismes de l'emploi
orienté par le marché, promouvoir l'accroissement de l'emploi,
régulariser et perfectionner le recensement du taux de chômage, et
contrôler le taux de chômage à moins de 5% en ville, harmoniser et
stabiliser les relations de travail, perfectionner le système du
macro-contrôle des revenus et de la distribution pour maintenir
des relations équilibrées entre eux, réaliser l'accroissement d'
environ 5% du revenu disponible moyen des citadins et du revenu
net moyen des paysans, accélérer l'instauration du système de la
protection sociale, améliorer la méthode de collecte des fonds et
le mécanisme de fonctionnement de ce système, promouvoir la
socialisation de la gestion et du service en matière de protection
sociale; mettre en place dans les régions rurales l'assurance-
vieillesse et l'assurance-santé sous toutes formes, tout en
recherchant activement un système de protection sociale de base
conformément au système de l'économie de marché socialiste et au
niveau du développement économique, pour établir un système ayant
pour but d'apporter le secours aux défavorisés dans leur vie et
leur travail.
La politique à suivre et les mesures à prendre
-- Appliquer une politique positive de promotion de l'emploi et
amplifier par tous les moyens l'expansion de l'emploi. Maintenir
une croissance économique rapide et élargir la demande intérieure
pour créer au maximum de nouveaux emplois et augmenter le volume
d' emploi, améliorer la structure de l'emploi, en développant à
grande échelle les industries et les entreprises à grande densité
de main-d'uvre en utilisant le secteur tertiaire, les petites et
moyennes entreprises et l'économie de la propriété non publique
comme facteurs principaux de l'augmentation de l'emploi, appliquer
réellement des mesures préférentielles à l'égard des ouvriers et
employés licenciés et des chômeurs pour les encourager à
rechercher un nouvel emploi.
-- Etablir un marché de la main-d'uvre unifié et normalisé,
réaliser une planification d'ensemble sur l'emploi dans les villes
ainsi que dans les régions rurales et perfectionner le système de
service de l'emploi. Mener en profondeur la réforme du système d'
organisation du travail, des affaires personnelles et des
registres d'état civil, afin de favoriser la circulation ordonnée
de la main-d'uvre entre la ville et la campagne, et entre les
différentes régions, et de réaliser ainsi le transfert des surplus
de main-d'uvre rurale, améliorer la qualité du service des
organismes de placement publics, et donner une impulsion aux
organismes de placement populaires afin qu'ils s'engagent dans une
voie de développement saine.
-- Améliorer généralement les qualités professionnelles des
travailleurs et adopter des formes de l'emploi souples, pratiquer
le système de préparation au travail et le système d'accès à l'
emploi, renforcer la formation professionnelle, la formation
continue, la formation de réemploi, pratiquer le système de
certificat d'aptitude professionnelle, attacher de l'importance à
la formation professionnelle de la main-d'uvre rurale, mettre sur
pied peu à peu dans les régions rurales un système parfait de
formation professionnelle, adopter des formes de l'emploi souples
pour préconiser une recherche autonome de l'emploi.
-- Consolider et perfectionner le système de
contrat du travail, mettre en place à grande échelle le système de
convention collective, promouvoir l'établissement du mécanisme de
coordination trilatérale dans les relations de travail.
Entreprendre activement le travail d'élaboration et de révision
des critères de base nationaux afin de perfectionner le système de
normalisation du travail concordant avec la situation de la Chine,
améliorer le système d'arbitrage des litiges de travail, dans le
but d'augmenter constamment la capacité globale de prévention et
de traitement de ceux-ci.
-- Faire avancer la réforme du système des revenus et de la
distribution et établir un mécanisme d'encouragement et de
discipline des revenus et de la distribution. Compléter le système
de salaire minimum, appliquer dans l'ensemble le système de grille
des salaires et de normes indicatives du salaire dans le marché de
la main-d'uvre, mettre à l'essai continuellement le système de
négociation collective des salaires, normaliser le paiement des
salaires, afin de sauvegarder les droits et les intérêts des
ouvriers et des employés au niveau de leur rémunération de travail.
-- Approfondir la réforme du système de protection sociale,
accélérer l'édification de ce système et entreprendre activement
le travail expérimental pour le perfectionnement de ce système.
Etablir un mécanisme de collecte des fonds de la protection
sociale sûr et stable, réajuster la structure des dépenses
financières, augmenter les investissements nécessaires pour
enrichir les fonds de la protection sociale, réajuster
rationnellement le taux de cotisation et le niveau de substitution,
élever l'efficacité du fonctionnement des fonds de la protection
sociale et le taux de profit des investissements, compléter le
système de macro-contrôle et de supervision de la protection
sociale, élever le niveau de gestion et l'efficacité de travail,
afin de promouvoir un fonctionnement stable, sain et ordonné du
système de protection sociale.
-- Compléter le système d'assurance-vieillesse de
base et celui d'assurance médicale de base, et encourager les
entreprises dont la situation est bonne à établir pour leurs
ouvriers et employés le fonds annuel de l'entreprise et l'
assurance médicale complémentaire, améliorer davantage le système
de l'assurance-chômage en intégrant dans l'assurance-chômage le
système de garantie du minimum vital destiné aux ouvriers et
employés licenciés des entreprises d'Etat, accélérer l'édification
du système d'assurance-accident du travail et d'assurance-
maternité, perfectionner le système d'assurance-vieillesse de base
destiné aux ouvriers et employés des organismes et des
institutions publiques, normaliser le système de garantie du
minimum vital des citadins, accélérer l'édification des quartiers
d'habitation, afin de réaliser la socialisation de la protection
sociale, rechercher les diverses formes de l'assurance pour
promouvoir l'édification du système de la protection sociale de
base dans les régions rurales, perfectionner les mesures relatives
à l'assistance sociale, l'entraide sociale, les soins particuliers
et l'affectation des emplois ainsi que le bien-être social afin de
sauvegarder les droits et les intérêts légitimes des femmes, des
mineurs, des vieillards et des handicapés.
-- Etablir un système de contrôle des fonds de la protection
sociale qui conjugue la supervision administrative, la supervision
sociale et le contrôle exercé au sein des organismes concernés de
la protection sociale. Exploiter les modes de gestion des
investissements en même temps que l'établissement et le
perfectionnement du système de la protection sociale, établir un
système de contrôle sur les fonds qui suive les principes de
gestion sur les fonds destinés aux différents programmes de la
protection sociale, afin de réaliser le maintien de la valeur et
une plus-value des fonds, de surmonter les risques de la
circulation des fonds de la protection sociale et de sauvegarder
ainsi la sécurité et la stabilité de la société.
-- Accélérer la législation du travail et de la
protection sociale, perfectionner le système de contrôle sur le
travail et la protection sociale, améliorer sans cesse les
qualités globales du personnel de contrôle, organiser des
activités de contrôle de toutes formes, faire progresser la
coordination entre le contrôle sur le travail et la protection
sociale avec la supervision de toutes les composantes sociales.
Renforcer l'informatisation de l'organisation du travail et de la
protection sociale et l'application des fruits des recherches
scientifiques, élever le niveau de l'aspect scientifique, de la
normalisation, de la légalisation et de l'informatisation dans l'
organisation du travail et de la protection sociale, prendre part
activement aux activités internationales concernant le travail et
la protection sociale, entreprendre largement des coopérations et
des échanges avec l'étranger, valoriser davantage le rôle positif
que la Chine est en train de jouer dans les affaires du travail au
niveau international, et donner une nouvelle impulsion au
développement du système du travail et de la protection sociale en
profitant de l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du
commerce. Fin
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