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La vérité sur l'histoire du "consensus d'une seule Chine"
 

BEIJING, 27 avril (XINHUA) -- Ces derniers temps, le dialogue et les négociations entre les deux rives du détroit de Taiwan sont devenus des sujets d'actualité pour les compatriotes des deux côtés. Pour ce faire, l'Agence de presse Xinhua a publié ce samedi un important article sur l'histoire du "consensus d'une seule Chine". En voici les grandes lignes.

L'article rappelle que lorsque Qian Qichen, vice-Premier ministre, réinsistait le 24 janvier dernier sur l'importance du "consensus d'une seule Chine" pour sortir de l'impasse politique et aussi pour reprendre le dialogue entre l'Association pour les relations entre les deux rives du détroit de Taiwan (connue sous le signe en anglais ARATS) et la Fondation pour les échanges dans le détroit de Taiwan (connue sous le signe en anglais SEF), le dirigeant de l'autorité de Taiwan persistait encore dans sa position de négation et d'altération du "consensus d'une seule Chine".

En novembre 1992, les deux organisations susmentionnées, l'une du continent et l'autre de Taiwan, ont, dans les discussions destinées à résoudre des affaires courantes, trouvé une solution pour la façon d'exprimer l'attitude pour le maintien du principe d'une seule Chine. Elles se sont mis d'accord oralement pour exprimer le consensus que "les deux rives du détroit de Taiwan maintiennent tous les deux le principe d'une seule Chine".

Par conséquent, pour sauvegarder la base des discussions entre les deux institutions concernées, donner la lumière sur ce consensus récemment dénaturé par l'autorité de Taiwan, il est donc nécessaire d'expliquer aux compatriotes de Taiwan et aussi à la communauté internationale le parcours que le "consensus" avait fait et aussi son contenu.

La partie continentale préconise, depuis toujours, de recourir aux négociations pacifiques pour résoudre les divergences et réaliser la réunification de la patrie. Depuis 1987 où l'isolement des compatriotes des deux rives du détroit a été brisé, les échanges de personnel entre les deux côtés se multiplient de jour en jour avec les échanges économiques et commerciaux entre les deux parties.

Face aux problèmes concrets rencontrés dans les échanges, l'autorité de Taiwan a été contrainte à réviser sa politique de " trois non" (non au contact, non au compromis, et non à la négociation). Ainsi, la Fondation pour les échanges dans le détroit de Taiwan (SEF) a-t-elle pu être constituée et elle est chargée de prendre contact avec la partie continentale de la patrie pour traiter les affaires courantes.

Comme il est indiqué clairement dans des documents officiels de l'autorité de Taiwan qui montrent le maintien du principe d'une seule Chine et la recherche de l'unification du pays et que la SEF s'est fixé pour son objectif (une fondation) chinoise, sincère et serviteure, la partie continentale, dans l'esprit de promouvoir les échanges bilatéraux, de sauvegarder les droits et intérêts légitimes des compatriotes des deux côtés, d'améliorer et de développer les relations entre les deux rives, a donné son accord pour procéder à des discussions sur les problèmes concrets. Et l'Association pour les relations entre les deux rives du détroit de Taiwan (ARATS) a été ainsi constituée le 16 décembre 1991 à cet effet.

Au début des discussions entre les deux côtés, l'ARATS, tenant compte que les problèmes concrets dans les échanges entre les deux rives étaient la réalité objective dans les affaires intérieures de Chine, a proposé que le principe d'une seule Chine devait être maintenu dans les discussions et les accords. Pourvu que l'attitude fondamentale de maintien d'une seule Chine soit exprimée, on pouvait ne pas discuter de la portée politique de la Chine et la façon d'exprimer cette attitude pouvait aussi être largement débattue dans les consultations.

Le 1er août 1992, le "Comité de l'unification de l'Etat" de l'autorité de Taiwan a tiré une "conclusion" sur le problème de signification d' "une seule Chine" dans des accords relatifs aux discussions des problèmes courants. Selon cette "conclusion", "les deux rives du détroit maintiennent, pour l'un comme pour l'autre, le principe d'une seule Chine mais la signification donnée par chacune des deux parties marque une différence". "Taiwan reste une partie de la Chine et le continent est aussi une partie de la Chine". Cette "conclusion montre donc que l'autorité de Taiwan reconnaissait que Taiwan est une partie du territoire de la Chine et que les deux rives maintiennent tous les deux le principe d'une seule Chine.

Pour expliciter davantage l'attitude de l'ARATS, un responsable a fait une déclaration en indiquant que la " conclusion" (de l'autorité de Taiwan) concernée avait confirmé le fait que "les deux rives du détroit maintiennent, pour l'un comme pour l'autre, le principe d'une seule Chine". "La clarification sur ce point revêt une très importante signification pour les discussions des problèmes courants entre les deux rives du détroit. Cela montre que le maintien du principe d'une seule Chine dans ces discussions est devenu un consensus.

Parallèlement, en ce qui concerne les éléments dans la " conclusion" sur lesquels la partie continentale de la patrie ne pouvait donner son accord, le responsable de l'ARATS a aussi clairement exprimé: "Je ne suis pas d'accord sur l'interprétation de la signification d'une "seule Chine" donnée par les départements concernés de Taiwan. Nous préconisons la " réunification pacifique", "un pays deux systèmes" et notre position contre "deux Chine", "une Chine et un Taiwan" ou "deux entités égalitaires" reste inchangée".

Du 28 au 30 octobre 1992, les deux institutions concernées ont poursuivi leurs discussions de travail sur le problème d' "usage des actes notariés des deux rives", qui s'étaient déroulées à Hong Kong, ont soumis 5 propositions chacune à l'autre partie pour l'expression de ce maintien du principe d'une seule Chine, sans parvenir pour autant à une formulation acceptée à l'unanimité par les deux parties.

Par la suite, le représentant de la SEF a " proposé d'expliciter oralement sa position dans les limites acceptables par les deux parties. De ce fait il a soumis trois autres propositions de formulation orale. Parmi lesquelles il y avait celle (la 8ème) qui disait: "Dans le processus de quête de l'unification de l'Etat, poursuivie en commun par les deux rives du détroit, les deux parties, bien qu'elles maintiennent toutes les deux le principe d'une seule Chine, ont des divergences d'interprétation sur la signification d'une seule Chine." Ce contenu exprimé oralement a été énoncé mot à mot par le représentant de la SEF qui a demandé au celui de l'ARATS d'en prendre note sur le champ.

Le 3 novembre, la SEF a adressé une lettre à l'ARATS en disant qu'elle avait obtenu l'approbation des autorités concernées pour la formulation respective par voie orale. Avec cette réponse formelle de la part de la SEF, l'ARATS lui a envoyé le 16 novembre une lettre pour donner son accord en ce qui concerne la formulation orale respective sur le maintien du principe d'une seule Chine. L'ARATS a souligné les points essentiels pour elle dans cette formulation " Les deux rives maintiennent tous le principe d'une seule Chine et s'efforcent d'oeuvrer à l'unification du pays. Cependant, dans les discussions des affaires courantes entre les deux rives du détroit, il n'y a pas d'incidence sur la signification politique de la Chine".

L'ARATS a joint à sa lettre la 8ème proposition de la SEF. Le 3 décembre, la SEF a envoyé une réponse en disant qu'elle n' avait d'objection.

Ainsi, un consensus a-t-il été parvenu sur la formulation orale respective en ce qui concerne "le maintien par les deux rives du détroit du principe d'une seule Chine".

Le 12 août 1993, le "Procès verbal de la discussion" de Wang Daohan et Koo Chen-fu, publié par la SEF, a noté aussi que la SEF avait accepté d'envisager la discussion entre les deux hommes après que les deux institutions étaient parvenues à un accord sur la formulation orale respective de la position sur le principe d'une seule Chine.

L'histoire du consensus d'une seule Chine est très claire. Dans ce consensus, les deux parties ont exprimé cette attitude que "les deux rives du détroit maintiennent tous les deux le principe d'une seule Chine" et qu'ils recherchent l'unification du pays. En ce qui concerne la signification politique d' "une seule Chine", la SEF a exprimé qu'il y avait des divergences d'interprétation". Et l'ARATS a dit qu'on pouvait ne pas l'aborder dans les discussions des affaires courantes". C'est sur cette base que la discussion entre Wang Daohan et Koo Chen-fu a pu être organisée. Un mécanisme de consultation et de liaison a pu être institutionnalisé. Ce qui a permis de tenir une série de discussions, lançant ainsi le dialogue politique entre les deux rives. Ce dialogue a joué un rôle important dans l'amélioration et le développement des relations entre les deux parties.

Le consensus sur le principe d'une seule Chine est certes un consensus sur la formulation orale respective, mais des notes écrites claires peuvent témoigner son processus et son contenu. Cela ne peut être nié ou dénaturé par personne, ni par aucune force politique.

La partie continentale demande au dirigeant de l'autorité de Taiwan de reconnaître clairement le "consensus sur une seule Chine", autant dire qu'il reprenne la position "Les deux rives du détroit maintiennent tous les deux le principe d'une seule Chine". Fin

 

Copyright 2000: pour l'Agence de Presse Xinhua