|
BEIJING, 11 janvier (XINHUA) -- Les gouvernements chinois et
mongol ont publié vendredi à Beijing un communiqué conjoint.
Ce communiqué indique que le Premier ministre mongol
Nambaryn Enkhbayar a effectué une visite officielle en Chine du 7
au 12 janvier 2002.
Durant sa visite, M. Enkhbayar a rencontré le président
chinois Jiang Zemin et Li Peng, président du Comité permanent de
l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois). Il a eu
aussi un entretien avec le Premier ministre Zhu Rongji. Les
leaders des deux pays sont parvenus à un conensus sur de nombreux
problèmes incluant l'actuelle situation internationale, les
relations sino-mongoles et la situation intérieure de leurs pays
respectifs.
Les deux parties estiment que les situations régionale et
internationale ont connu d'importants et profonds changements à la
charnière des deux siècles, et qu'il y a une importance
stratégique de continuer à développer les relations de coopération
de bon voisinage, de confiance mutuelle dans une stabilité à long
terme entre les deux pays.
Le communiqué conjoint souligne que les deux parties sont
satisfaites des relations bilatérales actuelles et réitère
qu'elles poursuivront les efforts en vue d'élargir la coopération
dans divers domaines.
Selon le communiqué conjoint, les deux parties
estiment que les échanges de visites de haut niveau et des
contacts traditionnels entre les deux parties ont une
signification spéciale pour leur relations bilatérales et jouent
un rôle important pour promouvoir la coopération réciproquement
avantageuse.
Les deux parties sont tombées d'accord pour renforcer la
coopération dans les domaines culturel, éducatif et scientifique,
touristique, de l'échange du personnel et dans les affaires
internationales. Les deux parties ont exprimé leurs satisfactions
au sujet du second round de la vérification de la frontière entre
les deux pays actuellement en cours.
Le communiqué conjoint note que la Mongolie considère le
développement de la coopération dans tous les domaines avec la
Chine comme l'une des priorités de sa politique étrangère que la
Chine apprécie et soutient. La Chine attache de l'importance à ses
relations avec la Mongolie et continuera à oeuvrer pour développer
les relations de coopération de bon voisinage avec elle.
Les deux parties sont d'accord pour respecter mutuellement
l'indépendance, la souveraineté, l'intégrité territoriale, et le
modèle du développement.
La Chine soutient le statut de la zone dénucléarisée de
Mongolie, tandis que la Mongolie réitère que le gouvernement de la
République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime
représentant l'ensemble de la Chine et que Taiwan fait partie
inaliénable de la Chine.
De son côté, la partie mongole soutient le principe de la
Chine sur le problème de Taiwan, autrement dit, "un pays, deux
systèmes" et la réunifcation pacifique. La partie mongole n'a
jamais soutenu l'"indépendance de Taiwan," dit le communique
conjoint.
A propos de la coopération bilatérale, les deux parties
souhaitent que des progrès rapides puissent être faits dans la
coopération économique et commericale sino-mongole.
Les deux parties ont échangé des vues sur les principaux
projets incluant l'exploitation des ressources naturelles et les
transports entre l'est de la Mongolie et le nord-est de Chine.
Lors de la visite en Chine du Premier ministre
mongol, les deux parties ont signé un accord sur l'octroi par la
Chine d'une aide gracieuse à la Mongolie pour renforcer la
coopération économique et technologique et échangé également des
notes sur la fourniture par la Chine de pétrole raffiné à la
Mongolie sur le compte du don de la Chine pour l'an 2001, selon ce
communiqué conjoint.
Les deux parties ont aussi convenu de soutenir la
coopération bilatérale dans le domaine humanitaire et entre les
départements non-gouvernementaux des deux pays.
Les deux parties ont souligné, dans ce communiqué conjoint,
la nécessité de respecter l'histoire, les cultures, les systèmes
sociaux et les voies de développement des divers pays, indiquant
que les différentes cultures et les différents systèmes sociaux
dans le monde peuvent et doivent coexiter.
Par ailleurs, les deux parties ont fait remarquer que l'ONU
est l'organisation intergouvernementale la plus représentative
dans le monde, dont le rôle dans le maintien de la paix et de la
sécurité du monde, le règlement des différends internationaux et
la promotion de la coopération socio-économique est irremplaçable
par d'autres organisations internationales et régionales et doit
être renforcé.
Les deux parties condamnent toute forme de terrorisme,
appelant au renforcement de la coopération internationale dans la
lutte contre ce fléau, dans laquelle, l'ONU et son Conseil de
sécurité doivent jouer un rôle important.
Les deux parties se sont félicitées des acquis obtenus par
les deux pays et leurs peuples dans la construction de leurs pays
respectifs, ce qui, selon elles, revêt une grande importance pour
sauvegarder la paix et la stabilité dans la région, toujours selon
ce communiqué conjoint. Fin
|