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Le Tibet est
une région autonome de la taille d’une province
près de la frontière sud-ouest de la Chine. Situé
sur le plateau Qinghai-Tibet, il a été baptisé
depuis toujours le «toit du monde». Les
communications y étaient très incommodes, les
trajets difficiles, il fallait six mois
pour se rendre de Chengdu au Sichuan à Lhasa. Cette
région restait très mystérieuse pour le reste du
monde. Maintenent vous pouvez y parvenir très
rapidement grâce aux communications modernes et
voir de vos propres yeux les paysages singuliers du
toit du monde.
Lhasa (capitale régionale)
La ville se trouve sur le
plateau Qinghai-Tibet à 4 000 m d’altitude. Son
surnom est ville ensoleillée parce qu’elle jouit
d’une grande partie des jours de l’année d’un
bon ensoleillement. Il y pleut en général dans la
nuit et le jour il fait beau temps, le soleil brille
toujours. Même pendant la saison des pluies il ne
pleut presque jamais dans la journée, la pluie
commence au coucher du soleil, moment oè le temps
se met à changer: d’abord des nuages noirs se
rassemblent, puis il tonne de plus en plus fort et
des éclairs zèbrent le ciel, à la suite de quoi
il pleut. Quand le jour point, les nuages se
dispersent et il fait beau temps. Grâce à la haute
altitude, il ne fait pas très chand en été; en
hiver la température
y est relativement basse, mais il ne fait pas très
froid puisque le soleil y brille toujurs.
Lhasa est une ancienne ville de longue
histoire; dans la région l’élevage était prédominant
et l ’agriculture très arriérée à cause
de la théocratie et du sevage qui y prévalaient
pendant lontemps.
Pourtant des changements s’y sont produits au
cours des vingt dernières années, depuis la réforme
démocratique engagée en 1959. On y a construit de
petites et moyennes usines par exemple, des mines de
houille, des centrales hydro-électriques, des
usines de produits chimiques, des cimenteries, des
services de réparation de machines, des laineries,
des tanneries et des sucreries. On a, par ailleurs ,
construit trois routes reliant le reste de la Chine
au Tibet et ouvert une ligne aérienne de Chengdu à
Lhasa. On y a crée des établessements scolaires et
hospitaliers, ainsi que des théâtres. Lhasa est
devenu le centre politique ,économique, culturel et
de communications du Tibet.
Potala
:
Lhasa signifie en tibétain
¨haut lieu¨ et le Potala sur la Colline Rouge (
Mapori) au milieu de la ville est considéré comme
l’emblème de ce haut lieu.
Il fut construit au VIIe siècle
à l’occasion du mariage de Songtsan Gambo, le 33e
roi de Tubo (actuel Tibet) avec la princesse
Wencheng de la dynastie des Tang, en 641. Cet édifice,
qui comporte en tout mille pièces a un air
majestueux et impostant.
Il ne reste pas grand-chose du palais
original, qui fut endommagé par la foudre, les
incendies, et les guerres. Le palais actuel est
peint en deux couleurs, deux ailes du palais sont
blanches et appelées palais blanc; elles furent
construites sous le règne du Ve Dala«
Lama, il y a 300 ans et depuis lors ont été la résidence
et le bureau du Dala« lui-même et de ses
successeurs. Le centre rouge est appelé palais
rouge, et a été construit par Shangjiejiacuo,
disciple du Ve Dala« Lama; il s’y
trouve les stupas des Dala« Lama et des salles de
statues de bouddha.
Le Potala est un splendide ensemble
architectural antique. Construits à partir du pied
de la colline, les bâtiments s’étagent en
prenant appui sur la pente de la colline jusqu’au
sommet. L’ensemble du palais, qui est soutenu par
10 000 colonnes, et des murs d’un mètre d’épaisseur,
s’étend sur une superficie de 102 880 m² et la
superficie bâtie est de 90 000m². Le principal bâtiment
a 12 étages d’une quarantaine de mètres. Les bâtiments
qui se dressent très haut ont un caractère
imposant quasi unique.
La Salle des Rayons du Soleil (Riguangdian)
est au sommet du palais blanc, c’est là que se
trouvent les deux appartements du Dala« Lama. Elle
est ensoleillée tout le jour d’oè son nom. Elle
est composée de deux parties: la salle ouest,
c’est là que le XIIIe Dala« Lama
s’occupait des affaires courantes; et la salle est
oè habitait le XIVe Dala« Lama. Elle était
luxeusement meublée et renfermait de précieux trésor.
Les peintures qui ornent les murs du palais
ajoutent une importante contribution à l’art
architectural.
Toutes les salles, grandes ou petites, du
palais, sont couvertes de peintures murales dont les
sujets sont vivants, les couleurs éclatante. Les
peintures murales sont tellement attirantes qu’on
ne sait pas laquelle admirer le plus, surtout dans
la galerie du premier étage de ¨Sixipingcuo¨ oè
se trouvent 698 peintures. D’un riche contenu et
de sujets variés, elles représentent avec des
touches fines et fluides des scènes tirées des
textes bouddhiques, ainsi que les paysages, les
montagnes et les coutumes caractéristiques
du Tibet.
Le
monastère Dazhao
(Jokhang)
C’est au monastère
Dazhao, situé au carrefour de la rue Bajiao que le
lama«sme tient au premier mois lunaire une cérémonie
pour faire la prédication. Avec le toit voêté et
doré et sa sculpture dorée composée de deux roues
de la Loi tenues par deux chèvres qui se trouvent
au-dessus de la porte, le monastère qui brille sous
la lumière du soleil est d’une grande splendeur.
Ce monastère existe depuis 1 300 ans. La légende
dit que l’emplacement de la construction et le
plan furent décidés par la princesse Wencheng de
la dynastie des Tang, après son mariage avec
Songtsan Gambo, roi du Tibet, et qu’elle ordonna
à des artisans qu’elle avait amenés avec elle,
de le construire en compagnie d’artisans tibétains.
C’est donc le fruit d’échanges culturels entre
Han et Tibétain.
La
structure architecturale d’ensemble de ce monastère
et ses poutres, portes et fenêtres sont une
adaptation des formes architecturales de la Chine
sous les Tang. En même temps il s’y mêla des éléments
architecturaux indiens et népalais. Au lieu des
hauts autels de bouddha qu’on trouve dans les
monastères des autres régions de la Chine,
l’autel y est bas si bien qu’on peut
prier en caressant la statue. |