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Obama critique Guantanamo et réitère sa promesse de fermer la prison
  2009-05-22 08:16:25  

 Le président américain, Barack  Obama, a vivement critiqué jeudi la prison située dans une base  navale à Guantanamo Bay, Cuba, renouvelant sa promesse de fermer  l'installation d'ici un an.

    WASHINGTON, 21 mai (Xinhua) -- Le président américain, Barack  Obama, a vivement critiqué jeudi la prison située dans une base  navale à Guantanamo Bay, Cuba, renouvelant sa promesse de fermer  l'installation d'ici un an. 

     Dans un discours prononcé sur la sécurité nationale, le  président a déclaré qu'il souhaite envoyer certains des  prisonniers les plus dangereux de Guantanamo Bay dans les prisons  américaines, déclarant que les prisons américaines sont  suffisamment sécurisées. 

     "Il est hors de question que la prison de Guantanamo sape  l'autorité morale qui est la plus forte monnaie de l'Amérique dans le monde", a-t-il souligné. 

     "Au lieu de construire un cadre durable pour lutter contre Al- Qaïda qui se base sur nos valeurs et traditions les plus  fondamentales, notre gouvernement a défendu des positions qui  nuisent à l'Etat de droit", a indiqué M. Obama. 

     "En effet, une partie des raisons initiales de l'établissement de Guantanamo était la notion déplacée qu'une prison là-bas ne  serait pas assujettie aux lois, proposition fermement rejetée par  la Cour suprême", a-t-il expliqué. 

     "Par ailleurs, au lieu de servir d'outil pour contrer le  terrorisme, Guantanamo est devenu un symbole qui a permis à Al- Qaïda de rallier des terroristes à sa cause. En effet, l'existence de Guantanamo aurait créé plus de terroristes dans le monde que ce dernier n'a jamais compté", a averti M. Obama. 

Le président américain, Barack  Obama, a vivement critiqué jeudi la prison située dans une base  navale à Guantanamo Bay, Cuba, renouvelant sa promesse de fermer  l'installation d'ici un an.

     "Aussi, le dossier est-il clair : au lieu de nous protéger, la prison de Guantanamo a affaibli la sécurité nationale américaine", a constaté le président. 

     "C'est un cri de ralliement pour nos ennemis. A cause de lui,  nos alliés hésitent à travailler avec nous pour combattre un  ennemi qui sévit dans de nombreux pays", a-t-il insisté. 

     "Le coût que nous aurions à payer en maintenant (Guantanamo)  ouvert dépasserait de loin les complications liées à sa fermeture. C' est pourquoi, je soutiens qu'elle sera fermée d'ici un an", a-t- il réaffirmé.  

     Le président a reconnu que fermer la prison sera "difficile et complexe". 

     "Nous sommes en train de nettoyer ce qui est tout simplement  un beau bazar ; une expérience peu avisée qui laisse derrière elle une montagne de problèmes juridiques que mon administration doit  résoudre tous les jours, et qui accapare le temps des officiels du gouvernement dont le temps devrait être utilisé pour protéger  notre pays", a-t-il souligné. 

     "Le problème concernant l'avenir des prisonniers de Guantanamo n'est pas arrivé avec ma décision de fermer cette installation ;  le problème prend sa source avec la décision d'ouvrir Guantanamo", a-t-il fait remarquer. 

     M. Obama a déclaré qu'il n'existe pas de réponses précises ou  faciles, mais que "la mauvaise réponse est de faire comme si ce  problème disparaîtra si nous maintenons un statu quo non viable". 

     Le discours s'est déroulé dans un contexte de débat houleux au sujet de Guantanamo à Washington. 

     Les Républicains ont affirmé que le plan de M. Obama de fermer la prison d'ici un an nuira à la sécurité du pays, alors que les  Démocrates, ainsi que des Républicains, demandent au président un  plan concret pour la fermeture de la prison.