KINSHASA, 20 mai (Xhinua) -- Le CNDP (Congrès
national pour la défense du peuple), ex-mouvement rebelle mué en parti
politique, a conditionné la suppression des toutes les barrières érigées
dans les territoires qu'il occupait dans l'Est de la République
démocratique du Congo (RDC), à la prise en charge par le
gouvernement des blessés de son mouvement.
Le porte-parole du CNDP Jean Baptiste, qui
s'exprimait mardi à la presse à Kinshasa où il séjourne dans le cadre de
suivi des accords de cessation des hostilités du 23 mars 2009, a fait
savoir que jusqu'ici certaines barrières ne sont pas levées parce
qu'elles permettent de faire vivre près de 200 blessés du CNDP dans
cette contrée.
"Il faudra que le gouvernement congolais prenne en
charge des blessés pour nous permettre de supprimer les barrières
restantes", a-t-il souligné ajoutant que ces personnes doivent vivre.
En conflit armé avec les forces gouvernementales à
l'Est de la RDC depuis 2007, le CNDP , un ex mouvement politico- militaire
, composé des Tutsi, Congolais d'expression rwandophone, avait signé
en janvier 2009 une déclaration de cessation des hostilités et s'était mué
en parti politique après la destitution de son président, l'ex général
Laurent Nkunda et son erre station le 22 janvier à Gisenyi, au Rwanda, 48
heures après l'entrée des troupes rwandaises en RDC pour traquer en
coalition avec les FARDC (Forces armées de la RDC) les rebelles hutu
rwandais sur le sol congolais.
Les Tutsi qui se disent "minoritaires" accusent
le gouvernement de ne pas assurer leur protection dans le pays où ils
sont marginalisés.