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Négociations inter-palestiniennes : le Fatah et le Hamas toujours en désaccord (PAPIER D'ANGLE)
Négociations inter-palestiniennes : le Fatah et le Hamas toujours en désaccord (PAPIER D'ANGLE)
  2009-05-20 12:45:15  

     Par Saud Abu RAMADAN  

     GAZA, 19 mai (Xinhua) -- Le nouveau round de négociations  inter-palestiniennes, déroulées au Caire, en Egypte, n'a pas  réussi à arracher un accord aux mouvements rivaux, Fatah et Hamas, qui se disputent autour, notamment, de la création d'une force de  sécurité conjointe dans la bande de Gaza, la légitimité de  gouvernement, et la formule électorale.   

     DIVERGENCE SUR LA COMPOSITION DE LA FORCE CONJOINTE 

      

     Le Hamas a accepté l'idée de former une force de sécurité  conjointe de 300 personnes dans la bande de Gaza, mais a insisité  sur le principe de l'égalité dans la composition, soit 150  personnes pour le Hamas comme pour le Fatah.  

     Mais cette proposition a été rejetée par le Fatah, a indiqué  mardi dans un communqué le général de brigade Majid Faraj, chef  des services de renseignement palestiniens, qui a participé au  dernier dialogue inter-palestinien, tenu entre samedi et lundi au  Caire. 

     En revanche, le Fatah demande que tous les officiers de police  et de sécurité qui ont abandonné leurs postes soient réintégrés  dans la nouvelle force conjointe. 

     Il y a deux ans, suite à des affrontements sanglants entre les  militants des deux groupes, le Hamas a pris, par la force, le  contrôle de la bande de Gaza, ayant mis en déroute les forces de  sécurité fidèles au président palestinien Mahmoud Abbas. 

     En réponse, M. Abbas a demandé à tous ses officiers de sécurité de ne participer à aucune force de sécurité ou police sous la  régie du Hamas dans la bande de Gaza. 

     Selon le général Faraj, le Hamas a pour sa part rejeté la  demande du Fatah de rassembler toutes les forces de police et de  sécurité.  

     En outre, le Hamas veut limiter la mission de la nouvelle force de sécurité au contrôle des points de passage dans la bande de  Gaza. 

     "Au cas où un accord sur la formation de la force de sécurité  conjointe n'intervient pas, le Fatah demandera à ses 50.000  officiers de police et de sécurité de reprendre leurs postes", a  déclaré le général Faraj, démentant qu'une telle décision  constitue une menace ou un appel à la reprise des affrontements. 

      

     DISPUTE SUR LA LEGITIMITE DE GOUVERNEMENT 

      

     Le deuxième point au centre des desaccords entre le Fatah et le Hamas concerne une commission conjointe qui sera chargée de la  coordination avec le gouvernement de Ramallah pour entreprendre  les travaux de reconstruction dans la bande de Gaza et mettre fin  à la division inter-palestinienne. 

     Le Hamas a accepté de fonder une telle commission qui  regroupera 16 factions palestiniennes, mais il demande que cette  comission coordonne avec son gouvernement de Gaza, a révélé le  général Faraj. 

     Le Fatah estime qu'il n'y a qu'un seul gouvernement palestinien basé à Ramallah, et que tout autre gouvernement dans les  territoires palestiniens ne sera "pas accepté", a souligné le  général Faraj. 

     Le gouvernement basé à Gaza a été démis par le président Abbas, après la prise du contrôle par le Hamas de la bande de Gaza. Un  gouvernement de transition dirigé par Salaam Fayad a été ensuite  formé à Ramallah. Mais le Hamas a refusé de reconnaître la  décision de M. Abbas.  

     S'agissant des prochaines élections, le Hamas souhaite une  représentation proportionnelle à 60% et une représentation à  circonscription à 40%, alors que le Fatah demande un pourcentage  proportionnel de 85%. 

     Face à ces divergences, le Fatah et le Hamas ont convenu de  reprendre le dialogue début juillet.  

     "L'Egypte souhaite véritablement voir ces parties mettre fin à  ces différends et parvenir à un accord au plus tôt possible", ont  souligné des sources palestiniennes proches de la médiation  égyptienne. 

     Omar Suleiman, chef des services égyptiens des renseignements,  a donné un ultimatum : "Qu'ils soient d'accord ou pas, un accord  de réconciliation (inter-palestinien) sera signé et mis en  application en juillet."