NEW YORK (Nations Unies), 19 mai (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se rendra les 22 et 23 mai au Sri
Lanka dans les zones les plus touchées par le récent conflit qui
vient de s'achever et pour évaluer la situation directement, à
l'heure où le Conseil des droits de l'homme a décidé de se saisir de
la question.
Le secrétaire général a évoqué la « nécessité
urgente de panser les blessures causées par une guerre qui a divisé les
communautés de l'île pendant près de 30 ans ». Il a souligné que la tâche
à laquelle fait face le peuple du Sri Lanka était immense et
qu'elle requérait l'aide de tous.
Il a aussi appelé à des progrès sur trois fronts,
notamment l'assistance humanitaire immédiate, puis la réintégration et la
reconstruction et troisièmement une solution politique durable et
équitable.
Le secrétaire général a fait cette annonce mardi à
Genève, alors que son chef de cabinet, Vijay Nambiar, se trouvait déjà
sur le terrain mardi.
De son côté, la directrice exécutive de l'UNICEF,
Ann M. Veneman, a exigé de nouveau un accès humanitaire plein et entier
afin que les femmes et les enfants puissent bénéficier de
l'assistance dont ils ont désespérément besoin.
L'UNICEF s'attend à un afflux massif de personnes
malades, mal nourries et blessées maintenant qu'il n'y a plus de combats
dans le nord du pays et que les Tigres de libération de l'Eelam tamoul
(LTTE) ont été militairement vaincus dans l'immédiat.
Le coordonnateur humanitaire des Nations Unies dans
le pays, Gordon Weiss, a ainsi estimé à entre 60.000 et 80.000 le nombre
de personnes encore dans l'ex-zone de combats.
Par ailleurs, le Conseil des droits de l'homme
a annoncé mardi qu'il tiendrait une session extraordinaire le 25 mai
afin d'examiner les possibles violations des droits de
l'homme commises lors du conflit.