LAGOS, 19 mai (Xinhua) -- L'armée nigériane s'engage
à poursuivre les opérations militaires en cours contre les rebelles
dans la région du delta du Niger, riche en pétrole, a rapporté mardi
le journal Punch.
La Force d'intervention interarmées devra poursuivre
leurs opérations contre le Mouvement pour la libération du delta du
Niger (MEND) et d'autres groupes rebelles dans la région, a indiqué
le directeur du centre d'informations de l'armée nigériane, le colonel
Chris Jemitola, lors d'un point de presse.
Le MEND est le plus grand groupe militaire en
opération dans la région nigérianne du Delta riche du pétrole. Il est
responsable pour l'enlèvement de plus de 200 étrangers depuis le début
2006 dans la région.
L'armée nigériane a démenti les accusations de
génocide du MEND, arguant qu'aucune communauté n'a été attaquée par les
soldats depuis le lancement des opérations militaires la semaine
dernière.
Le porte-parole de l'armée a indiqué qu'il ne
pouvait pas confirmer le nombre de morts et de blessés recensés jusqu'à
présent dans les affrontements entre l'armée nigériane et les
rebelles.
La Force d'intervention interarmées effectuait une
mission visant à libérer des otages quand les insurgés les ont attaqués,
a noté le porte-parole.
Dimanche soir, la Force d'intervention interarmées
nigériane a sauvé quatre otages ukrainiens dans un affrontement avec le
MEND, et détruit un important camp rebelle dans la région du Delta du
Niger.
La Force d'intervention interarmées n'est autorisées
à utiliser la force que pour pour se défendre ou pour arrêter un criminel
qui y résistait, a-t-il ajouté.
Depuis le début de l'année 2006, plusieurs centaines
d'étrangers ont été enlevés dans la région du Delta du Niger par un
mélange de militants et de criminels, pour la plupart des travailleurs
étrangers sur les plateformes pétrolières. On a également enregistré
beaucoup d'attaques sur les installations pétrolières depuis.
L'insécurité dans cette région productrice
de pétrole a fait chuter la production pétroliè re au Nigeria, qui
a enregistré une baisse de près de 25% par rapport à sa
production quotidienne de 2, 6 millions de barils.