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Elections présidentielle et législatives au Malawi
  2009-05-19 16:20:14  

 Quelques six millions d'électeurs inscrits malawites sont appelés à se rendre aux urnes mardi pour  élire leurs nouveaux président et Parlement.

          BLANTYRE, 19 mai (Xinhua) -- Quelques six millions d'électeurs inscrits malawites sont appelés à se rendre aux urnes mardi pour  élire leurs nouveaux président et Parlement.  

     Près de 3.900 bureaux de vote, installés dans l'ensemble du  pays, ont ouvert vers 06h00 (04h00 GMT) et fermeront 18h00 (16h00  GMT). 

     Il s'agit de la quatrième consultation populaire depuis 1994,  où le Malawi a introduit le pluralisme politique, mettant fin au  régime à parti unique et au règne de Hastings Kamuzu Banda, qui  dirigeait le pays depuis son indépendance en 1964.  

     Selon des analystes, l'élection présidentielle du 19 mai est la plus mouvementée dans l'histoire du Malawi. 

     Le président sortant du Malawi, Bingu Wa Mutharika, brigue un  nouveau mandat, en tant que candidat du Parti démocrate  progressiste (DPP). 

Quelques six millions d'électeurs inscrits malawites sont appelés à se rendre aux urnes mardi pour  élire leurs nouveaux président et Parlement.

     M. Bingu, économiste de 75 ans qui a travaillé aux Nations  Unies et qui a dirigé le Marché commun de l'Afrique orientale et  australe, a remporté la dernière présidentielle le 20 mai 2004,  avec 36% des suffrages exprimés.  

     Il doit relever les défis face à ses rivaux, notamment John  Tembo, candidat du Parti du Congrès du Malawi, ancien parti  unique. John Tembo bénéfie d'un soutien de Bakili Muluzi, chef du  Front démocratique uni (UDF).  

     M. Muluzi, ancien président du Malawi de 1994 à 2004, a été  disqualifié par la Commission électorale du Malawi pour la  présidentielle de 2009. Sa candidature a été rejetée sous le  prétexte qu'il a déjà accompli deux mandats de cinq ans, seuil  maximum prévu par la Constitution. 

     Le candidat indépendant James Nyondo, qui se décrit lui-même  comme du "sang neuf" sur la scène politique du Malawi, jure de  battre le président sortant lors de l'élection. Il a affirmé qu'il aurait une "bonne chance" pour remporter l'élection.