BRUXELLES, 18 mai (Xinhua) -- La Commission
européenne accorder une enveloppe totale de 54 millions d'euros à l'aide
humanitaire en faveur des populations vulnérables de Somalie, d'Ethiopie,
d'Erythrée, du Kenya et de l'Ouganda, a-t-on appris lundi à
Bruxelles.
La Commission a adopté un plan global humanitaire de
13 millions d'euros. Ces fonds iront à l'aide aux victimes de
l'insécurité permanente et des aléas climatiques, l'accent étant mis
sur la santé et la nutrition, l'approvisionnement en eau et en équipements
sanitaires, l'alimentation et la sécurité alimentaire des personnes
déplacées à l'intérieur du pays et des communautés en situation de
vulnérabilité chronique.
Une enveloppe de 3 millions d'euros est allouée en
vue de répondre aux besoins les plus pressants des populations les plus
vulnérables en Erythrée. Le pays a été touché par des années de
sécheresse chronique, de désertification, de dégradation des
infrastructures et d'insécurité permanente à la frontière avec
l'Ethiopie. Cette décision permettra de venir en aide à 500 000
personnes, en mettant l'accent sur les questions de santé, de
nutrition, d'eau, d'assainissement, de protection et de moyens de
subsistance.
La Commission européenne fournit une aide financière
de 6 millions d'euros à des actions ayant trait à la santé, à
l'alimentation, à l'eau et à l'assainissement et destinées aux
populations les plus vulnérables en Ethiopie, notamment les réfugiés
et les personnes déplacées à l'intérieur de ses frontières.
Par ailleurs, une décision régionale en faveur de
l'Ethiopie, de la Somalie, du Kenya et de l'Ouganda, avec un montant de 22
millions d'euros, s'attache particulièrement à combattre
l'insécurité nutritionnelle au moyen d'une aide alimentaire et d'un
soutien à court terme aux moyens d'existence en faveur des communautés de
la Grande Corne de l'Afrique les plus durement touchées.
Enfin, 10 millions d'euros seront
accordés pour lutte contre la sécheresse (décision régionale en faveur de la
Somalie, de l'Ethiopie, du Kenya et de l'Ouganda). Fondée sur
une stratégie de réduction du risque de catastrophe, cette
nouvelle décision contribuera à renforcer les capacités
d'adaptation des communautés pastorales vivant dans les zones arides en leur
fournissant de l'eau, une aide aux moyens de subsistance, des
services sanitaires et un soutien à la santé animale.