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Présidentielle au Malawi : l'élection "la plus mouvementée de son  histoire" (AVANT PAPIER)
  2009-05-19 07:11:28  

    Par MU Dong   

     BLANTYRE, 18 mai (Xinhua) -- Le président sortant du Malawi,  Bingu Wa Mutharika, qui brigue un nouveau mandat, doit relever  mardi les défis face à ses rivaux dans la prochaine présidentielle, considérée par les analystes comme l'élection la plus mouvementée  dans l'histoire du pays.   

     BINGU BRIGUE UN NOUVEAU MANDAT 

      

     En octobre 2006, le président Bingu a annoncé son intention de  briguer un second mandat qui doit commencer le 19 mai 2009, en  tant que candidat du Parti démocrate progressiste (DPP). 

     M. Bingu, économiste de 75 ans qui a travaillé aux Nations  Unies et qui a dirigé le Marché commun de l'Afrique orientale et  australe, a remporté la dernière présidentielle le 20 mai 2004,  avec 36% des suffrages exprimés. 

     Peu après son entrée son accession au pouvoir, M. Bingu a  commencé à combattre la corruption. Mais ce combat a provoqué la  colère de plusieurs personnes influentes et des divergences entre  lui et Bakili Muluzi, dirigeant du Front démocratique uni (UDF). 

     M. Bingu a lancé des réformes qui ont permis d'enregistrer des  avancées dans les secteurs de l'économie, de l'enseignement et des infrastructures dans ce pays qui figure parmi les moins développés du monde. 

     Le premier secteur auquel il s'est attaqué est l'agriculture,  ce qui a eu pour effet de réduire considérablement la pénurie  alimentaire dans le pays. Par ailleurs, M. Bingu s'est efforcé  d'améliorer l'environnement d'investissements du pays pour  absorber des capitaux pour promouvoir les secteurs du commerce et  de l'industrie du pays. 

     Selon le Fonds monétaire international (FMI), le Malawi, pays  enclavé et classé parmi les moins développés du monde, devrait  connaître en 2009 une croissance de 6%, plus élevé que le taux  moyen de la sous-région (3%). 

     M. Bingu a cependant admis qu'il n'a pas réussi à créer  suffisamment d'emplois pour lutter contre le chômage des jeunes,  tout en indiquant que s'il est réélu chacune des catégories de la  population bénéficera de son prochain mandat.  

     DEUX PARTIS D'OPPOSITION FORMENT UN FRONT   

     Les partis d'opposition, l'UDF et le Parti du Congrès du Malawi (MCP), ont formé une alliance le 9 avril 2009 pour participer à la présidentielle après que Bakili Muluzi, ancien président du Malawi entre 1994 et 2004 et chef de l'UDF, eut été disqualifié par la  Commission électorale du Malawi pour la présidentielle de 2009. 

     Sa candidature a été rejetée au prétexte qu'il a déjà accompli  deux mandats de cinq ans, seuil maximum prévu par la Constitution, a indiqué en début d'année la Commission électorale malawite. 

     M. Muluzi, populaire dans le sud du pays, a affirmé sa  disponibilité à soutenir son allié John Tembo, dirigeant et  candidat du MCP à la présidence.  

     Le MCP est une force politique importante dans la région  centrale. Le premier dirigeant du MCP, Hastings Kamuzu Banda,  avait été le premier président du pays. 

     Cependant, les analystes rappellent que les deux partis ont des orientations politiques différentes, ce qui pourrait mettre en  cause leur coopération. 

      

     LE CANDIDAT INDEPENDANT OPTIMISTE SUR SA CHANCE  

     Le candidat indépendant James Nyondo, qui se décrit lui-même  comme du "sang neuf" sur la scène politique du Malawi, jure de  battre le président sortant lors de l'élection. 

     "En tant que président, je travaillerai avec ceux qui partagent ma vision et nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour  créer un gouvernement au service des Malawites, de tous les  Malawites", a promis James Nyondo, au cours de sa campagne  électorale. 

     Ouvertement, il a révélé avoir refusé la proposition du parti  au pouvoir de se retirer de la présidentielle. Il a affirmé qu'il  aurait une "bonne chance" pour remporter l'élection.