Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Chine: l'armée renforce son inspection des officiers supérieurs
-
La Chine et l'UE peuvent jouer un rôle plus important, déclare un officiel du PCC
-
Un chercheur européen appelle à une meilleure relation Chine-UE  (INTERVIEW)
-
La Chine et l'Autriche conviennent de renforcer la coopération économique
-
La partie continentale chinoise va ouvrir cinq nouveaux ports à la navigation directe avec Taiwan
Un chercheur européen appelle à une meilleure relation Chine-UE  (INTERVIEW)
  2009-05-18 15:23:52  

    Par ZHANG Bihong  

     BRUXELLES, 18 mai (Xinhua) -- Il est dans l'intérêt de la Chine et de l'Union européenne (UE) de poursuivre l'amélioration des  relations bilatérales dans le contexte des difficultés économiques acutelles et la reprise du Sommet UE-Chine est "important" pour  promouvoir ces relations, a indiqué un expert européen des  affaires chinoises dans une interview accordée récemment à Xinhua. 

     "Evidemment, il est très important que les relations entre l'UE et la Chine se normalisent, mais ce processus a déjà été enclenché depuis la visite fructueuse du Premier ministre chinois Wen Jiabao en janvier", a affirmé Jonathan Holslag, un responsable de  l'Institut bruxellois d'études sur la Chine contemporaine. 

     "Cette rapide reprise confirme une forte interdépendance entre  des deux côtés et également le fait que la coopération est  inévitalbe, notamment en ces moments d'incertitude économique", a  indiqué M. Holslag, qui suit de près les changements et les  événements en cours en Chine et ceux relatifs aux relations  UE-Chine. 

     Après avoir été suspendu à la fin de l'année dernière, le  Sommet UE-Chine devrait se tenir le 20 mai à Prague, en République tchèque, pays qui assure la présidence tournante de l'UE.   

     LA REUNION DE PRAGUE SERA UN SOMMET "INTERMEDIAIRE"  

     Evoquant l'éventuel succès du sommet, M. Holslag a estimé qu'il s'agissait d'un sommet "intermédiaire". "L'un des enjeux de cette  rencontre sera de faire en sorte que la Chine et l'Europe  conviennent des moyens leur permettant de poursuivre leurs  négociations pour un nouvel accord cadre", a noté l'expert.  

     Il a ajouté que les deux parties ont réalisé d'importants  progrès pour définir les priorités politiques, mais sur le plan  économique, peu de progrès ont été constatés.  

     "Même si l'Europe et la Chine reconnaissent la nécessité de  renforcer leurs relations, elles restent en désaccord sur la façon de procéder", a expliqué M. Holslag.  

     "La Chine souhaite simplement une approche progressive pour  l'ouverture de nouveaux secteurs tels que les services et les  marchés publics, tandis que l'Europe, au contraire, espère un  paquet d'accords immédiat".  

     Selon lui, le principal défi de la réunion de Prague "est de  s'entendre sur feuille de route réaliste pour les futures  négociations".   

     L'AVENIR DES RELATIONS UE-CHINE DEPENDRA DE LA CAPACITE DE LES  RENFORCER  

     "Le partenariat UE-Chine a toujours été très prometteur sur le  papier, mais un peu décevant dans la pratique", a précisé M.  Holslag.  

     "Il y a beaucoup d'échanges et de dialogues, mais les résultats sont modestes", a-t-il indiqué, ajoutant que la coopération  UE-Chine est à peine visible au niveau mondial.  

     "On dit souvent que la Chine et l'UE n'ont pas d'intérêts  stratégiques communs à cause de la distance géographique, mais en  réalité, nous sommes devenus voisins", a affirmé M. Holslag.  

     Il a ajouté qu'un partenariat mature "exige que nous allions  au-delà de nos valeurs diplomatiques respectives et regardions les nombreux intérêts qui nous lient".  

     "L'avenir de nos relations économiques dépendra de notre  capacité à nous réformer nous-mêmes", a affirmé M. Holslag.  

     La Chine considère la crise économique comme une opportunité  pour promouvoir la consommation intérieure et l'innovation  technologique, tandis que l'UE affiche une attitude plutôt  conservatrice, a noté M. Holslag.  

     "Une grande volonté politique sera nécessaire pour hisser nos  économies à niveau supérieur et si l'Europe et la Chine continuent à s'améliorer chacune de leur côté, le partenariat ne pourra qu'en être amélioré", a-t-il ajouté.