KHARTOUM, 16 mai (Xinhua) -- Le Soudan a réitéré
samedi son engagement aux accords de bon voisinage signé avec le
gouvernement tchadien, estimant qu'il ne sera pas entraîné dans une
confrontation militaire avec son voisin de l'ouest.
"Ce qui a été fait par le Tchad était une démarche
de provocation destinée à entraîner le Soudan dans un nouveau front
de guerre ouverte," a indiqué Osman al-Aghbash, porte-parole des
Forces armées soudanaises (SAF).
"Nous, les forces armées, sommes engagés (à
respecter) les accords signés avec la partie tchadienne, et nous croyons
que le différend peut être résolu par des accords, par par des
affrontements," a confié aux journalistes le porte-parole.
Il a révelé le déploiement des unités militaires de
la SAF sur la frontière soudano-tchadienne pour surveiller la situation,
ajoutant: "Nous nous reservons le droit de protéger les territoires
soudanais et empêcher toute nouvelle violation."
Le porte-parole a souligné que la partie soudanaise
était engagée dans le respect des décisions de l'Union africaine, qui
ont prévu la formation d'un mécanisme de surveillance de la
frontière commune entre les deux pays, ajoutant que la partie
tchadienne a, toutefois, reclamé un nouveau mécanisme supervisé par
les Nations unies.
Entre temps, le conseiller du président soudanais,
Abdullah Masar, a aussi réitéré le respect des accords de bon voisinage
avec le voisin tchadien par le gouvernement soudanais en dépit de la
récente provocation à travers le bombardement des régions de la région
occidentale soudanaise du Darfour.
Le gouvernement soudanais a accusé samedi le Tchad
de lancer une troisième attaque aérienne sur le territoire soudanais du
Darfour en deux jours. Le gouvernement tchadien n'a pas réagi à
l'accusation.
Dans l'accord de réconciliation signé à
Doha, qui était le troisième entre les deux voisins, Khartoum et Ndjamena
ont promis de renforcer le contrôle à la frontière pour
empêcher l'infiltration des rebelles tchadiens à partir du Soudan et soudanais depuis
le Tchad.