WASHINGTON, 15 mai (Xinhua) -- L'administration
Obama a manifesté sa profonde déception au sujet du blocage par la
Russie d'une mission de maintien de la paix de l'Organisation pour la
sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Géorgie, en réaffirmant son
soutien à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la
Géorgie.
"Les Etats-Unis regrettent profondément qu'un
consensus ne puisse être réalisé sur la proposition présentée par la
présidence grecque de l'OSCE sur une représentation de l'OSCE à Tbilisi et
une mission de surveillance en Géorgie", a déclaré le porte-parole du
département d'Etat américain, Ian Kelly.
L'OSCE a annoncé à Vienne que les négociations sur
une présence continue de l'OSCE en Géorgie ont été suspendues du fait
que la Russie a interdit de renouveler la mission d'inspection de
l'OSCE en Ossétie du Sud, séparée de la Géorgie.
"Nous sommes déçus que la Rusie n'ait pu accepter la
solution constructive et neutre de la présidence grecque", a indiqué M.
Kelly, ajoutant que la solution est destinée à éviter "toute
prononciation sur un statut politique ou légal de l'Ossétie du
Sud".
La mission de l'OSCE, ouverte en 1992 pour
promouvoir un règlement politique pacifique des conflits entre le
gouvernement géorgien d'une part, et l'Ossétie et l'Abkhazie d'autre part,
devenait incertaine après le conflit Géorgie-Russue survenu en août
dernier.
Après le conflit, le gouvernement russe a reconnu
l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, en s'opposant à
la mission de l'OSCE en Géorgie sous prétexte que ces deux régions
n'appartiennent plus à la Géorgie.
"Nous pensons qu'une présence de la surveillance en
Georgie reste essentielle, et espérons que la Russie, qui a reconnu la
nécessité d'une inspection, acceptera définitivement la proposition
raisonnable et équilibrée de la Grèce", a souligné M. Kelly.
"Nous poursuivrons nos efforts pour assurer
une présence internationale sur toute l'étendue de la Georgie afin de
traiter les inquiétudes sur la sécurité et les droits humanitaires
et humains. Nous réitérons notre soutien ferme à l'indépendance,
à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Géorgie dans
le cadre de ses frontières internationalement reconnues",
a-t-il ajouté.