LANZHOU, 15 mai (Xinhua) -- Un expert chinois a
déclaré vendredi souhaiter que plus de pays africains puissent résoudre
leur problème de pénurie d'eau grâce à l'aide chinoise.
Li Yuanhong, président de l'Institut de recherche
sur la préservation de l'eau de la province du Gansu (nord-ouest), a
indiqué que son institut avait fourni des services de consultation et
aidé à concevoir et à construire des installations de stockage et de
purification d'eau dans plusieurs pays, dont le Nigeria, l'Algérie et le
Niger.
L'institut de Li Yuanhong organise actuellement des
formations sur les technologies de récupération de l'eau de pluie, en
faveur de sept pays africains.
19 fonctionnaires et ingénieurs venus du Kenya, de
Tanzanie, de Zambie, d'Ouganda, du Burundi, du Rwanda et de l'Afrique du
Sud participent à ce programme de formation de deux semaines qui a
débuté lundi à Lanzhou, chef-lieu de la province du Gansu.
Sponsorisé par le ministère chinois des Sciences et
Technologies et par le Programme des Nations Unies pour
l'environnement (PNUE), ce programme de formation fait partie du
"programme des technologies de récupération de l'eau de pluie en
Afrique", l'un des quatre programmes inclus dans le mémorandum
Chine-PNUE sur les technologies environnementales en Afrique signé en
2008, a expliqué M. Li.
Après un séminaire de trois jours, les participants
visiteront jeudi le village de Daping de la ville de Dingxi, région
montagneuse souffrant de la sécheresse, pour un séjour d'études.
Bob Muzyamba, secrétaire général de l'Association de
récupération de l'eau de pluie de Zambie, a déclaré que son pays
espèrait généraliser ces technologies, notamment dans le sud du pays
où sévit la sécheresse.
"Nous avons organisé des démonstrations, et le
concept se développe", a-t-il indiqué.
La province du Gansu, l'une des régions les plus
frappées par la sécheresse en Chine, ne reçoit qu'environ 300 mm de
précipitations par an. Elle a commencé utilisé les techniques de
récupération de l'eau de pluie dans les années 1980.
A présent, la province a formé plus de
200 ingénieurs venus d'environ 70 pays.