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Côte d'Ivoire/election: satisfaction "prudente" de l'opposition  après la fixation de la date (SYNTHESE)
  2009-05-15 20:04:56  

      ABIDJAN, 15 mai (Xinhua) -- L'opposition ivoirienne marque  sa satisfaction tout en restant prudente après la fixation de la  date de l'élection présidentielle attendue courant 2009 dans le  pays après plusieurs reports successifs depuis 2005. 

     Pour le secrétaire général du Parti démocratique de Côte  d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique), Alphonse Djédjé Mady, "c'est une bonne chose qu'une date ait été fixée". 

     Le gouvernement ivoirien a fixé la date du premier tour de  l'élection présidentielle au 29 novembre 2009, à l'issue d'un  Conseil des ministres tenu jeudi. 

     "C'est déjà bien qu'on ait fixé une date. Mais il faudra tout  mettre en oeuvre pour la respecter, parce que ce n'est pas la  première fois qu'on fixe une date pour cette élection, qu'on ne  respecte pas par la suite", a relevé M. Djédjé Mady. 

     "Autrement dit, j'ai un doute. Je n'ai pas la certitude que  l'élection aura lieu le 29 novembre", a-t-il lancé, avant  d'appeler les Ivoiriens à "travailler pour faire en sorte que la  date qui est fixée soit respectée". 

     L'euphorie est également mesurée du côté du Rassemblement des  républicains (RDR), parti de l'ancien Premier ministre Alassane  Dramane Ouattara. 

     "Notre satisfaction est partielle, nous nous demandons  pourquoi, le chef de l'Etat a tenu à ce que cela se fasse le 29  novembre à la veille des fêtes de fin d'année", a déclaré le  secrétaire national chargé des élections du RDR, Sanogo Mamadou. 

     Récemment, le Rassemblement des houphouëtisstes pour la  démocratie et la paix (RHDP, alliance de l'opposition) avait  réclamé la tenue de l'élection le 11 octobre, à la date fixée par  la Commission électorale indépendante (CEI), et menacé qu'il  n'accepterait aucune autre date fixée par le président ivoirien. 

     Dans le camp présidentiel, la satisfaction est entière. 

     "Nous estimons que c'est vraiment une date tenable et réaliste, compte tenu de l'évolution des deux éléments fondamentaux que sont l'identification et la sécurisation du processus électoral", a  estimé Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire  ivoirien (FPI, au pouvoir). 

     "C'est une bonne date", selon le secrétaire national chargé  des élections du FPI, Martin Sokouri Bohui, qui a relevé que le "  processus électoral butait sur le désarmement". 

     Le camp présidentiel réclame, avant la tenue de l'élection, le désarmement de l'ex-rébellion qui contrôle le nord du pays depuis  septembre 2002 et le redéploiement de l'administration avec une  autorité "pleine et entière" sur l'ensemble du territoire  national. 

     Selon le FPI, l'opération de sécurisation des élections est  désormais "engagée", après le début le 5 mai du déploiement de  8000 éléments issus des ex-forces loyalistes et rebelles sur  l'ensemble du territoire national. 

     Le camp présidentiel et l'ex-rébellion ont signé en mars 2007  un accord de paix amendé à quatre reprises qui prévoit la  réunification du pays et l'organisation des élections.