SEOUL, 15 mai (Xinhua) -- La Corée du Sud a proposé
d'organiser la semaine prochaine des pourparlers officiels avec
la République populaire démocratique de Corée (RPDC), pour discuter
de la libération d'un ouvrier sud-coréen détenu en RPDC, a
indiqué vendredi un porte-parole des autorités sud-coréennes.
"Nous avons adressé une lettre au Nord (la RPDC) ce
matin et lui avons proposé de les rencontrer en début de semaine
prochaine", a fait savoir le porte-parole du Ministère sud-coréen de
l'Unification, Kim Ho-nyoun, après avoir indiqué que la RPDC a
rejeté une autre proposition du Sud visant à organiser une
réunion bilatérale gouvernementale vendredi.
Une délégation sud-coréenne de trois personnes a été
envoyée à la ville frontalière de Kaesong mardi, dans l'espoir d'établir
un ordre du jour pour la prochaine réunion inter-coréenne au niveau
gouvernemental, seconde du genre après la première série des
pourparlers intercoréens tenue le 21 avril.
Mais ces efforts ont été vains, a affirmé le
porte-parole. Les représentants sud-coréens sont retournés bredouilles à
Séoul vendredi face au refus de Pyongyang d'aborder la question de la
détention de l'ouvrier sud-coréen, a indiqué le porte-parole.
Même si la RPDC souhaite établir un dialogue avec le
Sud le plus tôt que possible, elle ne veut pas aborder ce sujet
sensible, indique le porte-parole.
Durant la première phase de leurs négociations du 21
avril, qui n'a duré que 22 minutes, la RPDC a focalisé l'entretien sur les
augmentations de salaire et la révision des contrats des ouvriers du
complexe industriel de Kaesong, refusant cependant d'aborder la question de
l'emprisonnement de l'ouvrier sud-coréen détenu depuis le 30 mars, accusé
d'avoir critiqué le régime du Nord, a rapporté l'agence de presse
sud-coréenne Yonhap.
La RPDC a cherché à établir un dialogue intercoréen
le mois dernier, mais toujours pour traiter de questions liées à
l'exploitation du complexe industriel de Kaesong.
La position de Pyongyang n'a pas changé, a indiqué
le porte-parole sud-coréen, soulignant que Séoul campe également sur
ses positions pour obtenir la libération de l'ouvrier.
Jusqu'ici, Pyongyang n'a donné aucune
information sur l'ouvrier sud-coréen, selon le porte-parole.