NEW YORK (Nations Unies), 14 mai (Xinhua) -- La
Commission internationale sur le changement climatique et le développement
a appelé jeudi à mobiliser des fonds supplémentaires pour aider les
pays en développement à faire face au changement climatique.
La Commission, lancée en 2007 par le gouvernement
suédois, a lancé cet appel dans son rapport final présenté au secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon.
"Le rapport de la Commission est opportun. La
réunion sur le changement climatique à Copenhague aura lieu en décembre
(...) Nous avons encore beacoup de travail à faire pour conclure un
accord", a indiqué M. Ban lors du lancement du rapport.
"Ce rapport examine les liens entre le développement
et le changement climatique. Il souligne l'importance de l'adaptation.
Et il met l'accent sur la nécessité de soutenir les plus
vulnérables", a ajouté M. Ban, disant que "ces questions sont au
coeur des négociations sur le changement climatique".
Dans ce rapport intitulé "Réduire les écarts:
réduction des risques de catstrophes et adaptation au changement
climatique dans les pays en développement", la Commission a exhorté les
donateurs à honorer leur engagement sur l'aide publique au développement
( APD).
En plus de l'engagement de 0,7% du Revenu national
brut (RNB) pour l'APD, le rapport préconise d'autres d'adaptation sans
affecter les programmes de développement en cours.
Dans la Convention des Nations Unies sur le
changement climatique de 1992, les pays riches s'engageaient à aider les
pays pauvres pour s'adapter aux difficultés lieés au changement
climatiques.
"A moins que cet engagement n'est honoré, les pays
pauvres ne seront pas d'accord sur un cadre global post-2012 sur le
changement climatique", a souligné la Commission.
La Commission a recommandé une approche à deux
étapes pour mobiliser des fonds nouveaux et supplémentaires en faveur de
l'adaptation des pays en développement au changement climatique.
Dans un premier temps, les donateurs doivent
mobiliser immédiatement 1 à 2 milliards de dollars destinés aux pays
vulnérables et à bas revenu qui souffrent déjà des impacts du
changement climatique.
Dans un deuxième temps, les pays doivent
s'accorder sur un mécanisme de gouvernance démocratique et efficace et
la flexibilité nécessaire pour répondre aux divers besoins.