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Washington se réjouit du fait que Pyongyang établisse une date pour le procès de deux journalistes américaines
Washington se réjouit du fait que Pyongyang établisse une date pour le procès de deux journalistes américaines
  2009-05-15 11:41:40  

     WASHINGTON, 14 mai (Xinhua) -- L'administration Obama a bien  accueilli jeudi le fait que la République populaire démocratique  de Corée (RPDC) ait fixé une date pour entamer le procès de deux  journalistes américaines. 

     "Nous sommes convaincus qu'il s'agit d'un signal qu'il peut y avoir et j'espère qu'il aura une solution le plus tôt possible", a indiqué à la presse la secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton, faisant allusion à une déclaration faite par Pyongyang  sur le procès fixé à la date du 4 juin à l'encontre des deux  journalistes arrêtées en mars près de la frontière entre la Chine  et la RPDC. 

     Selon des médias américains, les deux femmes travaillant pour un réseau de télévision basé dans la ville américaine de San  Francisco envisageaient de filmer la vie dure à laquelle font face les réfugiés de la RPDC, alors que Pyongyang les accusait de mener des "activités hostiles" contre elle. 

     "Nous sommes convaincus que les accusations sont sans  fondement et ne doivent pas être avancées, et que ces deux jeunes  femmes doivent être libérées immédiatement", a souligné Mme  Clinton. 

     A cette occasion, la diplomate américaine a refusé de lier la  question des journalistes arrêtées avec les pourparlers sur le  dossier nucléaire de la Péninsule coréenne, alors que certains  médias évoquaient la possibilité que Pyongyang utilise cette  affaire de journalistes comme "monnaie d'échange" dans les  négociations avec l'administration Obama. 

     "Nous voulons avoir une porte ouverte pour un retour aux  pourparlers à six", a poursuivi la secrétaire d'Etat américaine.  "La balle se trouve dans le camp de la Corée du Nord", a-t-elle  estimé. 

     Début avril, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une  déclaration présidentielle condamnant le lancement le 5 avril d'un engin par la RPDC et lui demandant de "ne procéder à aucun autre  lancement". 

     Pyongyang a par la suite annoncé son retrait des  négociations à six sur la dénucléarisation de la Péninsule  coréenne et les tirs d'essai des missiles balistiques  intercontinentaux si le Conseil de sécurité des Nations unies ne  présentait pas d'excuses pour "ingérence" dans les affaires  internes du pays.