WASHINGTON, 14 mai (Xinhua)
-- L'administration Obama a bien accueilli jeudi le fait que la République
populaire démocratique de Corée (RPDC) ait fixé une date pour entamer le
procès de deux journalistes américaines.
"Nous sommes convaincus qu'il s'agit d'un signal
qu'il peut y avoir et j'espère qu'il aura une solution le plus tôt
possible", a indiqué à la presse la secrétaire d'Etat américaine Hillary
Rodham Clinton, faisant allusion à une déclaration faite par Pyongyang
sur le procès fixé à la date du 4 juin à l'encontre des deux
journalistes arrêtées en mars près de la frontière entre la Chine et
la RPDC.
Selon des médias américains, les deux femmes
travaillant pour un réseau de télévision basé dans la ville américaine de
San Francisco envisageaient de filmer la vie dure à laquelle font
face les réfugiés de la RPDC, alors que Pyongyang les accusait de
mener des "activités hostiles" contre elle.
"Nous sommes convaincus que les accusations sont
sans fondement et ne doivent pas être avancées, et que ces deux jeunes
femmes doivent être libérées immédiatement", a souligné Mme
Clinton.
A cette occasion, la diplomate américaine a refusé
de lier la question des journalistes arrêtées avec les pourparlers sur le
dossier nucléaire de la Péninsule coréenne, alors que certains
médias évoquaient la possibilité que Pyongyang utilise cette affaire
de journalistes comme "monnaie d'échange" dans les négociations avec
l'administration Obama.
"Nous voulons avoir une porte ouverte pour un retour
aux pourparlers à six", a poursuivi la secrétaire d'Etat américaine.
"La balle se trouve dans le camp de la Corée du Nord", a-t-elle
estimé.
Début avril, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté
une déclaration présidentielle condamnant le lancement le 5 avril
d'un engin par la RPDC et lui demandant de "ne procéder à aucun autre
lancement".
Pyongyang a par la suite annoncé son retrait des
négociations à six sur la dénucléarisation de la Péninsule coréenne
et les tirs d'essai des missiles balistiques intercontinentaux si le
Conseil de sécurité des Nations unies ne présentait pas d'excuses pour
"ingérence" dans les affaires internes du pays.