NEW YORK (Nations Unies), 14 mai (Xinhua) -- Le
Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a décidé d'envoyer une nouvelle
fois sur place son chef de cabinet, Vijay Nambiar, afin de
contribuer à régler la situation humanitaire sur le terrain, a
indiqué sa porte-parole, Michèle Montas, lors de son point de presse
quotidien, au siège de l'ONU, à New York.
Le chef de l'ONU s'est entretenu par téléphone
mercredi avec le président sri lankais Mahinda Rajapaksa pour lui faire
part à nouveau de sa préoccupation concernant la situation des civils
dans le nord du Sri Lanka.
Le représentant du Bureau de la coordination des
affaires humanitaires (OCHA) au Sri Lanka, Gordon Weiss, a estimé pour sa
part que la situation dans les camps de déplacés continuait " d'être
plutôt misérable", dans un entretien à la radio de l'ONU. " Tout d'abord il
y a surpopulation. Ensuite la population est extrêmement fragile. Elle a
subi une expérience effroyable ces trois derniers mois", a-t-il
énuméré.
Selon OCHA, de cinq à six familles vivent sous une
même tente à Menik Farm et à Vavuniya. Le Haut Commissariat des Nations
Unies pour les réfugiés (UNHCR) a construit 8.000 abris et érigé plus
de 9.000 tentes pour répondre aux arrivées à Vavuniya, Jaffna et
Trincomalee.
Gordon Weiss a estimé entre 50.000 et 100.000 le
nombre de personnes encore prises au piège des combats.
Selon lui, la coopération avec le gouvernement sri
lankais est plutôt bonne malgré des problèmes de coordination. Ce dernier
souhaite montrer que les camps sont bien gérés et humains et qu'ils
constituent une bonne alternative à la vie sous les Tigres de libération
de l'Eelam tamoul (LTTE).
Gordon Weiss a indiqué que selon
de nombreux observateurs les combats entre le gouvernement et
le groupe indépendantiste en seraient à ses derniers jours. Si c'était
le cas, l'aide humanitaire pourrait parvenir directement aux populations
dans le besoin, a-t-il estimé.