PARIS, 14 mai (Xinhua) -- Le Premier ministre
français François Fillon a indiqué jeudi qu'il y avait à ce jour "six
universités" bloquées, dans lesquelles il y a "60.000 étudiants dont
la fin des études est menacée".
Il a fait ces remarques lors de la séance des
questions au gouvernement au Sénat. Selon lui, il y a encore six
universités dans lesquelles il y a des blocages qui empêchent le passage
des examens, "six universités sur plus de 80".
"Dans ces six universités il y a 60.000 étudiants
dont effectivement la fin des études est menacée, la fin de l'année
est menacée, par des blocages qui, la plupart du temps, sont le fruit
d'une minorité qui refuse qu'il y ait des votes dans des assemblées
générales", a souligné M. Fillon.
En réponse à un sénateur qui demandait l'ouverture
de " véritables discussions et concertations", M. Fillon a indiqué :
" vous pouvez comprendre que lorsque l'immense majorité des
universités françaises est au travail (...) et souhaite que les
examens soient organisés à leur date, il n'est pas question,
parce que six universités sont bloquées, que le gouvernement accède à
cette demande".
Dans une interview jeudi publiée au Figaro, le
Premier ministre Fillon a évoqué deux solutions pour ces universités en
question: un report des examens en septembre et l'organisation des
épreuves en dehors de l'enceinte des universités bloquées.
Les universitaires de certains établissements
supérieurs étaient en grève depuis des mois en signe de protestation contre
la réforme de l'enseignement supérieur, notamment contre l'autonomie
des universités.
M. Fillon a indiqué sur le Figaro que depuis 1984,
tous les ministres ont échoué à mettre en oeuvre cette réforme par manque
de courage et par manque de soutien au sommet de l'Etat.
"Chacun doit maintenant savoir que jamais,
jamais nous ne reviendrons sur l'autonomie des universités", a souligné le
chef du gouvernement français en saluant la ministre de
l'Ensignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse pour son
courage de réforme.