ABIDJAN, 14 mai (Xinhua) -- L'élection
présidentielle en Côte d'Ivoire, qui n'a cessé d'être repoussée, a été
finalement fixée au 29 novembre, a annoncé jeudi le Premier ministre
ivoirien Guillaume Soro, à l'issue d'un Conseil des ministres tenu au
Palais présidentiel à Abidjan.
"Le collège électoral de la République de Côte
d'Ivoire est convoqué le dimanche 29 novembre 2009 en vue de procéder à
l'élection du président de la République", a annoncé M. Soro en
lisant un décret adopté par le Consiel des ministres.
"Le scrutin sera ouvert à 07H00 (locales et GMT) et
clos à 17H00", a précisé le chef du gouvernement ivoirien, estimant que
la date du 29 novembre était "réaliste", "à la différence" de la
précédente date du 30 novembre 2008 fixée pour le scrutin.
"A ce jour, les opérations d'enrôlement ont permis à
plus de six millions de citoyens de s'inscrire dans les bureaux de vote
et aujourd'hui d'être de potentiels électeurs", ce qui représente
70% des citoyens attendus, a-t-il expliqué.
"Nous pensons que nous avons plus de lisiblité et
plus de visiblité sur le processus électoral", a souligné M. Soro.
Le gouvernement prend "toutes les disposotions en
sorte que le vote se déroule dans la sérénité et dans le calme" et s'engage
à " mettre à la disposition de la Commission électorale indépendante
( CEI) les moyens financiers pour mener à bien l'opération
( électorale)", a-t-il assuré.
Le 30 avril, le président ivoirien Laurent Gbagbo
avait adressé un message à la nation dans lequel il avait promis que
l'élection présidentielle se tiendrait "soit en octobre, soit en
décembre 2009", sans en donner une date précise.
La communauté internationale et l'opposition
ivoirienne ont récemment multiplié les pressions pour que se tiennent en
2009 l'élection présidentielle, initialement prévue pour octobre 2005,
mais à maintes reprises reportée faute de manque de consensus
politique et de moyens financiers.
La Côte d'Ivoire s'est engagée dans un processus de
paix relancé par la signature depuis mars 2007 de l'accord de
Ouagadougou, amendé à plusieurs reprises, entre le camp présidentiel
et l'ex-rébellion qui occupe le nord du pays suite à son coup d'Etat raté
en septembre 2002.
La mise en oeuvre de cet accord bute sur
les questions du désarmement et du redéploiement de l'administration
sur l'ensemble du territoire national avec une "autorité pleine et entière"
en vue de l'organisation des élections censées sortir le pays de
la crise qu'il connaît depuis sept ans.