PARIS, 14 mai (Xinhua) -- L'Agence spatiale
européenne (ESA) a lancé jeudi avec succès deux satellites d'exploration,
à savoir le télescope spatial Herschel et le module Planck, pour mieux
connaître l'origine de l'Univers.
D'un poids de 3,4 tonnes,
Herschel mesure 7,50 mètres de haut et quatre mètres de large, ce qui en
fait le plus grand télescope infrarouge jamais construit. Grâce à son
formidable pouvoir de capture de la lumière et à ses détecteurs
sophistiqués, refroidis à une température proche du zéro absolu par plus
de 2000 litres d'hélium superfluide, Herschel sera capable d'observer les
sources de rayonnement infrarouge les plus ténues et les plus éloignée,
et de scruter les zones encore inexplorées du domaine spectral
infrarouge et submillimétrique.
Il pourra également percer les épais nuages de gaz
et de poussière cosmique et observer des structures et des phénomènes
très lointains remontant à l'aube de l'Univers, comme la naissance et
l'évolution des premières étoiles et galaxies il y a 10 milliards
d'années.
D'un poids au décollage de 1,9 tonne, le satellite
Planck est quant à lui destiné à observer les vestiges des premiers rayons
de lumière émis dans l'espace 380.000 ans après le Big Bang et
fournir des informations sur l'origine, l'évolution et l'avenir
de l'Univers.
Comme Herschel, le "coeur" de Planck fonctionnera à
des températures extrêmement basses, dans le but d'obtenir une
sensibilité et une résolution sans précédent. En mesurant les
infimes variations de température du fond cosmologique, il permettra
aux scientifiques d'extraire au moins quinze fois plus d'informations sur
l'origine, l'évolution et l'avenir de l'Univers que ses prédécesseurs les
plus récents.
Herschel et Planck, deux missions qui
promettent de révolutionner la connaissance des êtres humains sur
le cosmos, représentent une formidable prouesse technologique
pour laquelle l'ESA a mobilisé une centaine de partenaires industriels
et de laboratoires en Europe, aux Etats-Unis et dans le reste du
monde. Le coût global du programme s'élève à 1,8 milliard d'euros, dont plus
de 1,1 milliard financés par l'ESA, et plus de 100 millions d'euros
par l'Agence spatiale américaine (Nasa).