PARIS, 14 mai (Xinhua) -- "Je n'accepterai à aucun
prix une hausse de la fiscalité" face à la récession économique dans le
monde, a déclaré le Premier ministre français François Fillon
dans une interview publiée jeudi au Figaro.
"Nous n'augmenterons pas les impôts: c'est
contre-productif en période de récession, car cela pèse sur la
consommation, et c'est dangereux si la situation s'améliore, car cela
risque de freiner la reprise", a indiqué le chef du gouvernement français.
Selon le FMI, en 2009, la dette publique des pays
européens va progresser de près de 10 points de PIB. La France avait
publié mardi le solde budgétaire du premier trimestre 2009, qui fait
apparaître un déficit de 43,7 milliards d'euros, soit deux fois plus
que pour la même période de l'année dernière. Le trou des finances
publiques françaises devrait dépasser 6% du PIB en 2009.
En Allemagne, le gouvernement redoute un
effondrement de plus de 40 milliards d'euros de recette fiscales. Aux
Etats-Unis, le déficit prévu pour 2009 dépasse les 13% de PIB, soit un
montant jamais égalé depuis la seconde guerre mondiale.
Face à une telle situation, les Etats-Unis et le
Royaume-Uni ont d'ors et déjà annoncé des augmentations d'impôt pour les
particuliers les plus aisés et les grandes entreprises.
En France, le débat sur ce sujet agitant la
majorité, la déclaration de M. Fillon a réaffirmé la position ferme du
président français Nicolas Sarkozy qui s'est déclaré hostile à toute
augmentation des prélèvements.
parlant du niveau de la récession, M. Fillon a dit
qu'il est trop tôt pour faire des prévision définitives. Selon lui,
l'année 2009 sera très difficile pour toutes les grandes économies.
"La situation est compliquée en Europe, qui devrait,
selon les experts, enregistrer une récession moyenne de 4% avec des pays à
-6% comme l'Allemagne et d'autres autour de - 3% comme la
France".