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Mottaki: les relations irano-britanniques sont "normales" malgré les troubles
  2009-05-14 08:09:22  

      TEHERAN, 13 mai (Xinhua) -- Le ministre iranien des Affaires  étrangères, Manouchehr Mottaki, a déclaré mercredi qu'en dépit des troubles entre les deux pays, les relations irano-britanniques  sont "normales", d'après le reportage de l'agence de presse sémi- officielle Fars.  

     Mottaki a reconnu quelques débats politiques et désaccords  entre l'Iran et la Grande Bretagne, mais a mis en même temps  l'accent sur le fait que les relations entre les deux pays ne sont pas très difficiles, a indiqué le reportage.  

     "Nous avons des désaccords avec la Grande-Bretagne dans nos  discussions et des points de vue sur diverses questions, mais nous avons des relations normales et il n'y a pas de problème  spécifique concernant les liens", a confié Mottaki aux  journalistes à l'issue d'un conseil de cabinet mercredi à Téhéran. 

     Le commentaire de Mottaki sur les relations entre les deux pays survient deux jours après les remarques de son hologue britannique à la réunion de l'ONU.  

     Lundi, au cours d'une réunion du Conseil de sécurité des  Nations Unies examinant les récents développements au Moyen-Orient, le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a accusé l'Iran "de s'ingérer dans les affaires palestiniennes et de profiter de leur douleur et souffrance".  

     Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a aussi prévenu  que l'Iran fait face à "un choix clair" au sujet de son programme  nucléaire et a encouragé Téhéran à "laisser le monde l'aider à  obtenir l'énergie nucléaire civile", autrement "il fera face à de  nouvelles sanctions plus strictes."  

     Au début du mois de mai, l'Iran a qualifié la position  britannique de "projet iranophobique" qui vise à mettre la  pression sur l'Iran afin qu'il abandonne ses "droits inaliénables". 

     Washington et ses alliés, dont Israël, la Grande Bretagne et  certains Etats arabes, sont inquiets par rapport à l'implication  de l'Iran dans le sentiment de colère anti-occidental dans la  région ainsi qu'au développement secret des armes nucléaires.