TEHERAN, 13 mai (Xinhua) -- Le ministre iranien des
Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a déclaré mercredi qu'en dépit
des troubles entre les deux pays, les relations irano-britanniques
sont "normales", d'après le reportage de l'agence de presse
sémi- officielle Fars.
Mottaki a reconnu quelques débats politiques et
désaccords entre l'Iran et la Grande Bretagne, mais a mis en même temps
l'accent sur le fait que les relations entre les deux pays ne
sont pas très difficiles, a indiqué le reportage.
"Nous avons des désaccords avec la Grande-Bretagne
dans nos discussions et des points de vue sur diverses questions, mais
nous avons des relations normales et il n'y a pas de problème
spécifique concernant les liens", a confié Mottaki aux journalistes
à l'issue d'un conseil de cabinet mercredi à Téhéran.
Le commentaire de Mottaki sur les relations entre
les deux pays survient deux jours après les remarques de son hologue
britannique à la réunion de l'ONU.
Lundi, au cours d'une réunion du Conseil de sécurité
des Nations Unies examinant les récents développements au
Moyen-Orient, le ministre britannique des Affaires étrangères, David
Miliband, a accusé l'Iran "de s'ingérer dans les affaires palestiniennes et
de profiter de leur douleur et souffrance".
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a
aussi prévenu que l'Iran fait face à "un choix clair" au sujet de son
programme nucléaire et a encouragé Téhéran à "laisser le monde l'aider à
obtenir l'énergie nucléaire civile", autrement "il fera face à de
nouvelles sanctions plus strictes."
Au début du mois de mai, l'Iran a qualifié la
position britannique de "projet iranophobique" qui vise à mettre la
pression sur l'Iran afin qu'il abandonne ses "droits inaliénables".
Washington et ses alliés, dont Israël,
la Grande Bretagne et certains Etats arabes, sont inquiets par
rapport à l'implication de l'Iran dans le sentiment de colère
anti-occidental dans la région ainsi qu'au développement secret des armes
nucléaires.