LIBREVILLE, 13 mai (Xinhua) -- La grève des
enseignants des trois universités et des principales écoles du supérieur du
Gabon, commencée mardi, se poursuit mercredi pour réclamer de meilleures
conditions de vie et de travail.
Selon Jean-Rémy Yama, président du Syndicat national
des enseignants et chercheurs (SNEC), principal syndicat des
enseignants du supérieur, le mouvement est très suivi par les 650
enseignants des universités et écoles du supérieur gabonaises.
Dans le cahier des charges, les grévistes demandent
le règlement définitif d'un litige sur des parcelles de terrain
attribuées aux enseignants pour bâtir leur logement, des primes
de recherches et diverses primes relatives à l'amélioration des
conditions de travail au campus et dans les laboratoires de
recherche.
Mardi soir, le ministère gabonais de l'Enseignement
supérieur a marqué son étonnement face à cette grève. Il a rappelé que le
gouvernement avait promptement accepté de négocier avec les
syndicalistes. Il a indiqué que le 7 mai dernier, les syndicalistes
de l'enseignement supérieur avaient été reçus en audience par le Premier
ministre. Il en était sorti une volonté de mettre en place une commission
et la publication d'un décret officiel ouvrant les négociations.
A cette occasion, le ministère a invité
les syndicalistes à préserver l'année académique et l'intérêt supérieur de
la nation.