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Le défi de l'économie algérienne en 2009 est de gérer l'impact de la baisse des prix de pétrole
  2009-05-13 19:19:25  

    ALGER, 13 mai (Xinhua) -- Le ministre algérien des Finances Karim Djoudi, a affirmé mardi à Alger que le défi pour l'économie  algérienne durant l'année 2009 est de "gérer l'impact de la baisse des prix des hydrocarbures", a rapporté l'agence de presse  algérienne APS. 

     Vu les incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale, "  l'année 2009 constitue pour nous une année d'observation et se  caractérise, comme dans les années antérieures, par une forte  sollicitation du budget de l'Etat pour la couverture financière  des programmes publics d'équipements", a déclaré le ministre  algérien dans un message adressé aux participants au cinquième  Forum international de la finance (FIF) à Alger, lu par le  directeur général du Trésor, Hadj Baba Ami. 

     A moyen terme, les défis à relever pour l'économie algérienne  sont nombreux. Il s'agit, notamment, de "diversifier l'économie,  moderniser l'agriculture, réhabiliter l'appareil de production,  réduire fortement le chômage, améliorer l'attractivité de  l'économie et poursuivre la modernisation du secteur financier",  a-t-il ajouté. 

     Citant les différents indicateurs macro-économiques prévus  pour l'année en cours, M. Djoudi a indiqué que l'inflation devrait se contracter à 3,5%, alors que la croissance du PIB projeté  devrait être de 4,1% globalement et de 6,6 % hors hydrocarbures. 

     "Une croissance qui sera tirée notamment par les secteurs du  BTP et des services", a-t-il précisé. 

     M. Djoudi a indiqué que les recettes de la fiscalité ordinaire (hors hydrocarbures) seront en progression de 30% durant le  premier semestre 2009, ''grâce au dynamisme de l'économie  algérienne hors hydrocarbures''. 

     Selon lui, le remboursement anticipé de la dette extérieure a  épargné à l'économie algérienne des transferts des devises au  titre du service de la dette et du renchérissement des taux  d'intérêts observés sur le marché financier. 

     La "gestion prudente" de l'ensemble des avoirs en devises du  pays par la Banque d'Algérie, selon des règles très strictes  obéissant aux principes de sécurité et de liquidités, ''a permis  la préservation de ces réserves'', a souligné M. Djoudi. 

     Concernant le Fonds de régulation des recettes, le ministre a  indiqué que ses ressources atteignent actuellement les 4.280  milliards de dinars (l'équivalent de 60 milliards de dollars),  ''permettant de sécuriser la dépense publique d'équipement et  permettra d'avoir une visibilité dans la conduite des finances sur le moyen terme.'' 

     La constitution d'une épargne budgétaire abritée dans ce Fonds assure une "fiabilité à moyen terme des finances publiques",  a-t-il estimé. 

     A propos du financement de l'investissement, M. Djoudi a  signalé que le financement en dinars de grands projets  d'investissements conforté par le renforcement des fonds propres  des banques publiques "a atténué la vulnérabilité des entreprises  aux incertitudes du marché financier et aux charges et a amélioré  la rentabilité des banques." 

     A ce sujet, M. Djoudi a indiqué que "la non convertibilité du  dinar pour les opérations en capital a évité, dans les conditions  de développement et de faible diversification de notre économie,  de se positionner dans une grande incertitude.'' 

     Ce constat est valable également sur la question qui était  posée sur l'opportunité de la création d'un fonds souverain qui,  selon le ministre algérien, aurait mené l'Algérie à engager ses  ressources financières dans des ''actifs financiers incertains''.