NEW YORK (Nations
Unies), 12 mai (Xinhua) -- Le secrétaire général des Nations Unies Ban
Ki-moon a exprimé son soutien au président pakistanais Asif Ali Zardari
dans la lutte contre l'extrémisme lors de leur entretien à New York, a
déclaré sa porte-parole Michèle Montas.
"Le secrétaire général soutient la lutte contre
l'extrémisme et a exprimé sa confiance dans le leadership du président
Zardari", a révélé Mme Montas.
Au cours de leurs discussions, M. Ban a également
fait part de la préoccupation de l'ONU vis-à-vis de la protection de
civils et des problèmes dont souffrent les populations locales, a ajouté
la porte-parole.
Une crise humanitaire a éclaté dans la province de
la Frontière du Nord-Ouest (NWFP) du Pakistan. Les agences onusiennes
s'efforcent de fournir une aide humanitaire à des centaines de
milliers d'habitants forcés à se déplacer en raison des combats
entre l'armée gouvernementale et les talibans dans le nord-ouest de
son pays.
Pour sa part, M. Zardari a réaffirmé l'engagement de
son gouvernement à protéger les intérêts et les conditions de vie des
populations affectées par les combats entre l'armée pakistanaise et
les talibans.
MM. Ban et Zardari ont convenu d'accroître les aides
de l'ONU pour alléger les souffrances des déplacés dans le nord-ouest du
Pakistan.
Du 2 au 11 mai, un total de 501.496 déplacés ont été
formellement inscrits. Plus de 80% d'entre eux cherchent refuge chez
leurs proches et amis ou dans les communautés hôtes, tandis que 72.707
s'abritent dans les camps provisoires, selon le Haut Commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
Cette crise, de par sa vitesse de développement et
son envergure, constitue un grand défi pour le gouvernement
pakistanais et la communauté humanitaire, a indiqué le Haut
Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio
Guterres, qui a lancé un appel d'urgence à octroyer davantage de ressources
pour régler cette crise.
Un appel humanitaire a été lancé en septembre
dernier en faveur du Pakistan pour collecter 166 millions de dollars.
Jusqu'à présent, seuls 47% de ces fonds requis ont été versés, a précisé
le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires
humanitaires (OCHA).