PARIS, 12 mai (Xinhua) -- Voici les principales
informations de la presse nationale française de mardi :
- - -
LE FIGARO
Réforme de l'hôpital : Le gouvernement veut
désamorcer la colère des médecins
La loi Bachelot n'est "pas une loi anti-médecins", a
assuré hier Nicolas Sarkozy. S'il a souvent répété qu'il voulait "un
pilote" à la tête de l'hôpital, il n'est pas question d'"un despote
absolu", a-t-il déclaré. La plupart des amendements votés par les
sénateurs en commission, dans un esprit d'"apaisement" avec les médecins,
ont donc de bonnes chances d'être confirmés - avec l'aval du gouvernement
- dans l'Hémicycle, où débute aujourd'hui l'examen du projet de loi. Mais
depuis la commission, 1 100 autres amendements ont été proposés. S'y
ajouteront ceux que Roselyne Bachelot déposera pour intégrer à son texte
les conclusions du rapport Marescaux sur les CHU, rendu hier. Les
débats seront longs !
- - -
LES ECHOS
Chômage : des droits pour la retraite attribués par
erreur depuis 25 ans
L'Assurance-Vieillesse a découvert qu'une erreur
dans un programme informatique avait conduit, depuis 1984, à surestimer
le nombre de trimestres validés pour le calcul de la retraite en cas
de chômage. Près de 630 000 salariés en activité seraient concernés.
Sans compter les nombreuses personnes déjà parties en retraite et qui ont
bénéficié de ce fait d'au moins un trimestre "gratuit". Le gouvernement,
qui sait le dossier explosif, a décidé de ne pas rectifier les erreurs pour
les pensions déjà liquidées et pour les salariés nés avant le 1er janvier
1955.
- - -
LA TRIBUNE
EDF vient défier GDF-Suez en Belgique
EDF a finalisé hier un accord attendu depuis
plusieurs mois avec son homologue briyannique Centrica. Il lui cède 20% de
British Energy pour 2,5 milliards d'euros. En échange, Certrica lui
apporte 1,2 milliard en cash et 51% de l'électricien SPE, le principal
rival belge de GDF-Suez. La Bourse a jugé plutôt défavorables les termes
de cet échange et le titre EDF a chuté de près de 6% à Paris. Intialement,
EDF devait céder 25% de British Energy à Centrica pour réduire son
endettement. Mais le britannique s'est longuement fait tirer l'oreille et
il a finalement obtenu une décote de 6% sur le prix de ses parts.
- - -
LIBERATION
L'université dans un cul de fac
Après quatorze semaines de conflits, la crise
dans les universités françaises reste dans l'impasse. Dans une dizaine
de facultés, sur 83, les étudiants ne savent toujours pas
s'ils pourront passer leurs examens. Le gouvernement fustige plus
que jamais les bloqueurs. L'issue de ce conflit s'annonce amère
pour tous les protagonistes : les étudiants, bien sûr, mais aussi
les enseignants-chercheurs, les présidents d'université et aussi
Valérie Pécresse, dont la réforme sera difficilement applicable.