WASHINGTON, 11 mai (Xinhua) -- L'administration
Obama a appelé lundi Damas à prendre des mesures "décisives" pour
assurer la sécurité des frontières entre la Syrie et l'Irak, en
raison de la montée de la violence en Irak.
L'administration est "profondément préoccupée" par
le problème du flux des combattants étrangers vers l'Irak via la Syrie, a
déclaré un porte-parole du département d'Etat américain, Ian
Kelly, en référence à la nouvelle vague de violence en Irak.
"Nous continuons à appeler la Syrie à prendre des
actions décisives et immédiates, dont un meilleur criblage des individus
entrant à l'aéroport de Damas, un renforcement de la sécurité à
la frontière entre l'Irak et la Syrie, une meilleure coopération
avec le gouvernement irakien, et enfin, à refuser de fournir des abris
au sein de la Syrie pour les combattants étrangers", a indiqué le
porte-parole.
Alors que l'administration Obama a commencé à
changer son point de mire sur la guerre anti-terrorisme de l'Irak à celle
de l'Afghanistan et au Pakistan, la situation de sécurité dans le
pays a empiré le mois dernier, lors duquel au moins 360 personnes
ont été tuées dans différentes actions violentes.
L'administration a indiqué qu'elle poursuivra ses
sanctions contre la Syrie à cause de "ce que la Syrie fait en Irak, son
soutien pour les groupes terroristes", a indiqué vendredi Robert
Wood, un autre porte-parole du département d'Etat, ajoutant que
Washington garde cependant l'espoir de coopérer avec Damas.
Le secrétaire assistant exécutif américain pour les
Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman, a rencontré le ministre syrien
des Affaires étrangères, Walid al-Mullem, jeudi à Damas, et les deux
côtés ont discuté des relations bilatérales et des mesures visant à
renforcer les relations par le biais du dialogue.
Les Etats-Unis ont appelé la Syrie à jouer un rôle
positif au Moyen-Orient, dont un renforcement des efforts pour empêcher
les militants anti-américains et les armes d'entrer en Irak, et à
promouvoir des négociations de paix entre Israël et les
Palestiniens.
Les Etats-Unis ont rompu les relations
diplomatiques avec la Syrie suite au meurtre de l'ancien Premier ministre
libanais, Rafik Hariri, en 2005. Washington a condamné la Syrie alors
que celle-ci a récusé l'accusation.