PANAMA, 10 mai (Xinhua) -- Le président élu panaméen
Ricardo Marinelli a annoncé dimanche la nomination de 14 ministres du
Cabinet et les a invités à ne pas commettre d'actes de corruption.
Lors d'une conférence de presse, M. Marinelli, qui
doit entrer aux fonctions le 1er juillet prochain, a affirmé que son
administration accepterait des erreurs, mais pas de corruption.
Il a nommé le professeur Alma Cortez, originaire de
l'Université de Panama, ministre du Travail, et Giselle de Calcagno,
dissidente du Parti démocratique révolutionaire (au pouvoir), comme
ministre des Petites et moyennes entreprises.
Le poste de chef de la diplomatie et de premier
vice-président sera occupé par Juan Carlos Varela, âgé de 45 ans,
exploitant de la Société Varela Bros.
M. Varela, dirigeant du Parti du Panama, est un des
alliés étroits de M. Martinelli et également un critique des politiques
traditionnelles.
M. Martinelli a déclaré qu'il devait désigner un
nouveau ministre de l'Education, un poste que l'administration du
président sortant Martin Torrijos a changé quatre fois.
"Nous faisons face à une crise économique mondiale
et nous n'avons que 60 jours pour étudier le budget, et se confronter aux
changements que nous souhaitons", a précisé le président élu.
"Dans mon gouvernement, vous pouvez mettre votre
pied dans votre bouche, mais ne mettez pas votre main dans la caisse",
a-t-il souligné.
Selon le plan du nouveau Cabinet de M. Martinelli,
il doit verser 100 dollars américains à chaque citoyen de plus de 70 ans
n'ayant pas d'assurance santé, construire un métro, faire avancer
les constructions de logements dans les zones où vivent les
populations ouvrières, instituer des bourses scolaires et une vie
quotidienne moins chère.
Candidat de l'Alliance pour le
changement (opposition) à l'élection présidentielle panaméenne, M. Martinelli
avait été proclamé le 3 mai dernier vainqueur de ce scrutin avec 60,64%
des voix, après le dépouillement de 60% des suffrages.