PARIS, 10 mai (Xinhua) -- L'indice parisien CAC40 a
rattrapé, le week-end dernier, tout son terrain perdu depuis le début de
l'année, avec neuf semaine consécutives de hausse tirée par les
titres "de crise".
Le 8 mai, CAC40 se termine avec une hausse de 1,88%
à 3.312,59 points qui représente une progression de 3% par rapport au 31
décembre. Depuis le début de l'année, la bourse parisienne est
composée par deux épisodes très contradictoires.
Le 6 mars, CAC40 baisse de plus de 21% par rapport
au 31 décembre. La tendance s'est tournée carrément à partir de la
semaine suivante. L'indice parisien enregistre donc une hausse de
30% dans les neuf semaines suivantes.
Les banques et automobiles, touchées en plein fouet
par la crise, tirent en haut l'indice parisien avec les hausses
spectaculaires. Depuis le 1er janvier, la BNP Paribas enregistre une
progression de 50%, Crédit Agricole en hausse de 46%, Peugeot et Renault
respectivement en hausse de 44% et 40%.
Telles hausses s'expliquent bien par les potiliques
de soutiens d'Etat. Le gouvernement dégage 10,5 milliards d'euros
pour les banques françaises, et 3 milliards de prêts
préférenciels aux deux constructeurs d'automobile.
Il y a aussi une logique technique du marché pour
ces reprises. Depuis l'éclatement de la tempête financière, les
titres des banques et des automobiles sont très malmenées par les
investisseurs et enregistent de fortes chutes, et créent donc des
occasions de gangenr les plus-values.
Contrairement à ces titres "de crise", les valeurs
dites "défensives" perdent leur fonctions de défendre depuis le début
de l'année, avec une perspective sombre de l'économie qui se traduit
par des baisses de la confiance des ménagers et des d'industriels, et
des progressions consécutives du nombre des chômeurs.
Depuis le 1er janvier, GDF Suez a perdu plus de 23%,
EDF en baisse de 16%, GDF en recul de 12%, et Danone cède, de son part,
de plus de 10%.
Il est trop tôt de dire la reprise de la bourse
parisienne pour le moment, compte tenu des incertitudes dans les banques
et les constructeurs d'automobiles dont les hausses des valeurs
montre les caractéristiques spéculatives, selon les analystes.
D'après eux, les orientations des poids lourds
de l'indice sont décisives pour la tendance de la bourse. Elles
dépenderont de la situation marcro-économique, pour laquelle il faut voir
les resultats de la croissance, du chômage et de la consommation
des mégagers dans les mois suivants.