BRAZZAVILLE, 9 mai (Xinhua) -- La République du
Congo a conclu, samedi à Brazzaville, avec la commission de l'Union
européenne, l'accord volontaire de partenariat sur l'application des
réglementations forestières, la gouvernance et échanges commerciaux de
bois et produits dérivés (FLEGT).
Cet accord a pour objectif de concrétiser
l'engagement du gouvernement congolais d'oeuvrer pour la conservation et
la gestion durable de ses forêts et améliorer l'accès de son bois
sur le marché européen.
L'accord a été paraphé par le ministre congolais de
l'Economie forestière, Henri Djombo et le directeur des ressources
naturelles à la commission de l'Union européenne, Philip Mikos en présence
du chef de délégation de l'Union européenne au Congo, Miguel Amado.
De même, cet accord sur le processus FLEGT aidera le
Congo à consolider les lois et réglementations forestières et renforcer
leur application sur le terrain afin de s'assurer que toute la
production de bois est réalisée en conformité avec les lois en
vigueur.
Grâce à cet accord, le Congo va déployer un système
de vérification de légalité qui s'appuie sur des éléments de
contrôle déjà existante et nouveaux tel que l'audit indépendant. Ce
système de vérification s'appliquera à tous les bois et produits dérivés.
L'Union européenne, pour sa part, refusera l'entrée sur son
territoire de tous les bois et produits dérivés qui ne seraient pas
couverts par une autorisation FLEGT.
Selon M. Mikos, le directeur des ressources
naturelles à la commission de l'Union européenne, l'UE va fournir un appui
au Congo pour la mise en oeuvre de l'accord, à travers différents
mécanismes financiers. Un engagement qui s'est traduit par la
signature, entre les deux parties, d'une convention de
financement d'un montant de 2 millions d'euros, dans le cadre du 10ème FED
( Fonds européenne de développement).
La signature de cet accord de partenariat volontaire
(APV) intervient après onze mois de négociations entamées le 28 juin
2008 par les deux parties. Il prévoit une série de réformes
politiques et réglementaires devant permettre au secteur
forestier congolais de bénéficier d'une bonne gouvernance et de
transparence.
Le Congo est le premier pays en Afrique centrale et
le second dans le monde à avoir conclu un APV avec la communauté
européenne, après le Ghana en septembre 2008. La République Centrafricaine
et le Gabon devraient commencer les négociations dans les prochaines
semaines.
Avec environ 1,8 millions d'hectares
de forêts certifiées, le Congo est déjà l'un des pionniers de la gestion
durable des forêts tropicales. Le pays a mis en place un processus
de consultation de toutes les parties prenantes au secteur forestier,
en particulier les sociétés forestières et la société civile.