OUAGADOUGOU, 9 mai (Xinhua) -- Le gouvernement du
Burkina Faso et l'Union européenne ont procédé à la signature de deux
conventions de financement destinées à l'appui aux transports et
à l'aide budgétaire pour la réduction de la pauvreté, annonce, samedi
à Ouagadougou, un communiqué.
La première convention qui est une subvention d'un
montant de 210 milliards de F CFA accordée au Burkina sur la période
2009- 2014, vise à la réduction de la pauvreté par la réalisation de
progrès significatifs.
Cette convention constitue le plus vaste programme
d'appui budgétaire de l'histoire de la coopération au développement entre
l'Union européenne et un Etat de la zone
Afrique-Caraïbe-Pacifique (ACP) et également le plus gros programme jamais
approuvé entre la Commission européenne et le Burkina Faso.
Dénommé "contrat OMD" et représentant un appui
important pour le budget de l'Etat burkinabé, cette convention se fixe
pour objectif de soutenir les efforts du pays pour l'atteinte des
Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Les OMD, rappelle-t-on, sont des cibles que la
communauté internationale s'est donnée en vue de réduire de moitié la
pauvreté dans monde et d'améliorer la situation des démunis d'ici
2015.
Ce programme représente 60% de la totalité des
engagements de l'Union européenne en faveur du Burkina Faso, qui s'élève à
529 millions d'euros, soit la contre-valeur de 347 milliards de F CFA
de dons non remboursables pour la période 2008-2013.
L'ambassadeur Amos Tincani, chef de la délégation de
la Commission de l'Union européenne auprès du Burkina Faso, a
expliqué que depuis 1959, son institution et le Burkina ont un
dialogue assez rapproché dans les secteurs sociaux, notamment
dans l'éducation de base et la santé.
M. Tinkani est convaincu que le dialogue va être
élargi à d'autres ministères pour s'assurer qu'une bonne gestion
financière, une bonne définition d'objectifs, des moyens de mise en oeuvre
et des moyens financiers leur soient appliqués.
Le ministre de l'Economie et des Finances, Lucien
Marie Noël Bembamba a laissé entendre que cette convention engage l'Etat à
plus d'intervention dans les secteurs sociaux.
"Le montant important octroyé au Burkina Faso est
une invite à beaucoup plus de dépenses au niveau des caisses de l'Etat en
faveur des secteurs sociaux à savoir l'éducation, la santé et en
plus les provinces les plus défavorisées", a dit M. Bembamba.
La deuxième convention d'un montant de 13 milliards
de F CFA est destinée à accompagner le gouvernement burkinabé dans sa
volonté d'améliorer la gestion du secteur des transports et des
infrastructures.
Le domaine des infrastructures qui couvre la
construction, l'entretien des routes, l'approvisionnement en eau potable,
en énergie.
Cet appui vise, notamment la
réduction des coûts et des délais des transports et la réduction des coûts
d'entretien du réseau routier.