NEW YORK (Nations Unies), 7 mai (Xinhua) -- Le
Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a annoncé jeudi
avoir suspendu les distributions de nourriture pour les quelque 22.000
réfugiés soudanais dans l'est du Tchad en raison de l'insécurité
grandissante dans cette région.
Dans le cadre de ses opérations d'urgence au Tchad,
le PAM vient en aide à 235.000 réfugiés soudanais provenant du Darfour
(ouest du Soudan).
L'ordre de suspendre les distributions de nourriture
intervient mardi après qu'il ait été rapporté que des rebelles sont en
activité dans la région proche du camp de réfugiés de Goz-Amir
abritant quelque 22.000 personnes.
Le PAM a indiqué que les personnes dans ce camp
disposent de suffisamment de rations pour faire face à la crise, et a
annoncé avoir transféré certains des membres de son personnel au camp de
Goz Beida. L'agence poursuit son travail dans les onze autres camps
de réfugiés gérés par l'ONU dans l'est du Tchad.
Cependant, le PAM s'est dit prêt à évacuer son
personnel d'autres régions en cas de nécessité.
Quelque 250.000 réfugiés dans l'est du Tchad,
180.000 déplacés et 150.000 habitants locaux dépendent de l'assistance du
PAM pour leur survie quotidienne.
Selon le Bureau de la coordination des Affaires
humanitaires (OCHA) de l'ONU, les conditions humanitaires et de sécurité
se sont détériorées dans leur ensemble au Tchad et la situation
s'est aggravée ces dernières semaines.
Dans un communiqué publié mercredi, le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a mis en garde contre toute
tentative visant à déstabiliser l'est du Tchad, et a appelé toutes les
parties concernées à respecter le caractère humanitaire des
opérations menées dans cette région par l'ONU et des organisations
non gouvernementales.