RAMALLAH, 7 mai (Xinhua) -- Un législateur
indépendant palestinien a invité jeudi les Nations unies à imposer des
sanctions sur Israël pour "les crimes de guerre commis par son armée
dans la bande de Gaza".
Mustafa Barghouti, également secrétaire général de
l'Initiative nationale palestinienne, a indiqué dans une déclaration que
"l'ONU devrait adopter des résolutions fermes contre Israël pour les
crimes de guerre qu'il a commis contre la population de la bande de
Gaza".
Israël a mené une offensive militaire aérienne,
marine et terrestre de 22 jours sur la bande de Gaza qui s'est achevée le
18 janvier de cette année. Plus de 1.400 personnes ont été tuées et
environ 5.000 ont été blessées, dont la moitié était constituée des
femmes et des enfants.
"Le récent rapport de l'ONU relatif à la guerre sur
Gaza avait démontré qu'Israël a commis des crimes de guerre à Gaza, punis
par le droit international", a estimé Barghouti, avertissant que "si
la loi ne punit pas Israël, il persistera à commettre davantage
de crimes".
Au cours de l'offensive militaire israélienne de 22
jours, les avions de guerre israéliens ont piloné des centaines de cibles,
dont les maisons des civils, tuant femmes et enfants. Il a également
frappé les structures sécuritaires et gouvernementales du Hamas, et a tué
des militants qui tiraient des roquettes en direction de l'Etat hébreux.
"Israël a commis sept principaux crimes, dont
l'utilisation excessive de la force contre des civils et en les tuant,
empêchant aux équipes médicales de sauver les victimes et en utilisant
différents types d'armes proscrites", a indiqué Barghouti.
Au delà de l'utilisation des actions militaires sur
la bande de Gaza, Israël n'a cessé de maintenir fermés tous les points de
passage commerciaux à la frontière de Gaza pendant deux années
depuis que le mouvement du Hamas a pris contrôle de l'enclave par la
force en juin 2007.
Ces deux dernières années, Israël n'a
autorisé que le passage des produits de première nécessité,
essentiellement la nourriture, les remèdes et le carburant, mais a interdit
des matières premières utilisées dans l'industrie, l'agriculture
et la construction.