PRAGUE, 7 mai (Xinhua) --
L'Union européenne a ouvert jeudi à Prague le sommet sur le Partenariat
oriental dans l'optique d'encourager des relations politiques et
économiques plus étroites avec les six anciennes républiques soviétiques.
Dans le cadre de la Politique de voisinage européen
de l'UE, le Partenariat oriental, initié par la Pologne et la Suède l'année
dernière, vise à rapprocher l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la
Biélorussie, la Géorgie, la Moldovie et l'Ukraine de l'UE.
Le sommet devrait se concentrer sur la coopération
bilatérale et multilatérale, et la facilitation du libre-échange entre
l'UE et les pays partenaires.
Les dirigeants de certains grands pays de l'Union
européenne, tels que le président français Nicolas Sarkozy et le Premier
ministre britannique Gordon Brown, n'ont pas pris part au sommet,
qui a attiré des critiques de la part de la présidence tchèque de
l'Union européenne.
Le vice-Premier ministre tchèque, Alexandr Vondra, a
épinglé Sarkozy qui avait accusé sans cesse la République tchèque
d'inaction dans la gestion de la crise économique mondiale.
"Son style impérial de la présidence n'a pas rendu
plus facile notre équipe présidentielle", a critiqué M. Vondra.
Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, et
son homologue moldave, Vladimir Voronin, n'ont pas également pris
part au sommet.
Le président tchèque, Vaclav Klaus, a indiqué avant
la réunion que Loukachenko n'était pas le bienvenu à Prague et le
ministère des Affaires étrangères ne l'a pas invité.
Minsk a finalement décidé d'envoyer son premier
vice-Premier ministre, Vladimir Semashko et son ministre des Affaires
étrangères, Sergueï Martinov, pour assister à la rencontre.