NEW YORK (Nations Unies), 6
mai (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré
mercredi préoccupé par le déploiement de troupes dans l'Est du Tchad où se
trouvent les forces de la Mission de l'ONU.
« Le secrétaire général suit l'évolution de la
situation dans l'Est du Tchad avec une préoccupation croissante », indique
un message transmis par sa porte-parole, Michèle Montas.
Ban Ki-moon appelle toutes les parties à « respecter
le caractère humanitaire des opérations des Nations Unies et des
organisations non gouvernementales (ONG) » dans cette région et à «
s'abstenir de déployer des forces là où les humanitaires sont sous la
protection de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et
au Tchad (MINURCAT) », dit le message.
« Toute tentative de déstabilisation par des moyens
violents est inacceptable » et « la MINURCAT agira dans le cadre de son
mandat et de ses capacités pour protéger les civils menacés par des
éléments armés », affirme le message.
Le secrétaire général appelle aussi tous les Etats
de la région à empêcher que leur territoire et leurs ressortissants ne
soient utilisés pour aider des groupes armés.
Ban Ki-moon appelle le Tchad et le Soudan à régler
leurs différends par des moyens diplomatiques et pacifiques et à
redoubler d'efforts pour mettre en oeuvre l'accord de Doha, conclut
le message.
M. Ban s'était dit dimanche préoccupé par les
informations sur de récents renforcements et mouvements de troupes des
deux côtés de la frontière entre le Tchad et le Soudan et avait appelé les
deux pays à réduire les tensions.
De son côté, le Haut Commissariat des Nations Unies
pour les réfugiés (UNHCR) a également indiqué mercredi que les conditions
humanitaires et sécuritaires s'étaient détériorées au Tchad et
que cela avait empiré ces dernières semaines.
La livraison de fournitures humanitaires à près de
250.000 réfugiés soudanais et à 166.000 déplacés tchadiens pourrait être
compromise du fait de l'insécurité.
Par précaution, le HCR conseille à son personnel de
limiter ses déplacements, en particulier autour des villes de Goz Beida, de
Kerfi et de Koukou, à moins de 100 km de la frontière avec le Soudan
où il y aurait des tensions entre les troupes gouvernementales et des
forces rebelles.