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Les banques sud-africaines protégées de la crise mondiale
  2009-05-07 07:17:45  

     JOHANNESBURG, 6 mai (Xinhua) -- Les banques sud-africaines ont été largement protégées des effets directs de la crise financière  mondiale, a déclaré la Banque de réserve sud-africaine (SARB) dans son dernier rapport sur la stabilité financière publié mercredi. 

     Une des raisons est que les banques nationales n'ont pas  investi autant dans les titres hautement risqués ou dans les  instruments complexes, a expliqué la SARB. 

     Elles ont également maintenu un modèle bancaire plutôt  traditionnel et relativement conservateur et ont préservé des  normes de prêts relativement élevées. 

     Les banques nationales avaient également joui de bénéfices  élevées pendant un certain nombre d'années et avaient maintenu des niveaux élevés de capitaux, selon la SARB. 

     De plus, elles avaient des niveaux bas de financements  étrangers et une activité limitée en dehors du continent africain. 

     La banque de réserve a souligné que les banques sud-africaines avaient ressenti indirectement l'impact de la crise financière. 

     La magnitude de l'impact indirect s'est reflétée en partie  dans le net déclin des prix des actions bancaires, a ajouté le  rapport de la banque. 

     Les signes accrus de pression dans le secteur bancaire se sont avérés évidents dans la seconde moitié de l'année 2008, a précisé  la SARB. 

     En janvier 2009, les mauvaises dettes ont augmenté de 118 %  par rapport à l'année précédente, soit une croissance de 47 %  depuis juillet 2008, selon le rapport. 

     "Néanmoins, l'augmentation des mauvaises dettes n'est pas  considérée comme une menace systémique majeure, car elle était  attendue après une période tellement prolongée de croissance du  crédit extensif ces dernières années". 

     Les banques en Afrique du Sud restent bien capitalisées et  profitables, a conclu la SARB.