JOHANNESBURG, 6 mai (Xinhua) -- Les banques
sud-africaines ont été largement protégées des effets directs de la crise
financière mondiale, a déclaré la Banque de réserve sud-africaine (SARB)
dans son dernier rapport sur la stabilité financière publié mercredi.
Une des raisons est que les banques nationales n'ont
pas investi autant dans les titres hautement risqués ou dans les
instruments complexes, a expliqué la SARB.
Elles ont également maintenu un modèle bancaire
plutôt traditionnel et relativement conservateur et ont préservé des
normes de prêts relativement élevées.
Les banques nationales avaient également joui de
bénéfices élevées pendant un certain nombre d'années et avaient maintenu
des niveaux élevés de capitaux, selon la SARB.
De plus, elles avaient des niveaux bas de
financements étrangers et une activité limitée en dehors du continent
africain.
La banque de réserve a souligné que les banques
sud-africaines avaient ressenti indirectement l'impact de la crise
financière.
La magnitude de l'impact indirect s'est reflétée en
partie dans le net déclin des prix des actions bancaires, a ajouté le
rapport de la banque.
Les signes accrus de pression dans le secteur
bancaire se sont avérés évidents dans la seconde moitié de l'année 2008, a
précisé la SARB.
En janvier 2009, les mauvaises dettes ont augmenté
de 118 % par rapport à l'année précédente, soit une croissance de 47 %
depuis juillet 2008, selon le rapport.
"Néanmoins, l'augmentation des mauvaises dettes
n'est pas considérée comme une menace systémique majeure, car elle était
attendue après une période tellement prolongée de croissance du
crédit extensif ces dernières années".
Les banques en Afrique du Sud
restent bien capitalisées et profitables, a conclu la SARB.