par Daniel Ooko
NAIROBI, 5 mai (Xinhua) -- Le gouvernement kenyan a
ratifié la formation d'un groupe de travail pour développer un plan complet
de subvention alimentaire afin d'amortir les effets de la famine et
de la pauvreté parmi les groupes vulnérables.
Le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, a indiqué
que le groupe de travail interministériel examinera, évaluera et
analysera de manière critique l'actuel accord de subvention,
notamment la politique de protection sociale, pour épargner aux
pauvres les prix alimentaires en pleine flambée.
"Le groupe de travail va développer un mécanisme
pour fournir un plan de subvention alimentaire complet et bien ciblé comme
réponse immédiate à la pauvreté alimentaire parmi les groupes
pauvres et vulnérables", a expliqué M. Odinga.
Le Premier ministre, qui a présidé l'ouverture d'un
atelier de travail sur la protection sociale mardi, a déclaré que le plan
proposé tente d'harmoniser les politiques dans le cadre national et
d'apporter des programmes de sécurité qui garantissent la sécurité
alimentaire dans le pays.
Il a souligné que le plan a pour but de renforcer
l'application de la politique de marketing gratuit pour le maïs,
d'élargir la couverture du Groupe de la sécurité alimentaire du
Kenya (KFSG) afin de venir en aide aux communautés pauvres des zones
rurales.
M. Odinga a indiqué que le gouvernement souhaite
aussi " l'adoption de stratégies de subvention ciblées pour les produits
alimentaires et non alimentaires afin de promouvoir la production et
l'accessibilité alimentaire en augmentation" afin de contenir la famine
pendant les périodes de sècheresse.
Le rapport sur l'évaluation récente de la sècheresse
dans le pays a indiqué qu'au moins 10 millions de Kenyans sont sur le
point de mourir de faim, mais que le gouvernement et les partenaires
au développement n'ont réussi qu'à atteindre la moitié de ces individus,
a-t-il averti.
"Sur ces groupes vulnérables, 5,2 millions sont
couverts par l'unique chaîne alimentaire et le programme de nourriture
dans les écoles gérés conjointement par le gouvernement et le Programme
alimentaire mondiale qui couvre les zones rurales ASAL", a indiqué M.
Odinga.
Il a cependant fait savoir que d'autres plans sont
en cours pour identifier le mécanisme afin de soutenir la majorité
restante qui sont les pauvres en zones urbaines et des poignées de groupes
vulnérables dans les zones rurales.
Pour résoudre la crise émergente, M. Odinga a
affirmé que les mesures de politique d'intervention, notamment le
financement des productions agricoles et la formulation du projet de
Politique de protection sociale et des documents straté giques ont été
conçus pour accorder un sursis aux habitants connaissant des problèmes
économiques.
"Divers documents de politiques gouvernementales qui
incluent le Document de stratégie de réduction de la pauvreté, la
Stratégie et la Vision 2030 de reprise économique ont tous identifié la
protection sociale comme moyen d'assurer la sécurité alimentaire
dans le pays", a précisé le chef du gouvernement kenyan.
Néanmoins, M. Odinga a fait remarquer que
l'application et la réalisation des programmes nécessiteront une infusion
massive des ressources humaines et financières.
Il a souligné que la protection sociale
est une partie fondamentale et intégrale de la croissance et
du développement économique, qui justifie le besoin d'impliquer
les groupes vulnérables dans les entreprises productives pour
exploiter leurs potentiels.