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Le Kenya sur le point de développer un plan de subvention alimentaire (PAPIER GENERAL)
  2009-05-06 08:33:34  

     par Daniel Ooko  

      

     NAIROBI, 5 mai (Xinhua) -- Le gouvernement kenyan a ratifié la formation d'un groupe de travail pour développer un plan complet  de subvention alimentaire afin d'amortir les effets de la famine  et de la pauvreté parmi les groupes vulnérables. 

     Le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, a indiqué que le  groupe de travail interministériel examinera, évaluera et  analysera de manière critique l'actuel accord de subvention,  notamment la politique de protection sociale, pour épargner aux  pauvres les prix alimentaires en pleine flambée. 

     "Le groupe de travail va développer un mécanisme pour fournir  un plan de subvention alimentaire complet et bien ciblé comme  réponse immédiate à la pauvreté alimentaire parmi les groupes  pauvres et vulnérables", a expliqué M. Odinga. 

     Le Premier ministre, qui a présidé l'ouverture d'un atelier de travail sur la protection sociale mardi, a déclaré que le plan  proposé tente d'harmoniser les politiques dans le cadre national  et d'apporter des programmes de sécurité qui garantissent la  sécurité alimentaire dans le pays. 

     Il a souligné que le plan a pour but de renforcer  l'application de la politique de marketing gratuit pour le maïs,  d'élargir la couverture du Groupe de la sécurité alimentaire du  Kenya (KFSG) afin de venir en aide aux communautés pauvres des  zones rurales. 

     M. Odinga a indiqué que le gouvernement souhaite aussi " l'adoption de stratégies de subvention ciblées pour les produits  alimentaires et non alimentaires afin de promouvoir la production  et l'accessibilité alimentaire en augmentation" afin de contenir  la famine pendant les périodes de sècheresse. 

     Le rapport sur l'évaluation récente de la sècheresse dans le  pays a indiqué qu'au moins 10 millions de Kenyans sont sur le  point de mourir de faim, mais que le gouvernement et les  partenaires au développement n'ont réussi qu'à atteindre la moitié de ces individus, a-t-il averti. 

     "Sur ces groupes vulnérables, 5,2 millions sont couverts par  l'unique chaîne alimentaire et le programme de nourriture dans les écoles gérés conjointement par le gouvernement et le Programme  alimentaire mondiale qui couvre les zones rurales ASAL", a indiqué M. Odinga. 

     Il a cependant fait savoir que d'autres plans sont en cours  pour identifier le mécanisme afin de soutenir la majorité restante qui sont les pauvres en zones urbaines et des poignées de groupes  vulnérables dans les zones rurales. 

     Pour résoudre la crise émergente, M. Odinga a affirmé que les  mesures de politique d'intervention, notamment le financement des  productions agricoles et la formulation du projet de Politique de  protection sociale et des documents straté giques ont été conçus  pour accorder un sursis aux habitants connaissant des problèmes  économiques. 

     "Divers documents de politiques gouvernementales qui incluent  le Document de stratégie de réduction de la pauvreté, la Stratégie et la Vision 2030 de reprise économique ont tous identifié la  protection sociale comme moyen d'assurer la sécurité alimentaire  dans le pays", a précisé le chef du gouvernement kenyan. 

     Néanmoins, M. Odinga a fait remarquer que l'application et la  réalisation des programmes nécessiteront une infusion massive des  ressources humaines et financières. 

     Il a souligné que la protection sociale est une partie  fondamentale et intégrale de la croissance et du développement  économique, qui justifie le besoin d'impliquer les groupes  vulnérables dans les entreprises productives pour exploiter leurs  potentiels.