NEW YORK (Nations Unies), 5 mai (Xinhua) -- Le chef
des affaires humanitaires de l'ONU a indiqué lundi que la coopération
de la Chine avec l'ONU "était très bonne", et il souhaite renforcer
et améliorer ce genre de relations de coopération.
John Holmes, secrétaire général adjoint aux affaires
humanitaires et coordinateur des secours d'urgence, a affirmé
lors d'une interview exclusive accordée à Xinhua : "je pense que la
coopération était très bonne et nous voulons l'améliorer dans
l'avenir".
UNE TRES BONNE COOPERATION
Evoquant la coopération Chine-ONU, M. Holmes a
affirmé : "je pense qu'elle était très bonne au moment du tremblement de
terre".
Un tremblement de terre de magnitude 8,0 sur
l'échelle ouverte de Richter a frappé le sud-ouest de la Chine, y compris
plusieurs parties de la province du Sichuan, le 12 mai 2008, tuant plus de
69.000 personnes. Il a également fait près de 18.000 disparus, plus
de 374.000 blessés et des millions de personnes déplacées.
"Nous étions capables d'aider un peu, comme je l'ai
dit, et nous avons souhaité le faire. Nous avons été impressionnés par ce
que la Chine était capable de faire", a souligné M. Holmes, en
référence à l'aide de l'ONU, dont 8 millions de dollars US du Fonds
central de l'ONU pour l'aide plus des aides et assistances
immédiates.
"Je pense qu'avec le temps la Chine deviendra un
pays plus prospère et un pays encore plus important dans le monde qu'il ne
l'est à l'heure actuelle. Il est juste que la Chine joue un rôle
dans le système plus large, multilatéral non seulement en cas de
désastre naturel, mais encore dans les situations de conflit
majeures", a-t-il signalé.
"Vous avez beaucoup à offrir en termes
d'expériences, en termes de population", a-t-il souligné. "Comme la Chine
s'engage davantage, par exemple, dans le maintien de la paix
internationale à travers le monde, il est logique pour la Chine d'être plus
engagée dans les réponses internationales aux désastres, en amont et
en aval, et voilà une des choses que j'apprécie fortement tant à Beijing
qu'ailleurs".
UN VOYAGE EN CHINE EXTREMEMENT POSITIF
M. Holmes a achevé une visite de deux jours en Chine
le 22 avril, au cours de laquelle il a apprécié l'attitude plus engagée
de la Chine dans les affaires humanitaires. Il a tenu des entretiens
avec des responsables chinois sur des questions internationales d'intérêt
commun, y compris la crise financière, la crise alimentaire, le changement
climatique, et leur implications pour les besoins et les réponses
humanitaires.
"Le voyage a été extrêmement positif", a affirmé M.
Holmes. "J'ai eu de très bonnes discussions avec certains ministres et
responsables chargés de la réduction des risques et des secours
post-désastres en Chine et avec l'administration du séisme de
Chine".
"J'ai eu une très bonne discussion avec le
vice-Premier ministre sur ces dossiers", a-t-il indiqué. "Nous avons
convenu que comme nous avions déjà une coopération très positive dans des
secteurs comme la réduction de risques de désastre et les moyens de
répondre aux désastres, il y avait également de l'espace pour davantage,
et j'encouragerais le gouvernement chinois en général à s'engager davantage
dans une réponse multilatérale aux désastres parce que vous avez tant à
offrir"'.
"Vous avez tant d'expériences, et comme la Chine
devient un acteur de plus en plus important dans le monde, il est logique
pour la Chine de jouer un rôle plus important dans les secours
post-désastres en Chine et ailleurs", a-t-il fait remarquer.
Le 22 avril, le vice-Premier ministre chinois Hui
Liangyu a rencontré M. Holmes. M. Hui a indiqué que la Chine avait
enregistré des progrès remarquables dans sa gestion des risques
et ses capacités de réduction des désastres. C'est une grande
contribution à la cause humanitaire mondiale.
M. Hui a souligné que la Chine était l'un des pays
les plus affectés par les désastres naturels. Le gouvernement a déployé
d'importants efforts pour améliorer la gestion de risques de
désastres naturels et ses capacités de réduction des risques,
poursuivant une politique accordant sa priorité au peuple et à la
vie au-dessus de tout".
"Je pense qu'il y a aussi un sentiment que
l'économie chinoise est très large et en développement, la Chine est
également un pays ayant de nombreuses affaires intérieures à traiter dans
l'avenir, et de la sorte, le niveau de vie de beaucoup de personnes doit
être augmenté et il n'y a donc pas une quantité énorme de ressources
qui puissent être consacrées internationalement", a souligné M.
Holmes.
"Mais j'espère que dans quelque temps, si
elle continue à se développer, ce dont je suis sûr, elle aura plus
de possibilités d'aider les autres dans l'avenir également", a-t-il
souligné. "C'est ce dont nous avons discuté et cela a été une discussion
très positive".